Conseils d’orientation aux jeunes et à leurs parents (3)

Publié le 5 juin 2019 - par - 7 commentaires - 761 vues
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Conseils à tous les autres.

Si vous ne vous sentez pas assez fort pour accéder aux études les plus exigeantes ou aux carrières les plus prestigieuses, ou si ça n’est pas votre truc, cherchez votre voie ailleurs.

Si vous n’avez pas les capacités pour le très haut niveau scolaire ou si au moment où il fallait donner le coup de rein vous étiez plus passionné par les filles, par les garçons, ou tout simplement par la rêverie ou le glandouillage, ce n’est pas grave. Le monde est vaste et chacun peut y trouver sa place. Tout est question de volonté, d’équilibre et d’idée qu’on se fait des choses.

Ne perdez pas votre temps ni votre argent dans des formations sans débouchés sérieux.

Laissez les autres s’y fourvoyer, faites autre chose. N’importe quoi d’autre, voyagez à travers le monde, apprenez les langues, ouvrez-vous l’esprit, soyez opportunistes, entrez en apprentissage, soyez débrouillard.

L’apprentissage

Les vigoureux auront intérêt à s‘orienter le plus tôt possible vers l’apprentissage. Il n’y a plus de manuels dans ce pays et la prime sera à ceux qui savent quoi faire de leurs mains et se rendre utiles. Dans une économie en voie de récession et quand les matières premières se raréfient, les fondamentaux vont changer. Fini le temps du grand gaspillage. Il va falloir réparer, faire durer, entretenir. Par ailleurs, la mondialisation va connaître des revers importants. Tout ce qui ne demande pas nécessairement un investissement industriel lourd va se produire à nouveau dans la proximité. Le local va reprendre le dessus sur le mondial. Une grande partie de la production va se réorienter vers des biens durables produits dans la proximité.
Pour faire court, fini les meubles jetables IKEA, fini les trucs produits au bout du monde qu’on jette. Les balais en paille de riz se produiront de nouveau dans le voisinage, tout comme les cornets à glace.
Pareil pour l’agroalimentaire, les maraîchers locaux, les éleveurs en circuit court dans la proximité vont reprendre le dessus. Les excès de la mondialisation vont se terminer, toute une économie de proximité va se recréer. Déjà les consommateurs se réorientent vers le durable et le local.

Ceux qui ont 15 ans aujourd’hui vont assister à des bouleversements inouïs. Nous allons voir le grand retour de la proximité et de la durabilité. C’est à dire le retour des artisans, des petits producteurs, des petites entreprises, des ateliers, de l’agriculture familiale de proximité.
Un vaste champ d’activités « nouvelles », en fait traditionnelles, va s’ouvrir, en fait se ré-ouvrir. Les jeunes ont intérêt à se précipiter pour apprendre les gestes chez les anciens qui les connaissent encore.

L’apprentissage est la solution pour ceux qui pensent différemment. Tous les secteurs sont concernés, du plus haut luxe jusqu’aux métiers les plus courants. Des stars de l’horlogerie ou de la chaudronnerie dans l’aéronautique aux métiers de bouche en passant par ceux du bâtiment.
Il faudra toujours des charpentiers, des couvreurs, des peintres, des menuisiers, des couturières, des traiteurs, des boulangers, des mécanos, des chauffagistes et des hommes à tout faire …

Là aussi n’hésitez pas à payer le ticket d’entrée, n’hésitez pas à trimer chez un patron. C’est la seule manière de faire. Vous commencerez par balayer l’atelier, par charger le camion et de proche en proche, de geste en geste, vous saurez tout faire. Cela s’est toujours fait de cette manière, il n’y a aucun déshonneur à avoir été arpette, au contraire. Montrer qu’on a su souffrir est un atout majeur.

Un conseil aux parents, le temps est révolu où on considérait qu’il fallait entrer à la banque ou à la poste. Les métiers manuels indépendants porteront beaucoup plus loin que les emplois précaires du salariat.
Enfin, une entreprise artisanale se transmet. Votre fils ou votre fille pourra toujours voir ses enfants lui succéder.
Je discute souvent avec un monsieur âgé qui, dans les années 70, a poussé son fils qui ne voulait rien faire à devenir peintre. Aujourd’hui, son fils a 60 ans et tous ses petits-enfants travaillent et s’épanouissent dans cette petite entreprise familiale qui fait vivre 4 familles et 3 générations. Pas de drogue, pas d’échec, pas de chômage, pas de décrochage, pas de catastrophes dans la génération des 25 – 35 ans. Tout le monde est au travail, gagne sa vie et est son propre patron. Tout le monde est déjà propriétaire de son logement et vit dans le voisinage. Qui dit mieux ?

L’opportunisme, la débrouillardise

Parfois les maturations sont tardives. Plutôt que de pourrir dans des études sans débouché, de stage en stage, de galère en galère, ouvrez-vous à la vie, ouvrez-vous au monde. Si vous avez l’impression de n’être bon à rien, voyagez, acceptez n’importe quel boulot sur place. Vous ferez des rencontres, vous croiserez des opportunités.
Partez à l’autre bout du monde, sortez-vous la tête du guidon, levez le nez. Soyez débrouillards, laissez- vous porter par le vent. Ça sera toujours mieux que de végéter sur place. Vous en sortirez grandis. Au pire vous pourrez toujours revenir et galérer sur place. En attendant vous aurez vu du pays.
Un conseil aux parents, ne couvez pas vos enfants, ne leur coupez pas les ailes. Ne projetez pas sur eux vos propres angoisses. Si c’est leur souhait, laissez-les faire et si vous le pouvez, aidez-les. Payez leur le voyage (prévoyez quand même le billet de retour.)
Quoi qu’il arrive, ils en reviendront toujours plus dégourdis, plus matures et plus ouverts qu’il n’étaient.
Si vous en avez les moyens, faites-les voyager le plus jeune possible, ça sera autant d’avance de prise.

Pour ceux qui ont encore plus de mal

Si vous n’avez pas trouvé votre voie, si vous avez galéré, si vous vous êtes planté, ce n’est pas grave. En revanche, ne vous contentez pas des minima sociaux. Travaillez au black, faites des ménages, allez entretenir des jardins, donnez des coups de main, bossez sur les marchés, rendez-vous utile. Ayez toujours plusieurs employeurs, plusieurs roues à votre carrosse. Vous trouverez une utilité sociale qui vous aidera à tenir et à conserver votre estime de vous.
Certains on choisi cette voie, ils exploitent au mieux les replis du système et ne s’en sortent pas si mal. Si vous choisissez cette voie ou si vous y êtes contraint, rendez-vous utile par ailleurs, ne soyez jamais des parasites. On vous tendra toujours la main.
Un conseil, ne vous laissez jamais aller ni dégrader physiquement. Pas de drogue, pas d’alcool.
Tenez-vous toujours propre, levez-vous le matin de bonne heure, ne restez jamais les bras ballants.

Pour les nuls

Si vous n’avez aucun talent ou si vous n’êtes pas fait pour l’effort, ce n’est pas grave non plus. N’en soyez pas malheureux, le ciel y pourvoira et les anesthésiques sociaux aussi. En revanche ne pesez pas sur votre entourage, n’attendez pas tous des autres, lâchez-leur la grappe ; surtout à vos parents qui ne sont pas obligés de vous donner la becquée à vie.
Conseil aux parents : si votre rejeton est nul, ne le rejetez pas, mais ne vous laissez pas martyriser non plus. Ne le surprotégez pas, laissez-le un peu se débrouiller, ça lui donnera peut-être un peu de vitesse. En cas de chute libre, ne le laissez pas s’écraser ; si vous le pouvez, rattrapez-le, il finira toujours par se redresser un peu avec l’âge. Il sera à vos côtés pour les vieux jours. Pensez-y.

Dans le monde actuel, les erreurs se payent cash et si on rate un barreau, c’est très vite la chute et la galère.

Soyez solidaire en famille.
Protégez-vous les uns les autres.

Martin Moisan

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Notifiez de
VORONINE

Notre société a basculé en une génération .Dans la vie, tout se joue avant trois ans .Un des fléaux de cette société de « consommation » c’est le travail des femmes , et la  » monoparentalité  » ….et je ne parle meme pas des enfants nés en dehors de toute structure familiale par PMA/GPA…Que peut on espérer d’un enfant qui dès les premiers mois de sa vie est séparé de sa mère pour passer ses journées chez une nourrice ( il en est de très bonnes, )plus ou moins compétente et motivée qui fait du gardiennage , pas de l’éducation …Dès la conception , les chances de chacun ne sont pas égales .

Patapon

Conseil aux jeunes:Vous voulez devenir millionnaires?Vous rendre utiles?Le travail ne vous effraie pas?vous consentez a vous salir un peu les mains’?Devenez plombier.Apres vingt ans de bons et loyaux services,fortune faite,,vous irez vous dorer au soleil…

POLYEUCTE

Amen ! Merci mon Père.
Vous parlez, enfin, de l’apprentissage. Règle en Allemagne qui a sauvé son industrie.
Mais « cheux nous », l’assistanat efface tout, les « Tanguy » prolifèrent…
L’écologie protège, le tout Etat démolit tout… L’Humain numérique se meurt !

Respectvaleurs

Je vous rejoins parfaitement sur votre conclusion. Les « desouche » doivent ré-apprendre les notions de famille, de solidarité. Le camp d’en face le pratique déjà abondamment, et c’est une de nos grands faiblesses. Il faudra retrouver le chemin des transmissions et des protections.

patphil

totalement hors sujet:
les djeunes doivent être homos, injurier leurs parents, caillasser les pompiers, les flics, les médecins et en cas de nécessité mettre le feu à la voiture du voisin

Le king

Un texte très instructif ! Je ne suis pas prêt de l’oublier…

Spipou

« En revanche ne pesez pas sur votre entourage, n’attendez pas tous des autres, lâchez-leur la grappe ; surtout à vos parents qui ne sont pas obligés de vous donner la becquée à vie. »

Merci pour les nuls ! Il existent des gens qui ne sont doués pour rien, et pour commencer pas pour se vendre.

Vous devriez aller au bout de votre raisonnement : l’euthanasie est-elle une solution envisageable pour vous ?

Salvini a trouvé et mis récemment en application une autre solution, qui s’appelle le revenu minimum universel. Oui, Salvini.