Conte de Noël : je boirai du vin de messe

Voici un article qui ne s’adresse pas aux buveurs exclusifs de thé à la menthe. D’abord parce que la menthe égare un palais éduqué, ensuite parce nous sommes entre gens civilisés, plus particulièrement de civilisation chrétienne. C’est en effet à elle que nous devons les magnifiques et renommées régions viticoles françaises avec leurs multiples cépages. Cépages qui, assemblés selon une merveilleuse et millénaire alchimie, nous donnent notamment de capiteux côtes-du Rhône, bourgognes ou bordeaux.

Ne me faites cependant pas dire qu’un vin de cépage unique serait tout juste bon pour les goujats, mais au final, peu de vins peuvent se laisser boire ainsi. Reste au surplus qu’un véritable assemblage fait foi et non pas un vulgaire mélange de picrates, même européens, comme les gros pinardiers modernes et le marketing de leurs étiquettes voudraient nous en conter.

Moi qui porte un prénom biblique et qui ai les initiales du Christ, je ne pouvais pas survivre en ignorant que le christianisme a été le propagateur de la vigne et du vin en France. Les conciles, même mouvementés, n’ont jamais oublié le saint breuvage, viticulture ecclésiastique oblige.

Heureusement que la France est catholique, sinon on n’avait que l’eau à boire

Le très sérieux Club des Amateurs de Vins Exquis nous apprend :

« Le vin devint chrétien au début du Ier siècle après. J.-C., et les différents ordres monastiques contribuèrent beaucoup à sa diffusion. Le vin de messe est par conséquent à l’origine de nombreux grands vignobles en Europe, particulièrement en France, mais aussi en Suisse.

Au début du IVe siècle, l’empereur Constantin reconnaît officiellement la religion chrétienne. Son culte va favoriser la diffusion de la vigne, connue en Gaule depuis les conquêtes romaines. Ce développement coïncide avec l’implantation des monastères et des grands ordres religieux, cisterciens en Languedoc, bénédictins à la frontière allemande et dans le Sud-Ouest.

Le besoin de vin de messe favorisa la plantation de vignes dans les meilleurs terroirs. »

Un litre et demi par jour et par personne 

« Le vin devient la boisson par excellence des chrétiens : les historiens estiment la consommation des ecclésiastiques carolingiens à un litre et demi par jour et par personne !

De nombreux vins ont gardé en leur nom (ermitage, abbaye, clos, prieuré etc.) cette origine monastique et de communion. » source  https://www.cavesa.ch/definition/vin-de-messe.html

Pour la messe, c’est du rouge ou du blanc 

« Pendant des siècles, par analogie au sang du Christ, ce fut du vin rouge. Désormais, le vin de messe est généralement du vin blanc, blanc comme le sang du Christ ? Aussi curieux que cela puisse paraître, de Lille à Marseille, la messe se célèbre avec du vin blanc. La raison est essentiellement pratique : le vin blanc ne tache pour ainsi dire pas. La proportion de vin moelleux est de loin supérieure au vin blanc sec. Les prêtres célébrant la messe à jeun, l’estomac accepte plus volontiers une note ronde et sucrée qu’un vin minéral, à l’acidité prononcée. ».

Ajoutons que la religion catholique, religion d’amour et de paix pour les hommes de bonne volonté, n’est pas sectaire : elle permet aux athées et aux mécréants de la rejoindre dans ses libations. J’arrive !

Au cours de la messe, le changement du pain en corps du Christ et du vin en sang du Christ s’opère par les paroles de consécration prononcées par le prêtre et par l’action de l’Esprit Saint

https://youtu.be/v_1i_kXgQFU

Formidable éloge du vin : Petite messe solennelle par Juliette

https://youtu.be/mIqCj2vAyQA

lien de secours https://youtu.be/mIqCj2vAyQA

Georges Brassens, Le grand pan

https://youtu.be/e4qgn_o961I

lien de secours https://youtu.be/e4qgn_o961I

La fabuleuse histoire du vin. Livre audio de Jean François Gautier

https://youtu.be/DzMVmbVJT-k

lien de secours https://youtu.be/DzMVmbVJT-k

L’abbé Gabriel Billecocq nous propose l’analyse de l’encyclique Libertas Praestantissimus du pape Léon XIII (20 juin 1888)

https://youtu.be/Xp4DuETNyi4

Bon, cet article étant prêt à être publié, je vais de ce pas me servir un excellent Mâcon Clessé, accompagné de quelques rondelles de saucisson, et commencer à réfléchir à un menu de fêtes sans substitution, dont le pavé de sanglier aux cèpes sera le plat local de résistance.

Bon Noël à tous les patriotes et merde aux autres.

Jacques CHASSAING

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23 Commentaires

  1. Excellent ! Bien que je ne boive pas de vin pour raisons de santé depuis mon plus jeune âge. Pourtant le sirop préféré de mon enfance pour colorer l’eau était un peu de vin avec du sucre ! Et j’adore la cuisine au vin, mon dessert préféré, c’est les fraises au vin !

  2. J.C. a transformé l’eau en vin ?
    Puisse son Père en faire autant et transformer les Océans !
    Démonstration irréfutable que la Terre sera…. Ronde !
    OUPS…

  3. Et moi hier j’ai mangé un flan au caramel, à midi je compte manger un steak haché avec des petits pois carottes ! Tout le monde s’en fout je sais mais c’était juste pour faire comprendre à l’auteur qu’on s’en fout de sa vie !

    • à Et la marmotte elle met le chocolat …

      Et ben mon coco, t’es pas obligé de me lire, mais sans doute ma formule de politesse te touche infiniment : Bon Noël à tous les patriotes et merde aux autres.

    • Je dois dire que les articles de Chassaing, qui porte le prénom d’un mollusque, sont toujours assez croquignolets !

      Il est exact qu’on n’est pas obligé de le lire, mais quand on veut se payer une bonne tranche de rigolade et qu’on n’a pas Desproges ou Fernand Reynaud sous la main…

      Recette du sorbet à la menthe fraîche, histoire de s’égarer le palais :

      http://cuisineetvanity.fr/sorbet-a-la-menthe-fraiche/

      Bon, comme moi j’aime pas le vin, hormis quelques-uns, rares, que je me garderais bien de nommer de peur que Chassaing me les pique, je vais me finir à l’aqvavit du Norrland dans l’espoir de résoudre des questions existentielles : comment Chassaing reconnaît-il un non patriote ? Hayworth ou Muti ? Chassaing sait-il faire le sorbet à la pêche (de vigne) aussi bien que moi ?

      • Il devrait d’ailleurs se lancer dans le one-man show, avec sa casquette et son fusil à chevrotine, je suis sûr qu’il ferait Führer !

  4. ne pas dédaigner « le mystère du vin » de Louis charpentier, ça sort des sentiers battus, mais se lit fort bien en dégustant un bon minervois:-)

  5. « un vin de cépage unique serait bon tout juste pour des goujats » : Les Vins d’Alsace proviennent de sept cépages principaux et portent le nom de leur cépage : Sylvaner, Pinot Blanc, Riesling, Muscat, Pinot Gris, Gewurztraminer et Pinot Noir. Toujours présentés dans leur bouteille typique et élancée (la flûte d’Alsace), ils sont obligatoirement embouteillés dans la région. Il y a peu « d’assemblages » et quand il y en a on le dit sur l’étiquette « edelzwicker’ ou « gentil d’Alsace » ou « crémant d’Alsace ».
    Leur excellence n’est plus à démontrer. Il y a 51 « Grands Crus » en Alsace.

      • Mmmmhhhhhh ! J’en connais un qui est une merveille, et celui-là, je pense que Chassaing n’a pas plus que moi les moyens de se le payer, donc je peux le citer.

        Ah, m… il est pas français ! J’suis vraiment pas patriote, moi ! C’est le Eiswein. Le vrai, du Palatinat à 3000 euros la bouteille, pas les imitations.

  6. Je bois du cambras à l’occasion à 2,20 ou 35 la bouteille, qui est une association de cépages, Cabernet sauvignon et merlot, mêlant des arômes fruités et épicés, au moins il ne me fait pas mal à la tête.

    • Les vins du pays d’Oc ne sont pas les meilleurs vins de France, mais donnez-moi une bouteille de cambras et je vais la boire avec plaisir 🙂

  7. Faut-il rappeler que le vin de la sainte cène est celui d’un rite judaïque en commémoration de la sortie d’Egypte, la Pâque, rite dans lequel Jésus a inscrit sa propre Pâque, passage de la mort à la vie. Ce n’est pas l’évocation d’un simple souvenir, car le mémorial est un zakhor, c’est à dire une connexion avec l’événement commémoré par delà le temps, ce qui rend les participants contemporains de ce qu’on célèbre. Le vin consacré de la coupe n’est pas une libation comme les païens célébrant Dionysos, mais une adhésion au sacrifice du Christ réactualisé.

    • Merci de rappeler les racines juives de nombreux rites catholiques.. un fait trop souvent oublié ou occulté qui a conduit à trop d’actes antisemites depuis trop longtemps.
      P.S je lis toujours avec intérêt vos commentaires.

        • «Jésus Dieu» Unir ces 2 noms comme vous le faites prouve votre ignorance sur ce sujet.
          Jésus… c’est Jésus, point et c’est à vous de découvrir qui il est et entre nous, c’est plutôt facile.
          Et Dieu… c’est Dieu, c’est-à-dire notre Créateur, notre Père spirituel ou céleste, celui qui est au ciel. La comprenez-vous ou bien il faut vous faire un dessin? «Au ciel» en haut, là où se trouve notre esprit.

      • Merci aussi de rappeler le trop d’actes anti-catholiques et certains passages du Talmud !

    • Merci , abbé Alain René il faudrait beaucoup de chrétiens pour rétablir les bêtises voire blasphèmes proféré;; le vin est blanc pour ne pas tacher la nappe peur importe qu’il soit blanc ou rouge puisqu’il devient le CORPS ET LE SANG DU CHRIST après la consécration; voir les miracles révélés a travers le monde sur Hostie

      • Je décerne à Marie la médaille de la bêtise. Vous avez réussi à écrire un maximum d’âneries en un minimum de mots.
        Félicitations pour votre exploit! Les cathos, toujours aussi cons.

    • Tiens, l’abbé Arbez « oublie » de mentionner son nom mainteant? C’est pour masquer sa propagande?

      • Il me semblait bien qu’il ne fallait pas prendre son commentaire comme vin/pain benit !

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