Contrairement à Paris, Prague est encore une ville européenne

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En décembre et en janvier, j’ai séjourné un mois et demi à Prague, ma ville natale.

Contrairement à ce qui est, aujourd’hui, Paris avec ses banlieues, Prague est encore une ville européenne. J’ai eu la joie d’y évoluer parmi les gens qui me ressemblent.

Je dirais que même un Français de souche peut s’y sentir mieux qu’à Paris, où le « Grand Remplacement » a déjà été, dans une large mesure, réalisé. Bien sûr, il pourrait être gêné par la barrière linguistique. Mais il pourrait s’y sentir davantage en sécurité qu’ici, où pourtant il est né et a grandi et où, aujourd’hui, il commence à devenir étranger.

Et puis, la ville de Prague est dominée par le château royal avec la cathédrale de Saint-Guy, construite au XIVe siècle par Mathieu d’Arras, sur l’ordre de notre plus grand roi Charles IV, neveu du roi de France du même nom, qui a grandi à Saint-Germain-en-Laye. Et tant d’autres monuments de Prague, cette belle ville historique, ont été bâtis par des constructeurs français ou, bien sûr, italiens ou allemands.

J’ai souvent réfléchi sur le sort de ces deux nations, française et tchèque, dont d’une certaine façon je fais partie.

Il s’agit, bien sûr, de deux nations qui n’ont pas la même taille et qui n’ont pas joué un rôle comparable dans le destin de l’humanité. Mais on a le sentiment que ceux qui ont été grands ont été d’autant plus rabaissés et que ceux qui ont été petits ont été épargnés. On penserait presque à Mathieu 19, 16 : « Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. »

Le prestige de la nation française a longtemps été incontestable. Le nom de cette nation vient du « Regnum Franciae », le Royaume des Francs. C’est-à-dire de l’empire de Charlemagne qui restaura le « Imperium Romanum ».

La langue française est dérivée du latin, longtemps la langue des lettrés de toute la chrétienté occidentale. Au XVIIIe siècle, le français était la langue des aristocraties de toute l’Europe. Puis elle était la langue des élites aussi bien à Saint-Pétersbourg qu’à Berlin ou à Vienne.

Et, bien sûr, il y a aussi le prestige des forces armées. « Nous prendrait-on pour des dégénérés ? Ne sommes-nous plus des soldats d’Austerlitz ? », demandait jadis Napoléon Bonaparte à ses militaires. L’on connaît sa campagne d’Égypte, ses autres victoires, sa campagne de Russie. Et quand il était mort exilé à Sainte Hélène, le plus grand des poètes russes, Alexandre Pouchkine, écrivit : « Le temps merveilleux est révolu. L’homme immense s’est éteint. »

Et encore dans un passé pas si lointain, lorsque des gens de ma génération étaient enfants, la France exerçait sa mission civilisatrice dans un immense empire colonial, englobant la moitié de l’Afrique, le Madagascar, l’Indochine, la Syrie, le Liban.

L’on a le sentiment que ces succès-là sont justement la cause du déclin actuel. Récemment, Éric Zemmour disait que la masse d’immigrés originaire des pays que la France avait colonisés était animée par un désir de prendre la revanche.

Et les Français, dominés par le sentiment de culpabilité, se croient moralement obligés de livrer leur pays à ces envahisseurs.

Je pense que ce sentiment de culpabilité est dû d’une part à l’héritage chrétien, à mon avis mal compris, et d’autre part – et surtout – à l’influence de la gauche qui domine largement, et depuis longtemps, l’enseignement, les médias, la justice, la vie culturelle.

Pour ce qui concerne les Tchèques, c’est une petite nation modeste. Elle a quand même donné au monde quelques compositeurs, quelques écrivains. Longtemps sous la domination des Allemands d’Autriche, elle a pu accéder à l’indépendance politique en 1918, avec le concours français.

Mais il s’agissait d’une indépendance de courte durée, vingt ans. Ensuite, les Tchèques sont retombés sous la domination allemande et puis soviétique.

Mais ce sort souvent difficile leur donnait le sentiment qu’ils ont une obligation de se maintenir, de se préserver. Un peu comme nos voisins polonais, dont l’hymne dit : « La Pologne n’est pas encore morte, tant que nous vivons ».

À l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, nous avons vite appris que l’oppression stalinienne ne valait guère mieux que l’oppression hitlérienne. Alors les idéaux de gauche marxiste-léniniste jouaient le rôle de l’idéologie officielle que l’on devait feindre d’accepter, mais sans plus. Tout le monde savait que ceux qui entraient au parti communiste le faisaient, dans la très grande majorité de cas, simplement par carriérisme.

Tout cela, grâce à Dieu, a pris fin en 1989. Mais on n’avait pas le sentiment que le patriotisme devrait disparaître faute d’occupants et d’oppresseurs.

Pour beaucoup de Tchèques, les technocrates de Bruxelles sont des figures actuelles des anciens dominateurs étrangers. Survivre en tant que nation, garder son identité collective, demeure un impératif manifeste – et naturel !

Moi-même, qui ai si bien et si longtemps bénéficié de l’hospitalité française, qui ai des enfants et des petits-enfants nés et vivant ici, j’ai beaucoup de peine à constater que tant de Français semblent avoir perdu leur instinct de conservation, de survie collective.

Bien sûr, c’est dû surtout à l’influence de la gauche. Mais il y a aussi l’individualisme extrême. Quand il séjournait aux États-Unis, Alexandre Soljenitsyne, le grand dissident russe, disait : « Vous parlez toujours des droits de l’homme, mais jamais des devoirs de l’homme ».

Et il y a aussi, évidemment, le rôle des entrepreneurs et des financiers qui, après avoir poussé des nations d’Europe à s’entretuer en 1914 ont compris que la globalisation, la libre circulation des marchandises, des capitaux et de la main-d’œuvre leur rapporte encore plus.

Mais je pense que l’influence de la gauche est quand même la plus importante. Avec le coronavirus, on parle beaucoup des gens vaccinés et des gens immunisés. Les Français n’ont pas été immunisés contre le marxisme, puisqu’ils n’avaient jamais subi sa domination, contrairement aux peuples de l’Europe de l’Est. Ce n’est pas pour cela qu’ils doivent laisser leur organisme se laisser dévorer par un virus étranger.

Actuellement, de tous les candidats à la prochaine élection présidentielle, celui qui insiste le plus sur l’impératif de prévenir la disparition de la nation française par le « Grand Remplacement » migratoire, par l’islamisation, c’est bien entendu Éric Zemmour.

L’on sait qu’il est juif. L’on sait aussi que traditionnellement, pour beaucoup de gens, un Juif ne pouvait pas être un bon Français.

Je pense qu’il peut être utile d’examiner cette opinion sans sentiments préétablis.

Ceux qui lisent régulièrement mes articles savent que je suis en partie d’origine juive et que j’éprouve un attachement passionnel pour l’État d’Israël. Mais si je veux être objectif, je dois reconnaître un fait : de la même façon qu’un homme peut difficilement aimer également deux femmes, il peut difficilement s’identifier à deux groupes humains différents.

Je ne conteste pas que c’est bien ma situation. J’ajouterais qu’une telle situation peut aussi avoir des aspects positifs : elle peut inciter l’intéressé à se poser davantage de questions, elle lui permet de connaître plus de choses pour ainsi dire de l‘intérieur. Mais elle est moralement inconfortable. Et il est assez logique qu’elle puisse provoquer, chez des tiers, une certaine méfiance.

Pour ce qui concerne les Juifs, pendant très longtemps ils ne possédaient pas leur patrie. Et dans les pays où ils vivaient, la population majoritaire les considérait souvent comme des étrangers, même s’ils y résidaient depuis de nombreuses générations. Cela explique, même si cela n’excuse pas, l’attitude de certains Juifs qui étaient alors hostiles à toute forme de patriotisme. Ils ne pouvaient pas admettre que d’autres puissent avoir ce que eux-mêmes n’avaient pas.

Les psychologues savent que les gens qui ne sont pas heureux peuvent difficilement apporter quelque chose de positif aux autres. L’une des filles de Karl Marx s’était suicidée. Son père était responsable d’une idéologie, au nom de laquelle tant de gens ont été tués et beaucoup plus encore rendus malheureux.

Grâce à Dieu, depuis 1948, les Juifs ont de nouveau leur patrie. Chacun d’entre eux peut décider à qui il veut s’identifier, où il veut vivre. Ceux qui veulent perpétuer une absence d’identité n’ont plus aucune excuse. De même que ceux qui ne supportent pas le patriotisme français, tout en encensant le patriotisme israélien.

Je pense qu’Éric Zemmour  ne fait absolument partie d’aucune de ces catégories-là. Je crois qu’il aime très sincèrement la France qui lui paraît réellement menacée.

Par ailleurs, il peut aussi être conscient du fait que dans une France islamisée, le sort des Juifs serait encore bien pire que le sort des autres habitants.

Il y a des gens qui pensent qu’une Europe islamisée détruirait l’État d’Israël et ensuite exterminerait les Juifs européens, pour s’assurer qu’ils ne pourront plus reconquérir la Terre promise.

Face à un ennemi dangereux, il faut dépasser nos différences et s’unir.

On a pu vaincre Hitler seulement parce que de Gaulle, Churchill, Roosevelt et Staline avaient su s’unir.

Unissons-nous également face à nos ennemis actuels. Et en s’inspirant des paroles de nos amis polonais, apprenons à nos enfants : « La France n’est pas encore morte, tant que nous vivons ».

Dr. Martin JANECEK

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10 Commentaires

  1. Oui, Prague est restée européenne parce-qu’en République Tchèque, on n’a pas laissé une clique de traîtres judéo-maçonniques imposer une invasion afro-musulmane.
    Et aussi parce-qu’il faut travailler un peu plus en République Tchèque: ce n’est pas comme en France, où l’on peut vivre aux crochets des contribuables.

    Et non, nous n’allons pas nous unir avec nos ennemis les plus anciens et les plus féroces, qui ont commencé à persécuter et massacrer les chrétiens 7 siècles avant l’avènement de l’islam.

    Et les Polonais sont patriotes, eux, ils n’ont pas trois nationalités comme vous.
    Donc c’est parfaitement déplacé de votre part de les citer, et cela d’autant plus qu’ils ne portent pas les juifs dans leur coeur. Surtout ceux qui comme vous, mangent à tous les râteliers, qui se présentent comme chrétiens avec les chrétiens, juifs avec les juifs…
    Taqiyya = Beûrk.

  2. Oh Pragues quelle magnifique ville j’y ai séjourné quelques jours de magnifiques monuments de très belles maisons anciennes une population super sympa un peuple européen contrairement à la France actuelle si je n’étais pas si âgée j’irais y vivre tout comme en Pologne ou en Hongrie

  3. Oh oui les compositeurs tchèques ! Smetana et son cycle « Ma Patrie » avec la formidable « Vlatva » (ou Moldau) qui passe sous le pont Charles, à Prague, Dvorak avec sa musique qui sent bon la Bohême ! Je n’ai jamais mis les pieds à Prague, mais une fois que ce bordel sera terminé, je compte bien y aller !

  4. Ayant eu une épouse tchèque, j’ai appris a connaitre et a adorer la ville de Prague. Merci donc de cet article enrichissant. Par hasard, je le lis en écoutant Legendy op. 59 de Dvorak.

  5. articlr magnifique àlire et relire et méditer.
    Suédois des Cévennes

  6. J’ai séjourné brièvement à Prague et à Budapest. Il est vrai que l’on si sent plus « chez nous » qu’à Paris.

  7. classement idh 2021 republique tcheque devant le frankistan les juifs ont une patrie quelle est la patrie des paiens bouddhistes chretiens ? cela ne veut rien dire au fait etes vous prets pour la guerre contre la russie? deux millions d ukrainiens en pologne front s etantand de la finlande a la grece d apres les alliances le nouvel empire occidental arrive au fait toutes les nations les plus prosperes en europe ex norvege ne sont pas dans l union europeenne

  8. conclusion seuls les paiens vont rester en europe voir congres mondial des religions ethniques les autres comme les juifs s en retournant dans leur patrie

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