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Contre Israël, l’épouvantail du racisme fait soudain son apparition…

Les membres de la famille Fogel assassinés le 11 mars 2011 à Itamar. Dans le sens des aiguilles d’une montre, depuis en haut à gauche : Ruth, Ehud, Yoav, Hadas et Elad. (Capture d’écran/YouTube)

Il fallait bien s’y attendre. Il fallait bien trouver un moyen de souiller l’élan naturel et spontané du nationalisme israélien.

Il fallait surtout éclabousser ces vaillants défenseurs de leur patrie, de leur foi, de leur passé glorieux, de leur attachement aux racines juives.

Brusquement, les médias nous ouvrent les battants de l’enfer du racisme, d’Hitler, de la Shoah, des camps de concentration. L’image horrible d’un cortège de corps décharnés, d’enfants morts, de femmes nues menées vers les chambres à gaz… et pire encore, celle d’un État sans ses homosexuels, un État strictement religieux où l’on doit se conformer aux ordonnances de la foi et des rabbins – comme en Iran. Et comment non, l’Apartheid refera jour…

L’ascension de la Droite, extrême ou simplement nationaliste, frustre la Gauche noble et progressiste. Que va-t-il advenir d’Israël ? Ces nouveaux députés sortant de l’extrême droite vont-ils assassiner ces pauvres Palestiniens, qui ne demandent qu’à vivre en paix, qu’à gagner leur pain… Oubliés les terroristes, oubliés les autobus en flammes, les roquettes de gaza sur les civils de toutes les villes limitrophes à la Bande de Gaza ? Oubliés ces kamikazes venus pour assassiner des citoyens assis au café, ou devant une pizzeria… Oubliés ces soldats découpés en morceaux parce qu’ils avaient eu le malheur de se tromper de chemin et avaient abouti dans un village peuplé d’Arabo-Palestiniens… Oublié ce bébé et cet adolescent endormis dans leur lit, égorgés… et tant d’autres heurs et malheurs.

Un député arabo-israélien était presque en larmes lorsqu’il apprit que le parti gauchiste de Meretz n’avait pas franchi le nombre de votes requis pour être admis au sein du gouvernement : Meretz était notre compas, celui qui nous guidait… Je crains tant pour notre futur !!!

Et que dire du futur du peuple juif ? Ne doit-il pas craindre pour son existence ? Ne doit-il pas se défendre contre ceux qui emploient tous moyens, légaux ou traîtres pour démonter l’État juif d’Israël ? Ne doit-il pas prendre ses précautions pour qu’il survive ? Car que fait-il depuis 1948 à ce jour, sinon lutter pour survivre, contre les invasions arabes, et contre un Occident dont les valeurs ont pris la poudre d’escampette, contre l’arbitraire et contre ces Juifs haineux de soi ?

Que fait-il depuis plus de 2000 ans de discrimination, de traque, de fuite – Ne dit-on pas régulièrement « Le Juif errant » ?

Il n’y a jamais eu d’ « Arabe errant !!! » à moins que je ne me trompe.

Il n’y a que le Juif, et il n’a aucune autre patrie qu’Israël. Il n’a aucune place au sein de tous les pays du monde pour vivre et s’épanouir.

Il est temps que l’Occident, le monde libre et prétendument noble, démontre un peu plus de compassion et de compréhension envers ce pauvre peuple, qui tente de vivre sur son lopin de terre, sous les feux des projecteurs, sous ceux des loupes grossissantes pour chaque petite démarche qu’il entreprend ou qu’il initie, en plus de la terreur qui sévit sans relâche sur ses terres brûlées.

L’apartheid existe au sein des pays arabes et n’est jamais critiqué. L’ONU et le monde libre ferment leur gueule…

L’arbitraire existe dans tous les pays du monde, et personne n’ose accuser quiconque, car ce qui est bon pour le roi ne l’est pas pour le vassal.

Combien de peuples ont-ils été assassinés par des Occidentaux assoiffés de pouvoir et d’expansion hégémonique jusque-là ? Personne ne reconnaîtra ces crimes… C’est toujours et encore la loi du plus fort qui est valable et le sera pour l’éternité.

ASSEZ ! L’hypocrisie, l’égocentrisme, le parti-pris, deux poids deux mesures… jusqu’à quand ? La disparition d’Israël ne servira à rien, ni ne profitera quiconque, hormis un ramassis de terroristes qui le transformeront en nids de terreur pour menacer ce monde pourri jusqu’à la moelle épinière, et qui ne mérite guère mieux …

Thérèse Zrihen-Dvir