Contre les violences faites aux femmes… et aux hommes !

Publié le 29 novembre 2017 - par - 22 commentaires - 1 272 vues
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Avec la libération de la femme et le culte de la spontanéité, y a-t-il, encore aujourd’hui beaucoup d’hommes qui n’ont jamais été insultés, voire même giflés, par une femme ?

La réponse risque d’être difficile à donner : les études ne concernent souvent que les violences faites aux femmes !…

Mais peu importe, il n’est pas question de comparer des chiffres. Ces derniers, d’ailleurs, sont-ils si importants par rapport à la gravité du sujet, surtout s’il s’avère que les mêmes violences n’ont pas forcément des effets identiques sur les hommes et sur les femmes ?

Les violences physiques paraissent en effet beaucoup plus graves pour une femme que pour un homme. Les menaces seules, pour elle, sont déjà totalement destructrices.

Pour un homme, les violences physiques ne sont pas insignifiantes mais ne l’atteignent guère autrement que physiquement…

Il n’en est cependant pas de même pour les insultes. Venant d’une femme, celles-ci l’ébranlent et il ressent comme un cataclysme qui le renvoie à sa castration psychique, quand il s’est aperçu qu’il ne pourrait plus être comme sa référence première qu’il perçoit « toute-puissante » : sa maman. Son impuissance devant ce qu’il vit comme un nouveau rejet, décuple sa colère et lui donne souvent envie d’utiliser ce qu’il possède : sa force physique.

Si la femme frappe la première, il est plutôt soulagé ! Les coups replacent le conflit dans un domaine connu par lui et où il a l’assurance de pouvoir répondre s’il le souhaite. «L’adversaire » revient alors « à sa portée », sur un terrain qu’il maîtrise. Souvent même, il n’éprouve plus le besoin de riposter où s’il le fait c’est pour la forme, pour sauver son honneur mais pas parce qu’il se sent menacé.

Une femme ne peut ressentir les effets de sa violence psychique chez un homme, pas plus qu’un homme ne peut ressentir les effets de sa violence physique chez une femme !

C’est la raison pour laquelle les hommes (niant la différence des sexes), ont pu penser (et certains le pensent encore) que leurs violences physiques sur une femme ne pouvaient être très graves, puisque pour eux, celles d’une femme, sur eux, ne l’étaient pas !

Aujourd’hui, certaines femmes n’ont-elles pas à leur tour tendance à croire que leur agression verbale sur un homme n’est qu’une affaire bénigne, parce que sur elles, la violence des mots peut être tolérable et n’est aucunement comparable aux violences physiques venant d’un homme et à ses conséquences ?…

Ainsi par négation de la différence des sexes, des sexistes hommes ont tendance à dire que les femmes sont « inférieures » parce que fragiles physiquement et des femmes, toujours par négation de la différence des sexes, ont tendance à juger les hommes « malades » parce que fragiles psychiquement.

Dans notre société égalitariste, l’emploi du mot « malade » paraît plus correct que le mot « inférieur » mais il est pourtant plus pervers. En effet, il laisse supposer que l’homme pourrait se soigner et donc qu’il est responsable de sa fragilité psychique qui devient alors un défaut. Ainsi la dénégation de la différence des sexes permet de faire croire à une simple dénonciation des problèmes de certains hommes alors qu’il y a tout autant une infériorisation de l’homme différent et donc, là aussi, SEXISME !

Alors, pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, il faut certes les condamner mais ne faudrait-il pas aussi commencer par s’efforcer de respecter l’Autre différent ?

Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, et respecter l’autre, ne faudrait-il pas aussi sortir de la facilité qui consiste à considérer le sexe opposé « inférieur » ou « malade » et s’efforcer de se comporter en adulte assumant nos différences, nos manques et notre « non toute-puissance » ?

Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, pour respecter l’autre et assumer la différence, ne faudrait-il pas aussi sortir d’une idéologie dominante dépassée ?

Le rêve d’un droit à une égalité impossible a permis, dans les pays occidentaux, de faire admettre la légitimité de l’égalité en droits. Celle-ci a encore des détracteurs qui nous obligent à ne pas baisser la garde, mais le maintien de l’utopie égalitariste n’entretient-il pas aujourd’hui, le ressentiment de femmes envers les hommes et d’hommes envers les femmes au lieu de favoriser le respect et le « vivre ensemble » ? …

Jean GABARD 

Conférencier et auteur de « Le féminisme et ses dérives. Rendre un père à l’enfant-roi », « Materner ou éduquer – Refonder l’école ». Les Editions de Paris.   Jeangabard.com

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Notifiez de
Clamp

Si on m’autorise, je complèterai la liste ci-dessous par : l’important pour elles est d’avoir le dernier mot, pas de chercher la vérité ou que la raison l’emporte par logique, qui leur est bien souvent très étrangère, la forme l’emporte aussi sur le fond, l’image est plus importante que l’être, la susceptibilité plus que la vérité, l’humiliation une violence impardonnable, le claquement de porte irréfléchi et impulsif tenu d’être irrévocable, la bassesse fait partie des règles, la manipulation est une arme dialectique honorable, le sophisme un argument de choix, elles sont panurgiennes à l’infini pour toutes les raisons évoquées plus haut, égocentriques et narcissiques au-delà de toute mesure, légères et inconséquentes, réclament des responsabilités mais sans jamais se tenir responsables..

Durocher

Sans oublier qu’une femme « de pouvoir » est une femme qui suce bien. Le pouvoir pour le pouvoir, jamais grâce aux compétences. Le vrai pouvoir sage et désintéressé, bref l’autorité naturelle c’est l’homme qui l’a. Point de « machisme » ni de « sexisme » ni autre stupidité en « -isme » dans mon propos, juste la Nature qui revient régulièrement comme un boomerang.

Clamp

Le problème est beaucoup plus profond ; c’est tout l’Occident qui érige les femmes en totem depuis leur enfance, par orgueil libéral ( qui érige la loi de la jungle en valeur supérieure à la loi des hommes, sans comprendre que dans la nature, c’est la mort qui contrôle la vie à de nombreux égards ). Ainsi les femmes s’autorisent à être compliquées à « gérer », elles n’ont pas le droit d’avoir tort devant un homme, ne pourraient jamais présenter des excuses devant lui, c’est un crime de les critiquer, il faut penser à les flatter tout le temps, elles ne sont franchement pas drôles mais elles ne nous le doivent pas du tout et gare si on en fait la remarque, on leur parle d’aimer leur prochain elles comprennent séduis-le, elles n’ont aucune empathie pour les hommes qui peuvent bien crever etc..

Durocher

Alors on va donc créer la ligue des pauvres petits mectons complexés par la violence des femmes, bouhouhou, sniff !! Blague à part, je pense que chacun doit simplement reprendre sa place : les hommes comme les femmes, point.

Job

En parlant de violence contre les hommes , il en est une qui s’exerce à bas bruit et depuis longtemps dans tous les tribunaux de France et de Navarre .
Milieu judiciaire très féminisé , magistrats et avocats ; je veux parler du domaine des affaires familiales .
Ceux qui sont passés par un divorce me comprendront ; l’Homme est préjugé comme un salaud ( même si la femme est peu recommandable ) , un pigeon qu’il faut mettre sur la paille et plumer de toutes les façons pour avantager la « pauvre » femme .
Pas question de faire du 50 /50 ( je mets à part les enfants ) , il suffit que la femme demande par l’intermédiaire de son avocat ( e ) et elle est satisfaite systématiquement .
Les affaires familiales sont une dégueulasserie en France , les tribunaux sont sexistes et toujours pro « sexe faible »

Pivert

Si ta femme est menaçante et qu’elle ressemble à Arnold Schwarzenegger et toi à Elie Semoun , fous-lui un coup de pelle dans la face.
Je vois pas ou est le problème.

dufaitrez

Pauvres Hommes !
Une violence verbale féminine peut laisser plus de traces qu’une « torgnole » !
Mais elles ne sont pas jugées… Elles restent !

revol

La violence est certes condamnable des deux côtés mais devant un tribunal les hommes sont quasiment toujours les fautifs. Les juges (hommes ou femmes d’ailleurs car les juges hommes immitent leurs collègues femmes pour leur ego féministe) décident uniformément que seul l’homme est coupable.
La seule violence physique (celle de l’homme) est mise en avant ; la violence psychologique exercée par la femme est systématiquement occultée alors que cette violence peut être terrifiante et répétée de longue date.
Alors oui, il y a des salauds mais egalement des salopes et la justice est volontairement aveugle… Il n’y a qu’à se rendre à une audience correctionnelle pour s’en rendre compte.

Bertran

Beaucoup de bla-bla pseudo-psy.

JILL

L’humiliation verbale d’un homme par une femme,c’est aussi destructeur que la violence
physique à l’égard d’une femme .

kikimora

blabla

Vova

Enfin un article qui remet les pendules à l ‘ heure : il y a de par ce monde des SALAUDS ,mais il y a aussi , incontestablement , des SALOPES , ce que le « féminisme » tente d ‘ occulter : les mâles sont TOUS des démons , les dames sont TOUTES des anges , NA !!. Dans la dislocation d ‘ un couple , 8 fois sur 10 ce sont les femmes qui partent , abandonnant parfois leurs enfants , et pas toujours parc qu’ elles sont battues !!

Shadow

La violence n’est pas l’apanage de l’un des sexes mais des deux. Et aucun des deux ne peut s’en prévaloir à l’encontre de l’autre, voire de cet Autre nié(e) dans son altérité. L’égalité est une utopie, derrière laquelle on court inutilement. Il serait temps de faire la culture des différences et non pas la différence des cultures. Il est des matins où avec un seul Homme, ce peut être tous les matins du monde….

geronimo

quand un juge appliquera le code penal à la lettre pour un homme ayant frappé sa femme les autres reflechiront (c’est 10 ans). idem pour une femme…quand au harcelement de rue et aux agressions sexistes, elles sont punissables, mais les juges, trés souvent des femmes, ne les condamnent jamais…le probleme c’est toujours les juges…bizarre quand même !!!!

Patrick Guillot

Signez la pétition « Président Macron, rendez hommage AUSSI aux hommes victimes de meurtre conjugal » : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-pr%C3%A9sident-macron-rendez-hommage-aussi-aux-hommes-victimes-de-meurtre-conjugal

Une patriote

Eh oui, on n’en parle pas mais il y a des hommes battus. De braves types qui vivent avec de vrais harpies, des cinglées qui frappent leur conjoint. Pourquoi restent ils ? sûrement comme pour les femmes battues par leur mari, elle ou il pense que ça va changer, pour les enfants, faute d’argent ? ? ?

Marie

Conclusion : rester célibataire avec ou sans enfants. Avoir son domicile où ne peuvent rentrer que des personnes aimables.Nous sommes encore victimes des romans « princes charmants » et de la reproduction de la famille dont nous avons hérité. Maintenant, nous le savons : l’amour, ce sentiment, n’est pas éternel entre 2 mêmes individus. Ayons des enfants lorsque nous pouvons les assumer matériellement, car ce sont eux qui trinquent dans la violence.

Une patriote

C’est toujours les enfants qui trinquent. Aujourd’hui à la première scène, il ou elle claque la porte et demande le divorce et les gosses pour beaucoup ne voient plus l’un ou l’autre ! Tant qu’à les assumer, ce sont les aides qui bien souvent les assument ! Regardez les arabes, ils font des dizaines de gosses à la charge de la société. Pas un seul ministre n’a demandé qu’au bout de cinq gosses on diminue les allocs pour les suivants, là c’est sur que leurs poules pondeuses en feraient moins !

Crixus

Notez que les sociétés matriarcales archaïques étaient très loin d’être mieux que les sociétés patriarcales, elles en avaient tous les défauts voir même pires.
Vous devriez sérieusement étudier la question, il en reste quelques unes en Afrique, ça fait froid dans le dos, aucune société patriarcale n’est allée aussi loin.

Gérard Francillon

Il n’y a de sociétés matriarcales archaïques que dans la littérature archaïque de qqs auteurs du XIXème siècle, les Bachofen, Engels et j’en passe. Pour plus d’informations lire ma thèse de Ph.D. « Some matriarchic aspects of the social structure of the Southern Tetun of MiddleTimor ». Voyez ce qu’il faut prendre de précautions quand on aborde de tels sujets! Cela dit, mes informateurs/trices et ami(e)s avaient des attitudes et comportements parfaitement intégrés aux normes de leur société au point que ni vous ni moi n’y trouvions rien à dire ni à redire!
gF

Crixus

Le peuple Moso de Chine n »existent que dans la littérature alors ?
Moso :
– pas de mariage : les enfants restent vivre chez leur mère toute leur vie.
– pas de paternité : les enfants sont élevés par les oncles, pas de complexe d’oedipe.
– tout passe par la mère : nom, propriété…
– la sexualité est libre : chacun est libre d’avoir (en secret) autant d’amants qu’il le désire, et de changer à volonté.
– ils vivent en communisme familial : la propriété appartient à tout le clan familial, il n’y a pas d’héritage.

Les Minangkabau; les Iroquois etc… n’étaient pas des sociétés matriarcales peut-être ?

butterworth

MOUVEMENT MATRICIEL pour l histoire de la femme en europe et sur la planete quel ressentiment????