1

Contre l’islam politique, le danger de la béatitude cupide

HidalgoramadanpatrimoineLe 16 juillet dernier, à peine 6 mois après les attentats ouvrant l’annus horribilis 2015, la Maire de Paris célébrait le ramadan musulman en recevant les représentants des organisations islamiques à l’Hôtel de Ville. À l’occasion de cette initiative particulièrement discutable, celle-ci tentait de prévenir les étonnements en intégrant le Ramadan dans le patrimoine culturel de la France : « Le célébrer ne contrecarre pas la laïcité ». Or, s’il est toujours fâcheux d’avoir à rappeler à certains mauvais élus gauchistes que la République ne prostitue guère ses bâtiments publics sur l’autel d’un clientélisme communautaire, faudra-t-il que cette ambassadrice de la France dans le monde se souvînt du mot de Jean Jaurès ?  » Démocratie et laïcité sont deux termes identiques (…) La démocratie fonde, en dehors de tout système religieux, toutes ses institutions, tout son droit politique et social ». Autrement dit, la récupération d’une célébration cultuelle dans l’enceinte laïque est de ces odieuses manœuvres politiques qui disqualifient toujours ceux qui s’y abaissent.

Toutefois, si la ville des Lumières semble assombrie par la funeste ambition d’un mauvais gouvernant, que dirons-nous de sa cousine londonienne, dont 40% de la population est née à l’étranger et admet une très large communauté musulmane, notamment d’origine pakistanaise ? Le terme de Londonistan, reflet de cette réalité, est né de l’essai éponyme rédigé par la journaliste Mélanie Philips, laquelle révélait dès 2012 les résultats d’une longue enquête concluant au désastre : »Plus de 16000 Musulmans britanniques supportent les activités du terrorisme islamiste ou sont activement engagés dans la cause, parmi lesquels environ 3000 sont passés par des camps d’entraînement d’Al-Qaïda et se tiennent prêts à attaquer le Royaume-Uni de l’intérieur ».

Pourtant, ces apprentis-bourreaux n’auront peut-être pas à se charger du sort de leurs compatriotes ; la solution terroriste la mieux adaptée se trouvant parfois dans les vastes offensives de manipulation psychologique de l’opinion publique. Dans le contexte de l’émoi que suscite à lui seul le référendum du mois de juin prochain qui conduira les Britanniques à se prononcer pour ou contre un Brexit, depuis jeudi dernier, le Royaume-Uni est balayé par un scandale impliquant l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, très connu pour ses positions ouvertement antisémites. En effet, le sexagénaire a jugé opportun de prendre la défense d’une députée musulmane du Parti travailliste (Gauche), Naz Shah, suspendue pour avoir appelé à « relocaliser Israël aux États-Unis  » sur sa page Facebook, autrement dit, démanteler la seule démocratie du Moyen-Orient. Parallèlement, Livingstone déclarait publiquement au micro de la BBC « qu’Hitler était sioniste avant de devenir fou et de finir par tuer six millions de Juifs ».
Or, cette manière d’insinuer au peuple anglais, lequel exècre à juste raison les Nazis, que leur chef était un sioniste convaincu, est-elle une tentative d’hystérisation d’un débat montant outre-Manche tendant à associer Nazisme et Sionisme ? En d’autres termes, la Gauche (Labour Party) britannique dirigée par Jeremy Corbyn est-elle en train de se convertir à l’intérêt d’un Islam politique ? Quoiqu’une enquête interne ait été ouverte ce week-end au sein du parti travailliste pour recenser les membres antisémites ou pro-islamistes, la brèche est ouverte, tandis que certains sondages relatifs à la campagne pour les prochaines élections du maire de Londres placent Sadiq Khan (Labour Party), un avocat quadragénaire musulman d’origine pakistanaise, en tête des intentions de vote.

Que nous apprennent ces récents développements ? L’islamo-gauchisme menacerait-il toutes les capitales européennes ? Dénis de réalité à Paris, Copenhague, Bruxelles, dès 2004 à Madrid et 2005 à Londres ; tous aboutissant à des attentats meurtriers, l’Europe éprouverait-elle une certaine difficulté à se résoudre à choisir son camp ? Ou alors, l’a-t-elle déjà choisi au mépris de l’expression de la volonté de ses peuples ? Car, comment interpréter la récente initiative d’un obséquieux François Hollande obéissant aux monarchies du Golfe en proposant une conférence internationale organisée à Paris projetant de régler le conflit israélo-palestinien ? Notre sournois Président en espérait-il une reconquête de l’électorat musulman, à 98% sunnite sur notre territoire, quelques mois avant les élections présidentielles ? Eh Oh, Français, c’est plus que probable ! Et que vaut l’article du journal allemand « Der Spiegel » d’hier, colportant l’affirmation mensongère d’une détérioration des relations israélo-germaniques dans le cadre de la visite de Benyamin Netanyahou à Berlin, tandis que l’Allemagne, extrêmement préoccupée par des problématiques sécuritaires, fait régulièrement appel à l’État d’Israël ? Que vaut aujourd’hui la tentative musulmane de réécriture politique des assassinats des athlètes israéliens orchestrés par un groupe de terroristes palestiniens issus de l’OLP et du FPLP lors des jeux olympiques de Munich en 1972 ? C’est à cette impossible tâche s’acharnant contre le caractère têtu des faits historiques, que s’est attelé Nasri Hajjaj dans son pathétique documentaire « Munich, a palestinian story », étonnamment sélectionné pour une projection au Festival International du Film de Cannes.

Les capitales européennes joueraient-elles à se faire peur ? L’Europe aura-t-elle finalement le courage de relever le menton et d’oser regarder le Mal en face ? À toutes ces interrogations, la réponse est claire et glaçante : Que valent les 2000 milliards de dollars du fonds d’investissement nouvellement crée par l’Arabie saoudite destinés à diversifier l’économie du royaume, trop largement dépendant de la volatilité du prix du baril de pétrole, en chute libre depuis 2 ans. Le plan a été baptisé « Vision saoudienne à l’horizon 2030″. Est-ce à dire qu’une fois de plus, les démocraties occidentales seront prêtes au sacrifice de leur propre civilisation au nom d’intérêts financiers ? Tout semble l’indiquer, et il est à gager que la République islamique d’Iran surenchérira les opportunités économiques juteuses, afin de contrer son frère-ennemi d’apparence.

Car il existe deux croyances erronées qui courent parmi nos sociétés occidentales. La première est celle de croire à la haine rédhibitoire entre Sunnites et Chiites. Dès lors qu’il s’agit de réaliser la promesse messianique d’un ordre musulman sur le monde, ces deux forces quoique le feignant, cessent de se combattre, et il serait heureux que la sagesse du vieux continent en fût convaincue. La seconde est celle qui prétendrait vouloir infirmer le mot d’Albert Einstein :  » La folie, disait-il, c’est de se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent ». Or, si le nazisme avait rationnalisé la hiérarchisation des races, l’Islam politique a théorisé la soumission des civilisations et de l’éradication des cultes alternatifs.
Or, à tous les courtisans de mannes vénéneuses, faudra-t-il rappeler que le stade ultime de la folie, c’est celui de faire croire à un avenir meilleur par la dissimulation du réel au service d’un Islam politique.

La richesse des Nations ne connaît qu’une seule limite : la lucidité des peuples qui la crée.

Mylene Doublet-O’Kane