Coopération AfD et CDU-CSU ! Le grand nettoyage en Allemagne ?

Publié le 27 décembre 2017 - par - 2 607 vues
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L’Allemagne veut profiter de la victoire nationaliste en Autriche. Le nouveau gouvernement allemand n’est toujours pas formé et c’est unique dans l’histoire du pays.  Depuis des années la démocratie allemande vit au rythme des coalitions successives. Le débat démocratique est restreint. Les partis se rangent derrière une ligne politique principale. Les désaccords fondamentaux ne sont pas autorisés et avec la politique migratoire Berlin a montré sa capacité à ne plus respecter le droit international (violation des accords de Dublin par Merkel mais personne ne met Merkel devant un tribunal !). Les députés qui se hasardent à remettre en question les idées directrices politiques sont virés.  Un jour après la formation spectaculaire du gouvernement autrichien du 15 décembre 2017, la figure du SPD, actuel ministre des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, demande à ce que l’Allemagne resuive le cours de la « Leitkultur » et du « Heimat », des termes très nationalistes et très précis concernant l’aspect « Völkisch », donc racial et qui montrent ce qui se passe actuellement dans le pays.  Le phénomène n’est pas nouveau.  Il y a plus de dix ans que le discours « Völkisch » s’est marginalisé dans les conférences ouvertes au public et dans les média. Ceux qui connaissent la problématique de la politique familiale avec le Jugendamt savent que la justice reste toujours « Völkisch » même si les média -la Lügenpresse- nous enfument avec les migrants.  Dans un article du 26 décembre 2017, le Handelsblatt titre «CDU/CSU-KOOPERATION MIT DER AFD» (CDU/AFD coopération avec l’AfD) et annonce la couleur de la formation du nouveau gouvernement qui se fait attendre. Le peuple ne veut plus de la vieille agente de la Stasi Merkel, devenue agente de l’ONU et de Washington !

http://www.handelsblatt.com/politik/deutschland/cdu-csu-kooperation-mit-der-afd-droht-deutschland-ein-oesterreich-effekt/20768352.html .

Longue attente pour la formation du nouveau gouvernement. Angela Merkel reste toujours la chancelière alors que le Bundestag a connu l’arrivée historique de l’AfD et que le pays entier a sombré dans la grave crise migratoire et qu’il compte une augmentation inquiétante de la pauvreté parmi les enfants et les familles allemandes et de la violence. Hartz-IV a ruiné et brisé le peuple. Des drames humains se jouent depuis l’emploi de Hartz-IV. Les contrôles et la répression grâce à l’organe Arbeitsagentur (Pole Emploi) provoquent la peur (Macron copie d’ailleurs le même système pour mettre sous tutelle tout le peuple en France). L’Arbeitsagentur n’est pas seulement un organe qui gère les emplois mais un service d’Etat qui travaille avec le Jugendamt, celui qui retire les enfants aux familles allemandes et qui obligent, par exemple, des femmes à travailler comme prostituées ou des hommes dans la découpe de cadavres dans l’usine du Plastinarium sous la menace de perdre les aides sociales pour le logement ou pour la santé si elles ou ils refusent. Officiellement, 600 000 migrants illégaux vivent de Hartz-IV et sont dans l’incapacité de trouver un emploi.  Les centres d’alimentation pour les pauvres sont envahis par les migrants et des habitations sont réquisitionnées ou construites pour les « Nafris », mot largement employé dans le langage de la rue. Les figures des Grünen ont vielli et la relève n’est pas là car elle se trouve dans les rangs de l’AfD, le parti frère du FPÖ, parti nationaliste autrichien. Le peuple est exaspéré et le racisme à la fois contre les juifs, les musulmans, les Africains, devient un fait commun. Les alliances entre le FPÖ et l’AfD sont excellentes et l’AfD a décidé de s’éloigner du FN ce qui a été vu lors de la dernière rencontre du 16 décembre du parti européen (ENF) qui a eu lieu à Prague

https://renaultolivier.wordpress.com/2017/12/17/lafd-boude-la-rencontre-des-patriotes-europeens-a-prague/.

« Le fait de parler la même langue germanique et la même culture aide aussi », avait expliqué Gauland dans un entretien pour justifier du souhait de ne pas collaborer avec le FN.

La victoire du gouvernement nationaliste autrichien est la victoire du nationalisme allemand. Le peuple est satisfait du résultat autrichien. Il voit que tout est possible et se sent confirmé dans ses engagements auprès de Pegida et de l’AfD. Le Handelsblatt souligne juste après Noël le virement politique qui s’engage dans la politique allemande, « en Autriche, les partis populistes gouvernent maintenant. Pouvons-nous avoir de telles coalitions en Allemagne ? » puis le journal donne la réponse « la ligne de front entre la CDU et l’AfD est en train de vaciller ». Alexander Gauland, figure historique de la CDU, un des fondateurs de l’AfD, voit dans la victoire autrichienne un message clair, « le nouveau cours dans la politique concernant l’asile en Autriche est un jalon disposé dans l’Histoire européenne ». Gauland espère voir d’autres pays européens suivre l’exemple de l’Autriche pour faire face à la vague migratoire. « Après la victoire autrichienne du parti conservateur de Sebastian Kurz et nationaliste propegida de Heinz-Christian Strache, les partis traditionnels en Allemagne peuvent être amenés à faire alliance avec l’AfD », écrit le  Handelsblatt.  « Les partis conservateurs et nationalistes vont être tentés de suivre le modèle autrichien car il est une garantie pour protéger les frontières et pour remettre de l’ordre et rétablir la sécurité dans le pays ».

Même si l’expert berlinois, Hajo Funke, – cité dans l’article – dit ne pas s’imaginer une coalition CDU-AFD, le député de la CDU, Marian Wendt, élu au nouveau Bundestag dit dans un entretien donné à  « Redaktionsnetzwerk Deutschland » «sur la question migratoire au Bundestag nous n’allons pas nous opposer au groupe de l’AfD » et laisser entendre une volonté de faire alliance. D’ailleurs, le Handelsblatt voit une alliance des jeunes députés issus de la CDU et de la CSU avec l’AfD. Parmi certains nationalistes allemands des critiques sont cependant émises envers la politique favorable du jeune chancelier autrichien, Sebastian Kurz, sur le soutien absolu à Israël.

Olivier Renault

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