Cop 21 : Derrière les discours, les impôts

HollandeObamarestoPas de doute, le vendredi 11 décembre, un accord existera, en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, sous quelle forme juridique ? Selon Laurent Fabius  » Nous vivons un moment historique, il s’agit ni plus ni moins de permettre à l’homme de pouvoir continuer à vivre sur la planète et de construire un développement soutenable « .
En fait ce qui est nouveau, c’est la reconnaissance  par le monde entier de l’importance des mutations à accomplir. Mais pourquoi faut-il que ces analyses, négociations et décisions s’accompagnent d’une telle dramatisation ?
Bien sûr, il existe de grands problèmes à régler, de vrais défis à relever, mais pourquoi une telle dramatisation ?
Pourquoi ces refrains répétant en boucle qu’il faut sauver la planète, sauver l’humanité, sauver la paix, que c’est notre dernière chance, maintenant ou jamais, « un accord ou la mort !  »
C’est au choix, suspect ou grotesque. Parce que, quoi que nous fassions, la planète n’est pas près de disparaître. L’humanité non plus, la paix quant à elle, n’a jamais vraiment existé. A quoi répond la montée de ce grand pathos alarmiste, catastrophiste, apocalyptique ?
S’agit il simplement de faire peur pour pousser à agir ?
La représentation de nos relations avec la nature n’est pas simplement rationnelle, la nature est autant un fantasme qu’une réalité. On la rêve, envers les humains, tantôt maternelle et protectrice, tantôt hostile et menaçante, ou encore susceptible de se venger de nos offenses.
Nous avons envers la nature, des craintes archaïques, des mythes de fin de monde, des fantasmes de toute-puissance comme de culpabilité, des rêves de Paradis originaire et d’Enfer terminal.
Au Front National nous pensons que nous pouvons devenir sobres écologiquement sans nous croire  ni coupables, ni condamnés à quoi que ce soit, et surtout sans nous prendre pour les sauveteurs du monde. C’est le contraire de l’écologie punitive et de son autre monde en expansion, la fiscalité écologique.
Bien que de création récente, elle rapportera plus de 65 milliards à l’Etat en 2016. On compte déjà 24 impôts écologiques, dont 17 ne rapportent que 15% des recettes, et l’on vient sans cesse nous parler de simplification administrative.
Est il normal qu’une taxe écologique serve à des fins de redistribution sociale ? C’est ce qui arrive avec la taxe CSPE, d’un montant de 8 milliards d’euros, prélevée sur les factures d’électricité, qui finance à la fois les énergies renouvelables et les tarifs sociaux.
La réduction des inégalités ne devrait elle pas relever davantage de la politique globale de l’Etat. L’écologie est très souvent un alibi pour accroître les recettes fiscales, par exemple lorsque l’on décide un jour de majorer les taxes sur le gazole afin de baisser celles sur l’essence et annonce quelques semaines plus tard, que l’essence augmentera aussi.
Le Parti  Socialiste et  l’ UMP   restent fidèles à leurs vices : enfermement idéologique et matraquage fiscal.
Toute création d’impôt au nom de l’idéologie doit être refusée et en attendant une gouvernance mondiale, ce n’est pas pour demain, il faut  compter sur la responsabilité des Etats.
C’est uniquement à l’échelle d’un pays que des grands choix comme ceux qu’impliquent l’écologie peuvent être débattus, puis décidés par une majorité et mis en oeuvre.
Le patriotisme intelligent avec les circuits courts, c’est à dire les productions proches des lieux de consommation, les retraitements sur place possible. La souveraineté monétaire pour retrouver les marges  pour financer de grands programmes de transition  énergétique, forcément déficitaire au début, voilà l’écologie patriote !
Une écologie en ces jours où les français se soulèvent contre tous les pouvoirs qu’ils accusent d’indifférence et d’impuissance, qui permettra de transmettre un monde viable à nos enfants.
Daniel  ALBOUT

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2 Commentaires

  1. Il faudrait déjà relocaliser toutes les usines. Revenues sur place, elles produiraient de façon écologique (la recherche a fait des progrès depuis). Et pour ce qui concerne l’agriculture, acheter français, cad pas de poulets venus d’ailleurs, puisqu’on en élève en France (un exemple parmi tant d’autres). Cela supprimerait les transports d’un continent à un autre, et à l’intérieur, on utiliserait le ferroutage pour approvisionner les magasins. Que d’économies (en pétrole) seraient ainsi réalisées ! Quant aux routiers, ils ne seraient pas au chômage, puisqu’ils se recycleraient en conducteurs de trains.

  2. Les mesures écologiques ne sont que des impôts supplémentaires pris sur un concept nouveau, général et qui ne pourra être refusé car la pression médiatique sera omniprésente.
    J’ai entendu fabius dire que l’action cop 21des socialistes allait sauver l’humanité (merci fabius, que ferait on sans toi !)

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