Coup de chapeau au sénateur UMP Alain Milon qui propose une loi mettant fin au régime coranique de la kafala

Il a fallu une proposition de loi pour que nous découvrions qu’existe, dans la législation française, grâce à la majorité socialiste de l’époque (en 2001, et il y a encore des naïfs pour prétendre ne pas comprendre pourquoi Jospin a été battu …) un texte affirmant carrément le primat de la « loi personnelle » de l’enfant (autrement dit la loi coranique) sur la loi française…
« L’adoption d’un mineur étranger ne peut être prononcée si la loi personnelle prohibe cette institution, sauf si ce mineur est né et réside habituellement en France. » (Loi n° 2001-111 du 6 février 2001 relative à l’adoption internationale). Comme le dit Alain Milon dans sa proposition de loi, « on ne peut être plus clair : ce texte impose aux juges français d’appliquer la loi du pays de naissance des enfants recueillis en kafala et leur interdit d’appliquer la loi française, contrairement aux règles énoncées par la loi du 6 février 2001 en matière ».
Ahurissant !
Qu’est-ce que la kafala ? C’est la façon, en Algérie et au Maroc, d’accueillir un enfant sans famille, pratique qui ne coupe pas l’enfant de sa famille d’origine comme l’adoption chez nous. C’est sans doute pour cette raison que deux gardes des sceaux du gouvernement Jospin, Elisabeth Guigou et Marilyse Lebranchu ont fait des pieds et des mains pour que les enfants marocains ou algériens accueillis en France sous système de kafala ne soient pas adoptables légalement par leur famille adoptive. La première a mis son veto (16 février 1999) à l’adoption des enfants kafala adoptés par des Français, de crainte que ces enfants ne soient coupés de leurs racines (autrement dit morte de peur à l’idée qu’un enfant né musulman pourrait être élevé en entendant « nos ancêtres les Gaulois ») et la seconde en permettant que figure au Code Civil l’extrait cité plus haut de la loi de 2001, pour les mêmes raisons.
Il ne faut pas creuser bien loin pour repérer, dans ce passé relativement récent, les racines du mal dont souffre la France actuellement et pour en vouloir, encore plus si c’était possible, aux socialistes qui ont détricoté l’amour et la fierté de notre pays à coups de lois auxquelles personne n’a vraiment prêté attention, englué dans l’atmosphère « acceptons toutes les cultures, elles se valent et en tout cas elles valent mieux que la française ».
Nous ne savons pas si la proposition de loi d’Alain Milon sera votée… En tout cas elle a le mérite de poser publiquement un problème de fond. Ecoutez Xavier Lemoine nous parler du régime de la kafala qui prévaudrait en Seine Saint Denis, encouragée par le Conseil Général et la CAF ! Et totalement illégalement, puisque, si la loi, jusqu’à présent interdisait l’adoption d’enfant sous le régime de kafala, cela ne concernait obligatoirement que les enfants nés à l’étranger, ce qui n’est sans doute pas le cas de ceux qu’évoque le maire de Montfermeil…
XavierDéfrancisation, qui n’a pas lu ou en tout cas pas compris le texte, n’importe pas la kafala en France mais fait cesser un scandale.
L’exposé des motifs de la proposition de loi, bien que complexe, est fort intéressant, et on y découvre qu’en France, des enfants, parce qu’ils sont nés ailleurs, de parents biologiques décédés ou qui les ont abandonnés, sont condamnés à ne pas pouvoir porter le nom de ceux qui les élèvent, à ne pas pouvoir en hériter, à avoir un statut hybride au nom du respect d’une culture/appartenance d’origine qui enfermerait chacun, dès sa naissance, dans un communautarisme dommageable ! On s’étonne ensuite que la Marseillaise soit sifflée…
Alors oui, coup de chapeau à Alain Milon, qui, contrairement à ce qu’a affirmé le site
Christine Tasin
Résistance républicaine

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