Coup d’épaule à l’arbitre : les preuves du grossier mensonge du directeur sportif du PSG

Publié le 8 mai 2013 - par - 1 822 vues
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Dans un article publié hier, je pointais du doigt l’attitude des milliardaires racailles du PSG, qui avaient eu cinq joueurs expulsés en deux matches. Je signalais, en outre, l’incroyable attitude du directeur sportif, Léonardo, auteur, dans le vestiaire, d’un violent coup d’épaule contre l’arbitre… qu’il niait ensuite, se posant en victime, imitant l’attitude classique des voyous, qui, même pris sur le fait, se posent toujours en victimes et nient les évidences.

https://ripostelaique.com/5-expulses-en-2-matches-les-milliardaires-racailles-du-psg.html

Il n’est pas inintéressant d’écouter les arguments donnés par Léonardo : “Je vous demande de bien regarder les images. Toutes les images, pas seulement celles de Canal+, qui sont un peu bizarres, et regardez les au ralenti. Je viens pour parler avec l’arbitre. À ce moment-là, le délégué me bloque et me pousse vers l’arbitre. Du coup, je touche l’arbitre avec mon dos. Cela s’est passé exactement comme ça. Moi, je n’ai pas bousculé l’arbitre. D’ailleurs, l’arbitre ne se sent pas agressé. Il sait très bien ce qui s’est passé”.

Tout comme il n’est pas inintéressant de regarder ces images, qui, curieusement, n’ont pas beaucoup circulé, comme si nombre de médias voulaient absolument aider le directeur sportif du PSG à se sortir de ce mauvais pas.

http://www.sport.fr/football/ligue-1-l-image-du-jour-leonardo-perd-ses-nerfs-308498.shtm

Vu sous un autre angle…

[youtube]Omtfl-SC3m4[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=Omtfl-SC3m4&feature=player_embedded

On constate donc à quel point Léonardo se moque du monde, avec un rare cynisme. De même n’est pas inintéressant d’écouter le délégué principal de la rencontre PSG – Valenciennes (1-1), Marc-Gérard Biolchini : “En vingt ans, je n’ai jamais connu un acte d’une violence telle. A la mi-temps déjà, Leonardo était venu parler à l’arbitre. Je l’avais même empêché d’entrer dans le vestiaire car il était très énervé”.

On découvre qu’il est donc de tradition, dans le milieu du football, que des dirigeants surexcités viennent intimider l’arbitre, voire l’injurier, dans les couloirs des vestiaires. Ces images accablantes n’ont pas empêché, toute la journée de mardi, nombre de journalistes de mettre en doute l’intention de Léonardo d’agresser l’arbitre, de relativiser la gravité de la bousculade, donc de l’atteinte à l’intégrité physique de M. Castro, garant du respect des lois du football. On a même entendu, dans le sordide, des chroniqueurs remettre en cause les compétences d’Alexandre Castro, coupable de ne pas se laisser insulter et bousculer par le capitaine du PSG, Thiago Silva, qui ne s’en sort qu’avec deux matches de suspension.

La commission de discipline, pourtant en possession de toutes les images, a préféré ne pas trancher, ce mardi, et suspendre, malgré tout (encore heureux !) le manager du PSG, en attendant une comparution ultérieure.

Je concluais hier son article en faisant des similitudes entre les dérives du football et celles de la société. Sur le même terrain, on pourrait comparer l’aplomb avec lequel Léonardo ment avec celui d’un Cahuzac devant l’assemblée nationale niant son compte en Suisse, celui d’un Guéant nous racontant une histoire de tableaux vendus, celui d’une Filippetti cachant son voyage de fin d’année dans l’océan indien, alors que Hollande avait fanfaronné que tous ses ministres devaient pouvoir rentrer sur Paris dans les 2 heures.

Comme disait Goebbels, plus c’est gros, mieux cela passe, et, en plus, en France, il y a impunité pour les menteurs. Pourquoi se priver ?

Question : quelle sera l’ampleur des pressions du Paris-Qatar contre la commission de discipline, et combien va prendre, au final, Léonardo ?

Paul Le Poulpe

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