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Courbevoie, Perpignan : deux assassinats à cause du laxisme de l’État

Deux crimes ont sensibilisé l’opinion au cours de la semaine écoulée, l’un en périphérie parisienne et le second en province, à Perpignan.

En situation irrégulière en France depuis septembre 2017, son visa ayant expiré, et sans domicile fixe, âgé de 37 ans, d’origine pakistanaise et de religion musulmane, ancien étudiant au Pôle universitaire privé Léonard de Vinci à Courbevoie, il a tué de plusieurs coups de couteau son ancien professeur d’anglais âgé de 66 ans et d’origine irlandaise.

Selon le procureur de la République de Nanterre, Catherine Denis, qui a tenu une conférence de presse jeudi dernier, l’agresseur pakistanais « en voulait terriblement à ce professeur qui avait fait un dessin, diffusé en cours en 2016, qu’il jugeait comme insultant pour le Prophète ».

Mais, s’est-elle empressée de préciser, « rien ne permet d’accréditer cette version car personne ne se souvient d’un tel incident ».

Bien entendu, il ne faut surtout pas « imaginer » une cause religieuse pour ce crime odieux, et encore moins terroriste.

Pourtant, le procureur de la République souligne tout de même que « bien qu’elle n’ait pas d’éléments de radicalisation, elle a le sentiment que ce Pakistanais est quelqu’un de très religieux, très pieux, très pratiquant. »

Bizarre, non ?

Entré en France avec un visa d’études en 2016, il avait été renvoyé très vite du pôle universitaire pour ne pas avoir validé sa première année et, depuis, il contestait constamment cette décision qu’il jugeait arbitraire.

Les images filmées par une caméra de vidéo-surveillance de la faculté montrent le coupable discutant avec sa future victime devant l’établissement.

Brusquement, il l’attaque à l’aide d’un couteau à viande qu’il cachait sur lui, lui portant 23 coups (5 sur la tête, 3 au cou, 6 au thorax et plusieurs sur le bras, avec lequel il tentait de se protéger).

Le couteau de boucher avait été acheté un peu plus tôt dans la matinée dans un supermarché de Colombes.

L’agression était donc préméditée. D’ailleurs, l’assassin n’a pas hésité à reconnaître les faits, après cependant un interrogatoire difficile.

Appréhendé sur place, par le personnel de sécurité de l’université, il a été placé en garde à vue pour assassinat.

Peut-être que si la loi avait été appliquée dans toute sa rigueur et l’individu expulsé après l’expiration de son visa, un professeur d’anglais de 66 ans enseignerait toujours à Courbevoie !

Le second crime s’est déroulé à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, en pays catalan.

Il s’agissait justement d’un ex-rugbyman, vedette de l’USAP dans les années 90.

Barend Britz, d’origine sud-africaine, qui allait fêter ses 64 ans le 14 décembre prochain, a été assassiné jeudi soir vers 21 h.

Il se trouvait derrière le comptoir de son établissement, situé place de la République, lorsqu’un individu, après avoir jeté divers objets contre la vitrine du bar, a pénétré à l’intérieur et balancé des carafes et des verres en direction de la victime.

Dans l’après-midi de ce même jeudi, il avait déjà provoqué une altercation obligeant le patron à l’éconduire.

L’ex-rugbyman est venu à sa rencontre et s’est planté devant lui, à la porte du bar. C’est alors que l’agresseur, muni d’un coup de poing américain, lui a asséné par surprise plusieurs coups au niveau de la tête.

Le colosse s’est effondré sur le sol.

Quelques clients qui tentaient de s’interposer ont également été frappés.

Le criminel, un individu d’une trentaine d’années, trafiquant déjà connu des services de police, a pris la fuite mais n’a pas tardé à être appréhendé et placé en garde à vue.

Barend Britz était très populaire à Perpignan et son établissement était particulièrement apprécié par la jeunesse. Il était d’ailleurs le premier à calmer le jeu, comme sur le terrain, lorsque des jeunes mettaient le « bordel ».

« C’était notre grand frère, une personne en or, 165 kilos de bonté », a déclaré, très ému, son voisin, l’herboriste Yves Moreau.

« On subit cette violence au quotidien depuis 2015 et nous avons tous des craintes le soir quand nous fermons nos magasins. On envisage de baisser les rideaux 1 heure en signe de solidarité », a précisé Pascal Pizivin, président de l’Union des commerçants et des artisans de Perpignan.

Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, a exprimé sa profonde émotion.

Nous ignorons l’identité et les origines de ce criminel !

Manuel Gomez