Couvre-feu : selon que vous soyez à Roland Garros ou à l’esplanade des Invalides…

Publié le 12 juin 2021 - par - 8 commentaires - 866 vues
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Vendredi soir, deux événements simultanés se sont télescopés sur la scène parisienne d’une France au bord de la rupture.

À Roland Garros, Nadal et Djokovic se battaient à coups de raquettes et de balles jaunes devant cinq mille spectateurs qui avaient payé leur ticket d’entrée sans doute plusieurs centaines d’euros. Le match était de qualité et Patrick Bruel prédisait la présence de l’Espagnol en finale dimanche !

Le match s’intensifiait. Les minutes trottaient sur le cadran des Rolex.

23 heures approchaient.

Sur l’esplanade des Invalides, des jeunes se rassemblaient. Un millier environ. « Sans masque », écrivaient horrifiés les journalistes du Figaro et du Monde reprenant les dépêches de l’AFP. « Une fête géante non autorisée », s’offusquaient les médias.

Les jeunes dansaient des pogos (“danse” qui consiste à sauter dans tous les sens en se bousculant) et chantaient.

Un Projet X, du nom de la comédie américaine réalisée en 2012 par Nima Nourizeh. Le film raconte l’histoire d’une fête géante organisée par des adolescents dans la demeure de l’un d’eux. La soirée tourne à la catastrophe à cause du nombre de participants. Ce scénario a très vite inspiré des fêtes similaires.

Les hommes des milices du régime, en bons chiens de garde, prenaient place sur le terrain.

Bientôt 23 heures, l’heure où le virus sort de sa tanière et bondit sur les pauvres humains qui voient leur carrosse Pfizer se transformer en citrouille chinoise.

Porte d’Auteuil, le public se sentait déjà expulsé des gradins du court Philippe-Chatrier comme il l’avait été trois jours plus tôt lors de la confrontation Djokovic-Berritini. Ce soir-là, il avait bien crié « On ne bougera pas ». Mais en troupeau docile, en révolutionnaire en peau de lapin à la Merluche, il avait obéi.

Quand Marc Maury, le présentateur de l’événement saisit le micro, les moutons de la bourgeoisie parisienne et les vedettes du show-biz se lancèrent dans la même insubordination en serrant leurs petits poings macroniens : « On s’en ira pas », « Forget, démission » (Forget est le directeur du tournoi).

Ce n’est qu’à sa troisième tentative que Maury a pu se faire entendre.

Aux Invalides, les hommes du régime débutaient leur mouvement. Le virus ne passerait pas. C’était la guerre.

« Intervention en cours des forces de l’ordre pour mettre fin à une soirée festive regroupant plusieurs centaines de participants au mépris des règles sanitaires », tweetait la préfecture de police où le préfet Lallement portait sa casquette des belles soirées lacrymo-LBD.

Des chiens loups aboyaient. Les lance-grenades se réjouissaient de bientôt épaissir l’atmosphère du lieu.

À Roland Garros, Maury, l’ancien rugbyman converti en speaker annonçait : « En accord avec les autorités nationales, le match va pouvoir aller en son terme en votre présence».

L’annonce était accueillie par une ovation. Les spectateurs se pâmaient de ravissement. Une partie du public se mit à scander d’une seule voix : « Merci Macron, merci Macron ! », une autre hurlait : «Forget président, Forget président ! »

Quelle communion ! Quelle énergie !

Les bobos allaient continuer à entendre siffler les balles… de tennis.

Sur l’esplanade, l’annonce était sensiblement différente. Le speaker de la préfecture demandait aux fêtards de se disperser. Il était hué.

Et les jeunes entendirent à leur tour siffler des projectiles… les premières grenades lacrymo tombaient.

Et les miliciens chargeaient.

Les semaines que nous vivons ressemblent à celle de 1789. Après tout, nous approchons du 14 juillet.

D’un côté, une poignée de privilégiés qui profitent d’une décision du Roi, de l’autre le peuple qui se fait charger par les troupes du monarque.

D’un côté les gueux, de l’autre les privilégiés.

D’un côté les supposés premiers de cordée, de l’autre ceux qui ne sont rien.

Le symbole est terrible pour la Macronie.

Mais l’histoire ne se répète pas, elle se parodie.

D’un côté, la tête de Louis XVI dans un panier, de l’autre, une tapette sur la joue.

D’un côté la tragédie grecque, de l’autre la commedia dell’arte.

Après de Rugy et Méchancon, Macron attend son sac de farine.

À chacun sa guerre… des farines.

Marcus Graven

 

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https://marcus.tvs24.ru

 

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Notifiez de
Henri

Ouais, les “gentils esplanadiens” ont massacré la voiture d’une femme qui a eu le tort d’être là au mauvais endroit au mauvais moment, qui va rembourser les dégâts (à vue de nez 2 à 3000 €) ? Aller Marcus fais un geste, tu es du côté des “gentils”…

Hyppo

QUE TOUS CES CONS QUI REMERCIENT MACRON AILLENT SE FAIRE ….

MFH

Même si c est plus calme à Roland Garros, ce deux poids deux mesures ne peut qu etre sujet à polémiques ,plutôt à eviter en ce moment…
Et dire qu un roi fut guillotiné pour en arriver là…

Paoli

Comment voulez vous qu’un « gifle «  sache prendre des mesures justes ..en ce moment il parade et se frotte la joue .par contre une deuxième tapette serait équitable ..ou bien de la farine …

Rems

Les ” valeurs ” de la république c’est ça : le deux poids deux mesures, la médiocrité, les mensonges, la haine, la tyrannie……..bref c’est une pourriture !

delphine

Chaque pays a le gouvernement qu’il mérite ! Si la France en est rendue à ce niveau, il faut qu’elle ne s’en prenne qu’à ses électeurs conditionnés par la culture qu’ils ont reçu durant leur jeunesse. En résumé la France n’offre d’elle qu’une image déplorable, celle imprimée par l’équipe choisie par ses citoyens. La plus belle preuve de ce que j’avance, est de les voir défiler masqués, courbant l’échine, dehors, en plein air. De voir également dans certains lieux les farces de l’ordre faisant respecter avec zèle (qu’ont aimerait les voir pratiquer contre les criminels), un couvre-feu instauré par un comité d’imbéciles, corrompus, à la solde d’un mondialisme de combines.

patphil

ben c’est le en même temps
la carotte pour les nantis
la baston pour les gaulois

Grivo69

Forger ne peut pas être président car il est résident suisse

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