Covid 19 en Guadeloupe : la révolution sur ordonnance !

Le Ghanéen Nana Akufo-Addo vient de recevoir lundi la première dose de vaccin Covid-19

Le risque infectieux est un risque naturel lié à la vie. Les maladies virales sont connues depuis des millénaires. La tuberculose existait déjà dans la période de l’Égypte ancienne [1].

Les techniques de la biologie moléculaire ont permis de découvrir les stigmates de la variole sur des momies égyptiennes. D’autres infections virales ou zoonotiques ont sévi aux temps des pharaons.

La première protection vaccinale a été réalisée par lady Mary Wortley Montagu, écrivaine et aventurière britannique (1689-1762). Au cours d’un séjour à Constantinople, elle apporta en Angleterre le principe de la variolisation pratiquée depuis le XVe siècle en Chine.

Ce principe consistait à frotter sur la peau, préalablement un peu irritée par des frictions, des pustules prises sur des malades varioleux. Les patients développaient alors une maladie relativement bénigne qui leur conférait une protection définitive contre la variole.

À Constantinople, lady Mary Wortley Montagu fit varioliser son jeune fils âgé de cinq ans avec succès. Quelques mois plus tard, elle retourna à Londres, mais elle ignorait qu’une épidémie de variole y sévissait. Elle demanda une nouvelle fois à son médecin de varioliser sa fille de 4 ans en présence de plusieurs médecins éminents du pays. Cette intervention médicale se déroula une nouvelle fois avec succès.

Lors de ses nombreux voyages qui l’amenèrent de Londres à Constantinople, de Venise à Avignon, Mary Wortley Montagu a vécu de merveilleux moments, des belles rencontres culturelles et quelques passions amoureuses.

Aucune comparaison possible avec Agnès Buzyn, qui au début de la pandémie du Covid-19 en 2020, préféra délaisser le ministère de la Santé au grand dam des premiers souffrants pour se consacrer à un voyage électoral dans le but de conquérir la ville de Paris.

Au fond, un tel éloignement de l’éthique, de la science et de la conscience de la part des instances technocratiques et politiques françaises ne pouvait que plonger notre pays dans l’ère des confusions, des contradictions, des pressions, des manipulations subies.

Que dire des propos des dignitaires du gouvernement et des mandarins de la santé qui se succédaient dans les premiers temps de la pandémie en déclarant haut et fort : « si vous êtes malade, surtout restez chez vous, prenez la température sous le bras ou dans la bouche, et si nécessaire un doliprane vous suffira amplement. Sachez que le masque ne sert à rien, lavez-vous fréquemment les mains ».

Fallait-il masquer l’insuffisance des respirateurs, des masques, des lits hospitaliers, des déserts médiaux, et du personnel soignant ?

Face à ces carences humaines et matérielles dans les centres de soins, fallait-il temporairement confiner, fermer les commerces non essentiels, développer le télétravail, instaurer le couvre feu dès 18 heures, limiter les déplacements, imprimer et fournir des attestations administratives journalières, notamment pour porter les courses aux Mamies ?

Bref, fallait-il mettre en péril l’économie d’un pays, le moral des gens ou différer de nombreux soins et des interventions chirurgicales pour un faible taux de mortalité ? N’était-ce pas trop facile de dire « on ne sait pas tout sur cette maladie » ?

Alors que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) est la première maladie grave et transmissible à avoir émergé au niveau mondial en 2003, et dont l’origine chinoise est avérée. Il s’est rapidement répandu à travers le monde par l’intermédiaire du transport aérien…

Au début de la pandémie de la Covid-19, était-il inutile de fermer les frontières, de procéder à des tests de dépistage et à des mises en quarantaine ?

Sachant que de nombreux lits avaient été supprimés depuis la Loi numéro 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires. En effet, de 2012 à 2021, 21000 lits en hospitalisation ont été supprimés, 95 sites de santé ont été fermés… alors que la population augmentait et vieillissait, nécessitant davantage de soins.

Mais voilà, les Agences Régionales de Santé créées en 2008, devenues de plus en plus puissantes à chaque réforme, sans contre-pouvoir, ont organisé la quasi-disparition des hôpitaux et des maternités de proximité.

À chaque nouveau forum sur la santé, les pouvoirs technocratiques et la bureaucratie numérique ont été renforcés au détriment des ressources humaines et des besoins réels.

Il a été demandé à la fonction publique hospitalière, dans le cadre du Plan ONDAM, de nombreuses réformes sans mesurer convenablement la gestion des risques et les seuils de criticité en cas de crises sanitaires.

Et cerise sur le gâteau, avec la mise en place progressive des réseaux permettant le maintien à domicile selon le « virage ambulatoire », de nos jours, mieux vaut donc renvoyer le patient au plus vite, et parfois trop vite chez lui. Quitte à le réadmettre quelques jours plus tard, en générant un nouvel acte médical et un nouveau séjour hospitalier.

Et les facteurs humains dans tout cela ? Les communicants du ministère de la Santé et les élus parlementaires, de droite et de gauche, ne cessent de clamer qu’ils sont tous des humanistes, majoritairement diplômés de Sciences Po, et par voie de conséquence ils sont naturellement profondément attachés aux valeurs. Imaginez donc un seul instant s’ils n’étaient pas des humanistes ?

Dans les hôpitaux publics et privés, il est fréquent d’attendre plusieurs heures, parfois un peu trop, dans une salle d’attente inconfortable sur une chaise en fer, et bondée avant d’être examiné par un médecin ou même tout simplement inscrit et « évalué » par un infirmier pour juger de l’urgence.

De nos jours, il ne faut pas douter un seul instant et encore moins critiquer les fragilités du système hospitalier et les appétences des laboratoires pharmaceutiques dans la sphère publique en France.

Le Pr Philippe Even et le Pr Bernard Debré furent sévèrement sanctionné en 2014 par l’Ordre des médecins, institution créée sous le régime de Vichy dès 1940, à un an d’interdiction d’exercer la médecine pour « manquement de confraternité » en raison leur ouvrage publié en 2012, intitulé « Le Guide des 4.000 médicaments utilesinutiles ou dangereux ».

Il est vrai qu’Ils avaient publié également en 2012 : « Les Leçons du Médiator – l’intégralité du rapport sur les médicaments ».

Et dire que Bernard Debré, professeur d’urologie de renommée mondiale, qui participa à l’intervention chirurgicale à deux reprises du Président François Mitterrand, est le fils de Michel Debré, Premier ministre, rédacteur de la Constitution de la Ve République.

En cherchant un brin dans une multitude de déclarations de l’époque, il convient de mettre en évidence une vingtaine de figures de la médecine hexagonale qui volèrent à leur secours sur le site du Nouvel Obs.

Parmi les signataires figuraient : le professeur Alain Fischer de l’Académie des Sciences, Christian Bréchot, directeur général de l’Institut Pasteur, Didier Raoult [2], l’un des plus réputés microbiologistes au monde, le Dr Irène Frachon qui avait dénoncé le scandale du Mediator…

Il serait souhaitable dans l’intérêt de la nation de mettre rapidement de l’ordre dans la maison France, ainsi qu’un terme aux chasses aux sorcières dignes de l’époque médiévale. Plus que jamais, la liberté sanitaire relève de la seule capacité de choisir, sans contrainte, ni discrimination à l’égard de quiconque, vacciné ou pas. Telle est d’ailleurs l’opinion d’Eric Zemmour.

Un tel climat est suffisamment anxiogène pour susciter un ras-le-bol, particulièrement délicat aux Antilles françaises.

Est-ce une révolte en Guadeloupe ? Non, Sire, c’est une insurrection !

Henri Ramoneda

[1] Publication du Lancet de novembre 1997.

[2] La revue médicale britannique The Lancet avait publié une étude qui suggérait que l’hydroxychloroquine augmentait la mortalité́ et les arythmies cardiaques chez les patients hospitalisés en raison du Covid-19. Suite à cette étude, l’OMS incita à retirer le médicament de ses protocoles de test et à en interdire la prescription. Cela étant dit, il convient de saluer la démarche courageuse du Lancet qui, au passage, a réhabilité par la suite le Pr Didier Raoult.

image_pdf
13
0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


8 Commentaires

  1. Les autorités laissent pourrir la situation pour le moment …en 1986 le pont principal (et unique à l’époque en Guadeloupe ) était barré depuis plusieurs semaines par une grève des poids lourds (entre autres) la situation était inextricable ….le gouvernement vira le Préfet en place (j’oublie son nom) et le remplaça par un certain Yves Bonnet (pas le Bonnet de Corse) ! L’affaire fut réglé en trois jours…les CRS prirent d’assaut le Pont, détruisirent les camions , firent enlever les carcasses par de grosses grues mobiles, incarcérèrent une vingtaine de manifestants et la vie repris son cours !!

  2. Manifestement le Gouvernement laisse pourrir le blocage …!!
    . …en 1986 le pont principal (et unique à l’époque en Guadeloupe ) était barré depuis plusieurs semaines par une gréve des poids lourds (entre autres) la situation était inextricable ….le gouvernement vira le Préfet en place (j’oublie son nom) et le remplaça par un certain Yves Bonnet (pas le Bonnet de Corse) ! L’affaire fut réglé en trois jours…les CRS prirent d’assaut le Pont, détruisirent les camions , firent enlever les carcasses par de grosses grues mobiles, incarcérèrent une vingtaine de manifestants et la vie repris son cours !!

  3. – Acapulco, Mexique : Le curé de la paroisse Notre-Dame de Guadalupe, Ángel Cuevas, s’est écroulé alors qu’il officiait une messe. (Sept 2021) https://twitter.com/Krieger66362259/status/1463603201815584770 https://www.minutomexico.mx/tendencias/2021/9/5/sacerdote-se-desmaya-durante-una-misa-en-vivo-realizada-en-acapulco-2158.html

    -A Pampelune, Espagne : Le prêtre José María Aícua meurt d’une crise cardiaque en célébrant la messe L’ecclésiastique de 61 ans s’est effondré pendant l’Eucharistie (oct 2021) https://www.diariodesevilla.es/sociedad/Fallece-infarto-sacerdote-oficiaba-Pamplona_0_1622238155.html

  4. En Guadeloupe « quand c’est oui, c’est oui ; quand c’est non, c’est non » ; et là, c’est non au passe sanitaire et c’est non à l’obligation vaccinale, « vaccin » à virus atténué, à ARNm ou à virus désactivé. Il n’y a pas que le personnel soignant, la liberté ou la contrainte illégale c’est pour tout le monde. Par ailleurs il ne saurait y avoir 15 sortes de « régime vaccinal » en fonction de la population-cible, plus ou moins déterminée. Si un vaccin à virus neutralisé est autorisé, c’est pour tout le monde ou pour personne. Cessez de prendre les guadeloupéens pour des demeurés.

  5. #Guadeloupe: des gens ont surpris des gendarmes qui allument des feux !!!
    cela passe à la radio locale

    https://t.me/momotchiii/2284

    nota : lors des manifs des gilets jaunes on a bien vu des flics (filmés) en noir ôter leurs brassards rouges et aller casser sur les champs elysées, se faisant passer pour des black blocs

  6. Ils devraient faire comme les Camerounais, refus de ces pseudos vaccins, traitement Raoult et aucune surmortalité
    Véran et sa clique de toubibs TV sont des criminels qui méritent le falot suivi du peloton d’exécution

  7. n’oubliez pas que les guadeloupéens accusent encore l’état colonialiste de les avoir empoisonné au chlordécone (interdit mais sur la demande des planteurs et des zélus antillais réautorisé)
    là c’est le vaccin !
    bon sang mais quand est(ce que ces gens là décideront d’indépendants et de décider par eux mêmes pour eux même comme tous les peuples du monde