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Faillite de la médecine pasteurienne ? Pasteur est mort, vive Béchamp !

Alain de Peretti est docteur vétérinaire, président de l’association Vigilance Halal et par ailleurs contributeur régulier de Riposte Laïque

Alain de Peretti a accepté de répondre aux questions de Riposte laïque au sujet de la controverse longtemps occultée qui a opposé Louis Pasteur et Antoine Béchamp au sujet de la nature-même de la maladie

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Riposte Laïque : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Cet aphorisme, nous le devons au Dr Antoine Béchamp. En quoi est-ce une vision des choses vraiment novatrice dans le domaine de la médecine ?

Alain de Peretti : Cet aphorisme médical est véritablement révolutionnaire ! Il fut en effet formulé par Antoine Béchamp, médecin contemporain – et rival – de Pasteur. Béchamp semble avoir découvert les bactéries – qu’il avait nommées microzymas – avant Pasteur. Il accusera d’ailleurs ce dernier de plagiat, mais sa voix fût étouffée par les « talents » de communicant de Pasteur. Antoine Béchamp mourra quasiment inconnu, malgré l’hommage que lui rendit le grand médecin Claude Bernard.

Sans diminuer les mérites de Louis Pasteur, la vision pasteurienne de la maladie a orienté la médecine moderne dans une impasse dont nous pouvons, avec la « pandémie » actuelle, mesurer les ravages. Et c’est là que les concepts d’Antoine Béchamp reviennent sur le devant de la scène.

RL : Qu’est-ce qui distingue fondamentalement ces deux visions de la médecine, celle de Pasteur et celle de Béchamp ?

AdP : La vision pasteurienne fait de la maladie en général et des microbes en particulier (bactéries, virus, champignons, protozoaires) quelque chose d’extérieur au malade, qu’il faut éliminer à tout prix.  On utilise donc « larga manu » des médicaments comme les antibiotiques et toute la pharmacopée « anti » (anti-inflammatoires, antiacide, antidiabétiques, anticancéreux, etc.) Et tout est biaisé dans cette vision de la maladie qui devient en quelque sorte totalement étrangère au malade, lequel est perçu comme une mécanique à réparer, alors qu’il possède en lui-même tout pour guérir !  À condition de l’y aider, bien entendu…

RL : Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?

AdP : Eh bien prenons l’exemple de la grippe. La grippe s’appelle aussi « influenza » du fait que le médecin italien qui l’a décrite l’a baptisée « influenza di freddo », influence du froid, de par sa prévalence en hiver. Une autre expérience a montré que les poules, naturellement résistantes au bacille du charbon, pouvaient contracter ce bacille si on leur plongeait les pattes dans de l’eau glacée. D’innombrables observations ont confirmé le rôle du « terrain », c’est-à-dire du patient lui-même, dans le développement de sa maladie.

Dans une épidémie ou une épizootie, tous les sujets ne sont pas atteints, car il y a des phénomènes d’immunité naturelle dont la recherche médicale devrait se soucier.

RL : Donc, contrairement à ce que pensait Pasteur, les humains ne sont pas condamnés à vivre en guerre perpétuelle contre les microbes ?

AdP : Nous vivons en effet en paix et en harmonie avec des milliards de virus et bactéries, tant internes qu’externes, avec lesquels nous sommes le plus souvent en symbiose. On connait par exemple le rôle bénéfique du « microbiote » (les microbes interne de notre tube digestif) dans l’immunité : ces microbes servent d’agents d’information et de sentinelles pour notre corps. Il est difficile de se représenter l’énorme quantité d’échanges d’informations et d’interactions que notre système digestif entretient avec notre organisme tout entier, mais on peut dire que notre intestin est en quelque sorte notre deuxième cerveau.

En fait, et c’est un des miracles de la vie, tout est fondé sur l’harmonie, et sur un équilibre subtil. Les maladies apparaissent lorsque cet équilibre est rompu. C’est là qu’intervient le terrain, c’est-à-dire la constitution intime du malade, ainsi que son environnement qui agit sur son terrain. On sait que le stress, la pollution, l’activité physique, l’hygiène, l’alimentation, le tabac, l’alcool, la drogue ou encore la génétique, ont une incidence directe sur l’apparition des maladies et la réponse que notre organisme y apporte.

RL : Et c’est précisément sur ce point que les conceptions de Béchamp sur la maladie s’avèrent plus pertinentes que celles de Pasteur ?

AdP : La doctrine pastorienne passe en effet le plus souvent à côté de ces considérations. D’autant plus que le découpage de la médecine en segments et spécialités empêche de percevoir le malade de façon globale (holistique).

L’idéologie vaccinale – je parlerai même de « religion vaccinale » ! – est typique de cette vision médicale partielle et partiale. Faire du vaccin l’alpha et l’oméga d’une politique de santé est absurde. C’est une forme de « pensée magique » en la matière.

On me pose inlassablement la question : « Êtes-vous pour ou contre les vaccins ? ». Question absurde ! Un vaccin peut avoir son intérêt – le plus souvent transitoire d’ailleurs – pour maîtriser une épidémie, en attendant la correction des facteurs influant sur le terrain.

Par exemple, la poliomyélite a pu être maitrisée par la vaccination, mais c’est le traitement des eaux usées qui l’a (quasiment) éradiquée !

RL : Quelle analyse faites-vous de la « pandémie » actuelle ?

AdP : Sur la base de ce que je viens de préciser, voici l’analyse qu’on peut faire de cet « épisode covidiste ». Elle tient en sept points :

  1. Nous nous trouvons en face d’une maladie virale à coronavirus très contagieuse. Elle affecte statistiquement relativement peu de personnes, et ceci de façon relativement stable. Prenons l’exemple archétypal du paquebot de croisière Diamond Princess (mars 2020). Il s’agit du premier « cluster » statistiquement significatif. Nous avons en effet affaire à un milieu clos de 3700 personnes (passagers et membres de l’équipage), avec une forte proportion de personnes à risque (retraités âgés, venant de pays développés donc présentant des maladies « de civilisation » : diabète, obésité, hypertension…). Bilan : 700 cas cliniques, 7 morts. Donc 1 % de létalité, dans les pires conditions : bateau confiné et isolé, sans infrastructure hospitalière, personnes à risques (quasiment un EHPAD flottant…) et 0,18% de mortalité générale ! Ces chiffres ont peu ou prou été confirmés tout au long de l’épidémie jusqu’à ce jour, un an après, avec même une forte tendance à la baisse du fait d’une meilleure connaissance de la maladie.
  2. On ne parle JAMAIS de la prévention pour renforcer l’immunité. Or, en supplémentant en vitamine C, vitamine D et Zinc, on évite de nombreux cas et on diminue la gravité de ces cas. Première observation : une de mes connaissances, directeur d’une usine de 500 ouvriers, lot statistiquement significatif, a proposé ce traitement préventif, et 120 d’entre eux l’ont accepté. Sur ce lot, un seul cas très léger, et sur les 380 restants, 45 cas cliniques de degré variable, dont un mort (qui présentait par ailleurs des comorbidités). Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Deuxième observation : un médecin coordonnateur de deux EHPAD (plus de 100 personnes) a mis tous les pensionnaires sous vitamine D seule. Il y a eu un « cluster » dans les deux, mais sans aucun décès ni hospitalisation ! Dans les facteurs de résistance naturels, et donc liés au terrain, on a observé que les hommes étaient plus sensibles (le genre serait-il inscrit dans la nature ?…) et les personnes de groupe sanguin O+ sont beaucoup plus résistantes.
  3. La « grosse presse » ne parle que pour les critiquer des traitements simples et peu onéreux, à faire de façon précoce : Ivermectine, Hydroxychloroquine, Azythromycine, qu’heureusement de nombreux médecins de terrain ont appliqué avec succès sans attendre les résultats d’études randomisées en double aveugle…
  4. On ne parle jamais de moyens simples comme des purificateurs d’air pour les lieux fermés, qui existent avec des filtres irradiés par des rayons ultraviolets, ce qui permettrait de rouvrir restaurants et autres lieux publics !
  5. L’idéologie pasteurienne fait du vaccin la solution à tout ! Aucune nuance possible : le dogme pasteurien, la « religion pasteurienne », ne supporte aucune discussion, alors que la raison nous demande au contraire d’être dans la nuance : le vaccin peut en effet être UNE solution, mais le plus souvent transitoire, en attendant les progrès de la recherche en matière d’hygiène ou de traitement. Dans le cas du coronavirus SARS Cov 2 les vaccins sont expérimentaux, en phases de probation. Envisager une vaccination de masse de sujets bien portants pour une maladie qui, cliniquement parlant, ne touche au final que très peu de gens, le plus souvent de façon bénigne, est une erreur ! Sauf pour les fabricants de vaccins qui ont parfaitement compris leur intérêt dans cette histoire…
  6. Il est quasiment impossible d’empêcher un virus de circuler, sauf à utiliser la technique vétérinaire d’abattage de tous les animaux du foyer et leur incinération sur place. C’est ce qu’on a fait avec les visons au Danemark. Vouloir empêcher un virus de circuler entre humains est donc un non-sens absolu !
  7. On remarque qu’on ne nous parle plus du tout d’immunité collective, alors que le virus a circulé dans la population de façon importante pendant plus d’un an, entraînant fatalement une immunité solide et durable, comme le souligne l’ex-sous-directeur de Pfizer dans un article à lire sur le blog de Jeanne Smits. Si on ajoute l’immunité vaccinale, même sujette à caution, il est vraisemblable que nous avons atteint l’immunité collective, ce qui entraînera nécessairement la décrue progressive de l’épidémie.

RL : Conclusion, docteur de Peretti ?

AdP : Eh bien, c’est que dans cette épidémie, tout confirme l’intuition d’Antoine Béchamp : le microbe – un coronavirus en l’occurrence – a touché essentiellement des personnes âgées ou atteintes de syndromes « civilisationnels » (obésité en particulier), et stressées par une propagande anxiogène de masse. Les mesures prises ont été jusqu’à l’absurde, du fait d’une mauvaise conception médicale de la vie en général et des interactions des divers facteurs. Une bonne prévention, des traitements simples et éprouvés précoces, ainsi que des conseils d’hygiène de vie (grand air, soleil, exercices physiques…) aurait permis d’éviter le psychodrame dans lequel nous sommes enfermés depuis plus d’un an. Et on a oublié allégrement la définition-même de la santé donnée par l’OMS :

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »

Y a-t-il plus belle confirmation de l’intuition d’Antoine Béchamp ?!

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Propos recueillis par Henri Dubost

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Addendum : interview en septembre 2020 du Dr Alain de Peretti sur les dangers sanitaires liés à l’abattage halal.

Média : Vive l’Europe, Daniel Conversano