Covid : le traitement totalitaire a confirmé la fragilité de notre démocratie

Publié le 18 juin 2020 - par - 12 commentaires - 2 222 vues

J91 Covid-19 : la démocratie en danger. Souvenons-nous du 18 juin 1940

La plupart des tyrans ne parviennent pas au pouvoir par la force brutale, mais parce ce que la population, terrorisée par une menace immédiate, recherche un sauveur. La menace qui terrorise n’a pas besoin d’être réelle.
Les libertés, la démocratie ne persistent que tant que nous les défendons. La crise du Covid révèle la fragilité de notre démocratie mise à bas sous le prétexte d’une menace sanitaire supposée sans qu’une opposition politique ne se soit clairement exprimée.

La disproportion entre la réalité banale de l’épidémie, attestée par les données officielles de l’OMS sur l’incidence, et la mortalité du Covid-19 et sa présentation dans les médias et les discours officiels suggère qu’il existe une volonté de créer et d’entretenir la panique parmi la population, dans le but d’imposer de façon permanente des limitations inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs mouvements.
La panique créée et entretenue par les médias et la communication gouvernementale, dramatisée en permanence, a permis des violations injustifiées des droits des citoyens en limitant leurs libertés fondamentales, dont celles de circuler, de se réunir, de travailler, de s’exprimer, d’exercer son culte, de manifester, de voir sa famille, d’enterrer dignement ses morts.

Les résultats remarquables des pays asiatiques démocratiques (Taïwan, république de Corée, Japon) sur le Covid-19 ont montré que la démocratie et la libre circulation des informations sont essentielles pour combattre efficacement l’épidémie de coronavirus. Ainsi que l’a rappelé le ministre de la Santé taïwanais : « dans les pays autoritaires, les responsables locaux cachent la vérité au gouvernement central pour éviter les reproches, et le gouvernement central ment également à son peuple pour détourner les critiques du public au début d’une épidémie. En conséquence, les mesures de contrôle de la maladie sont retardées et finalement inefficaces ».
Le comportement de nos gouvernants a été caractéristique d’un pays autoritaire. Tout au long de l’épidémie, le gouvernement a menti à la population jusqu’au feuilleton attristant des masques inutiles, puis obligatoires, décrédibilisant l’expertise officielle et la parole de l’État.

Pour prévenir toute étude critique, le gouvernement a gardé longtemps secret le rapport 9 de Ferguson du 14 mars, qui justifiait pourtant une analyse soigneuse par la représentation nationale et des experts indépendants comme cela a été fait en Grande -Bretagne, Suède et aux Pays-Bas. La solidité du rapport aurait dû être évaluée par le Parlement et publiquement débattu avant de prendre une décision aussi lourde de conséquences que celle du confinement aveugle. La Suède et les Pays-Bas ont pris cette précaution aboutissant au rejet des conclusions de Ferguson et au refus du confinement policier.

La propagande mensongère continue dans les tous les médias et les communications officielles, a relayé en les cautionnant les moindres études truquées contre la chloroquine et celles glorifiant le confinement, alors que partout ailleurs dans le monde les interrogations sur l’intérêt du confinement se multiplient et que le traitement par antipaludéens et antibiotiques, interdit en France, est maintenant recommandé par les autorités sanitaires de très nombreux pays dont les populations globales dépassent 2 milliards d’individus.

Comment peut-on accepter qu’un gouvernement interdise aux médecins d’utiliser un médicament s’ils le jugent utile à leur malade alors qu’aucun signal réel de toxicité n’est apparu ? Il a suffi que le Pr Raoult remette à l’honneur la chloroquine et un vieil antibiotique pour que le ministre interdise leur prescription. La démocratie est en danger lorsque si peu de médecins ou de citoyens protestent publiquement contre cette interdiction sans précédent qui les met en danger.

Comment le président du Conseil national de l’Ordre des médecins a-t-il pu adopter une position sur la rentrée scolaire aussi contraire aux acquis de la science alors que toutes les sociétés de pédiatrie s’accordaient pour dire qu’elle était urgente et sans danger ?
Pourquoi le même Conseil de l’Ordre n’a-t-il pas protesté contre le tri organisé des malades, refusant aux personnes âgées l’entrée des hôpitaux, cautionnant par son silence une conduite semblable à celle des nazis à l’entrée des camps ? Alors pourtant que la protection des plus âgés constituait la motivation officielle de la loi d’urgence.

Comment peut-il oser poursuivre des médecins qui n’ont fait que respecter leur serment d’Hippocrate ?
L’éditorial du Dagens Nyheter, dans l’édition du 21 avril 2020, mettait les Suédois en garde : « si on abandonne une partie de la démocratie maintenant, on ne sait jamais vraiment quand on la récupérera ». Il a fait preuve d’un courage qu’aucun journal français n’a montré.

À la mi-juin, alors les autorités sanitaires reconnaissent enfin que l’épidémie ne pose plus de problèmes, et que le gouvernement a décidé de ne pas prolonger l’état d’urgence au-delà du 10 juillet, le nouveau projet de loi qui sera examiné à partir du 17 juin à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, vise de fait à prolonger la suppression de droits élémentaires des citoyens. « Réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules », ainsi que « l’accès aux moyens de transport et les conditions de leur usage », et, cerise sur le gâteau, le port du masque jadis décrété inutile par la porte-parole du gouvernement et même interdit aux forces de police par leur préfet est devenu obligatoire dans les transports publics.

L’Onu s’inquiète des menaces contre la démocratie : les États ne doivent pas abuser des mesures d’urgence pour supprimer les droits humains
Le 16 mars 2020, un communiqué commun des experts indépendants des droits de l’homme et d’autres rapporteurs spéciaux de l’Onu ont exhorté les États à éviter d’outrepasser les mesures sécuritaires dans leur réponse à l’épidémie de coronavirus et leur ont rappelé que le recours aux pouvoirs d’exception ne doit pas être utilisé pour étouffer la dissidence.

« Tout en reconnaissant la gravité de la crise sanitaire actuelle et en admettant que l’utilisation des pouvoirs d’urgence est autorisée par le droit international en réponse à des menaces importantes, nous rappelons aux États que toute réponse d’urgence au coronavirus doit être proportionnée, nécessaire et non discriminatoire », « certains États et institutions de sécurité peuvent trouver attrayante l’utilisation de pouvoirs d’urgence car elle offre des raccourcis. Pour éviter que de tels pouvoirs excessifs ne soient intégrés dans les systèmes juridiques et politiques, les restrictions devraient être étroitement adaptées et constituer le moyen le moins intrusif possible pour protéger la santé publique ».

J90 : Des représentants de l’Église catholique aussi s’inquiètent publiquement de la dérive autoritaire des gouvernements
De très nombreux cardinaux sonnent l’alarme sur les risques que fait courir la gestion de la crise du Covid-19 aux libertés civiles comme à la liberté religieuse. Cette mise en garde est longue, aussi nous n’en reproduirons que les extraits les plus significatifs.
« Sous prétexte de l’épidémie de Covid-19, en bien des cas les droits inaliénables des citoyens ont été violés, en limitant d’une manière disproportionnée et injustifiée leurs libertés fondamentales, y compris l’exercice de la liberté de culte, d’expression et de mouvement. La santé publique ne doit pas et ne peut pas devenir une excuse pour bafouer les droits de millions de personnes dans le monde, et encore moins pour exonérer l’autorité civile de son devoir d’agir avec sagesse pour le bien commun… cela est d’autant plus vrai que les doutes croissent quant à l’effective contagiosité, à la dangerosité et à la résistance du virus : de nombreuses voix faisant autorité dans le monde de la science et de la médecine confirment que l’alarmisme à propos du Covid-19, amplifié par les médias, ne semble absolument pas justifié. Nous avons des raisons de croire – sur la base des données officielles relatives à l’incidence de l’épidémie, et sur celle du nombre de décès – qu’il existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population. Nous demandons également aux gouvernements de veiller afin d’éviter de la manière la plus rigoureuse toute forme de contrôle des personnes, à la fois par le biais de systèmes de suivi et par toute autre forme de localisation : la lutte contre le Covid-19 – aussi grave soit-il – ne doit pas être le prétexte pour approuver des projets douteux d’entités supranationales nourrissant de très forts intérêts commerciaux et politiques. En particulier, les citoyens doivent avoir la possibilité de refuser ces limitations de la liberté personnelle, sans qu’il soit imposé aucune forme de sanction à ceux qui ne veulent pas recourir aux vaccins, ni accepter des méthodes de suivi et tout autre instrument similaire…

Nous demandons instamment aux médias de s’engager activement dans une information objective qui ne pénalise pas la dissidence en recourant à des formes de censure, comme cela se produit couramment sur les réseaux sociaux, dans la presse et à la télévision. L’information correcte exige qu’un espace soit accordé aux voix qui ne sont pas alignées sur la pensée unique, permettant aux citoyens d’évaluer consciemment la réalité, sans être indûment influencés par des interventions partisanes. Une confrontation démocratique et honnête est le meilleur antidote au risque de voir imposées des formes subtiles de dictature, vraisemblablement pires que celles que notre société a vu naître et mourir dans un passé récent…

Enfin, nous rappelons, en tant que pasteurs responsables du troupeau du Christ, que l’Église revendique fermement son autonomie dans le gouvernement, dans le culte, dans la prédication… , en tant que pasteurs, nous revendiquons fermement le droit de décider de manière indépendante de la célébration de la messe et des sacrements, tout comme nous exigeons une autonomie absolue dans les questions qui relèvent de notre juridiction immédiate, telles que les normes liturgiques et les méthodes d’administration de la communion et des sacrements. L’État n’a pas le droit de s’ingérer, pour quelque raison que ce soit, dans la souveraineté de l’Église.

La collaboration de l’autorité ecclésiastique, qui n’a jamais été refusée, ne peut impliquer de la part de l’autorité civile des formes d’interdiction ou de limitation du culte public ou du ministère sacerdotal… Nous demandons que les limitations à la célébration des fonctions publiques du culte soient supprimées.
Nous sommes tous appelés à évaluer les faits actuels conformément à l’enseignement de l’Évangile. Cela implique de choisir son camp : avec le Christ, ou contre le Christ. Ne soyons pas intimidés ou effrayés par ceux qui nous font croire que nous sommes une minorité : le Bien est beaucoup plus répandu et puissant que ce que le monde veut nous faire croire. Nous nous trouvons en train de lutter contre un ennemi invisible, qui sépare les citoyens entre eux, les enfants des parents, les petits-enfants des grands-parents, les fidèles de leurs pasteurs, les étudiants des enseignants, les clients des vendeurs. Ne permettons pas que des siècles de civilisation chrétienne soient anéantis sous le prétexte d’un virus, en laissant s’établir une tyrannie technologique haineuse dans laquelle des personnes anonymes et sans visage peuvent décider du sort du monde en nous confinant dans une réalité virtuelle. « les portes des Enfers ne prévaudront pas » (Mt 16, 18).

Nous espérons que la discussion au Parlement montrera le réveil d’une opposition efficace et rationnelle qui a totalement manqué tout au long de cette crise qui ne constitue pas une une crise sanitaire, mais avant tout une crise démocratique majeure aux conséquences sanitaires et économiques catastrophiques.
Devant un tel comportement français, Churchill aurait pu tristement constater : « vous avez abandonné la démocratie pour obtenir la sécurité sanitaire et vous avez obtenu un maximum de morts, une crise économique sans précédent et la dictature ».

La Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne comme Taïwan, la Corée et le Japon et bien d’autres pays viennent de nous rappeler que l’exercice démocratique du pouvoir est nécessaire à la sécurité sanitaire, sociétale et économique des peuples. La France oubliera-t-elle encore longtemps qu’elle a été un berceau des droits de l’homme ?

Gérard Delépine

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Certes.
Sauf que l’on était pénalisé pour n’avoir pas “obéi” : sanctions pécuniaires mais pas forcément par peur du coronavirus !
Attention ! je n’ai pas dit que peu de personnes – ou par ailleurs beaucoup – en avait peur, je dis simplement que si tant de gens avaient peur du virus, il n’y aurait pas autant d’amendes ! Sans compter les fraudeurs passés au travers des mailles des complices du pouvoir qui verbalisent, faute d’occuper leurs journées !
Par ailleurs, faire preuve de totalitarisme et d’autoritarisme – Ah, tous ces mots en “isme” ! – c’est faire preuve de faiblesse mentale, donc, en un mot comme en cent, c’est l’apanage – ou l’arme – des faibles

Tiburce

Totalitaire ? On a pas arrêté d’entendre et de voir dans les médias des critiques acerbes contre l’action du gouvernement. Le totalitarisme c’est de réprimer les personnes qui ne pensent pas comme vous. Vous n’avez pas le sens de la nuance, c’est sûr. La France n’est pas un pays totalitaire, c’est même un grand bordel où aucune majorité politique un peu stable peut arriver au pouvoir.

Paoli

L’autorité .et le les méthodes totalitaires sont les armes des Nuls ….interdire aшx braves gens ..mais la tolérance pour d’autres

PIstou

Regardez moi ces cons de criminels sur la photo s’ils sont contents.

quiditvrai

Gérard Delépine : “Comment peut-on accepter qu’un gouvernement interdise aux médecins d’utiliser un médicament s’ils le jugent utile à leur malade alors qu’aucun signal réel de toxicité n’est apparu ? Il a suffi que le Pr Raoult remette à l’honneur la chloroquine et un vieil antibiotique pour que le ministre interdise leur prescription.”
AH BON ?!
Il faudrait mettre vos informations à jour et voir les erreurs épistémologiques de Didier Raoult très bien expliqué par cet excellent vulgarisateur scientifique.
“Didier Raoult a mis en ligne un cours d’épistémologie, révélant par la même occasion comment il produit de la connaissance. Éclairant.”
https://www.youtube.com/watch?v=O3uI2WN8bFs

AH OUI ? Vraiment ?
Vidéo pour vidéo, regardez donc ce qu’en pense le professeur Perrone, de l’hôpital de Garches
https://youtu.be/crbITXQTo24

bob

Ca sert à quoi de dialoguer avec malade mental ?
Con il est et con il restera !

Pamela Fayre

quiditvrai; ce crâne depuis longtemps (depuis toujours?) rongé par un corona, à qui il apparaît de plus en plus urgent de fournir un véritable médicament…

Lolotte

Même la médecine ne peut plus rien pour lui :o)

Tiburce

Les médecins ne sont pas a même d’évaluer l’efficacité d’un médicament. Ce sont les recommandations des autorités sanitaires qui definissent les contextes d’emploi et les posologie a respecter suite a des etudes cliniques qui ont permis de s’assurer l’efficacité du médicament etsa non dangerosité relative. Il est donc tout a fait normal d’interdire la prescription d’un médicament.

Ergan Lefol

Je connais un peu le conseil de l’ordre, il peut vous casser et aucun de vos confreres prendra le risque de vous defendre. Avez vous remarque que les plus courageux sont souvent des retraites. C’est pareil dans l’armee, les generaux commencent a l’ouvrir quand ils sont en deuxieme section. Les seuls resistants authentiques ont des peines de prison et des amendes asphyxiantes financierement.
Merci a vous .

philpat

le conseil de l(ordre n’a t-il pas été crée par pétain ? il est resté fidèle à ses origines, traitrise et magouillages

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