Creil, laboratoire de l'islamisation de la France

Creil est une ville de l’Oise, située à 50 km de Paris et à 40 km de Beauvais. Ceux qui en ont entendu parler se souviennent de la première affaire du voile qui a été médiatisée en 1989 et de l’exclusion temporaire de trois élèves du collège Gabriel Havez, réintégrées un mois plus tard contre l’obligation de retirer le voile pour suivre les cours, suite à un accord entre les parents et le collège. Le Conseil d’Etat ayant décrété qu’il ne fallait pas de signes religieux trop voyants, laissant l’appréciation au personnel des collèges et lycées.

Au début du XIXe siècle, Creil a connu un essor économique avec la création d’une faïencerie qui durera jusqu’à la fin du XIXe. Mais c’est surtout l’industrie métallurgique qui s’est développée à partir du milieu du XIXe. Toutes ces industries ont prospéré jusque vers 1970, ensuite les difficultés économiques se sont fait sentir, plusieurs usines ont fermé et le chômage a bondi pour atteindre aujourd’hui un taux approchant les 20%, deux fois la moyenne nationale. Depuis la fin de la Grande Guerre, la mairie de Creil a été toujours tenue d’abord par la SFIO, puis par le parti socialiste et le maire depuis 2008 est Jean-Claude Villemain.

Actuellement, Creil subit depuis plus de 30 ans l’immigration de gens venus de pays comme l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Turquie et même le Pakistan. Ainsi, la population immigrée représente maintenant 1/3 de la population Creilloise. Ce sont surtout les quartiers Rouher et les Cavées, ensembles d’immeubles construits dans les années 60 qui ont vu s’installer peu à peu des populations venues du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Dans le même temps, les populations françaises non issues de l’immigration ont progressivement quitté ces quartiers et celles qui sont restées, faute de moyens pour déménager, sont devenues minoritaires. Avec cette nouvelle population culturellement différente, des coutumes et des mœurs importées des pays d’origine se font de plus en plus visibles, on remarque par exemple la quasi-absence de mixité dans les cafés, dont la fréquentation semble exclusivement masculine. Les tenues vestimentaires d’une partie de cette population marquent également l’enfermement communautaire, de plus, l’arabe et le turc y semblent davantage parlés que le français, à noter que l’arabe serait enseigné dans plusieurs écoles de la ville.
La délinquance y est également importante, comme divers trafics, des rodéos sauvages en quad dans l’agglomération, de règlements de comptes entre bandes, des affrontements face aux forces de police et parfois des viols collectifs comme celui d’une collégienne de 14 ans en 2010 . De nombreux incidents ont aussi été signalés à la gare de Creil depuis plusieurs années, comme les rodéos sauvages, les agressions de voyageurs ou de contrôleurs

Actuellement dans le quartier Rouher, mais aussi dans le reste de la ville, il n’est pas rare de rencontrer des barbus en djellaba ou des femmes voilées, et souvent avec des voiles très couvrants genre tchadors noirs .Avec ce changement de population, les commerces ont eux aussi évolué, les boucheries charcuteries traditionnelles ont fini par disparaître de la ville et actuellement, il semble qu’il n’y en n’ai plus aucune pour une ville de 31000 habitants et les seuls endroits où il semble possible d’acheter de la nourriture non halal sont les supermarchés MATCH et ED du centre-ville, sinon, il faut se rendre aux grandes surfaces CORA et AUCHAN qui sont assez excentrées, la dernière enseigne se situant même à Nogent-sur-Oise. Ces deux enseignes sont d’ailleurs fortement hallalisées, surtout AUCHAN à Nogent-sur-Oise. Il en va de même pour le Quick voisin qui ne propose que des plats halal.

Mais la palme revient tout de même aux hauts quartiers de la ville où ne se trouvent plus que des commerces communautarisés. Le magasin discount ED du Plateau Rouher qui se situait rue Henri Dunant, a fermé en 2009, il existe rue Gérard de Nerval une supérette 100% halal où même l’alcool n’ est pas en vente. On trouve pas moins de cinq boucheries halal dans ce quartier. On y vend aussi de nombreux ouvrages sur l’Islam Et tout récemment, ce mois-ci vient de s’ouvrir le premier supermarché 100% halal EURO PRIMEURS situé sur le Boulevard Salvador Allende. En y entrant, on a l’impression d’être plongé dans une grande surface du Maghreb. En effet, on n’y trouve pas de boisson alcoolisée ( contrairement à certaines grandes surfaces au Maroc), ni de charcuterie porcine. La clientèle qui fréquente ce magasin est en grande partie musulmane, avec son lot de femmes voilées et d’hommes en djellabas, et même certaines employées y travaillent en portant le voile. Les marques en rayon sont des marques halal comme Dounia, Zakia ou Isla Delice. On peut d’ailleurs être amené à se demander si le personnel doit être obligatoirement de confession musulmane pour occuper un poste, surtout dans le secteur boucherie, sachant que la viande halal ne peut être manipulée que par un musulman. Si tel était le cas, ça serait une discrimination à l’emploi basée sur des critères d’appartenance religieuse.

Si on fait un bilan global de Creil, la ville semble en passe d’être conquise, comme certaines villes dans le Nord ou en Seine-Saint-Denis, avec l’accroissement exponentiel d’une population issue de l’immigration, vivant avec les coutumes des pays d’origines sans chercher la moindre intégration dans la population française. Les autorités publiques, à commencer par la municipalité, ont répondu favorablement à des revendications communautaires sans rappeler à ces populations qu’elles avaient aussi des devoirs vis à vis du pays d’accueil, au nom d’une fausse tolérance et du multiculturalisme, ce qui fait que la République n’a plus vraiment le contrôle de certains quartiers. En fait de multiculturalisme, il s’agit surtout d’un remplacement de culture qui se produit avec le changement de population, avec la lâcheté des politiques, pour ne pas dire leur complicité. Creil est l’exemple même d’une ville où la population issue de l’immigration impose peu à peu ses coutumes, risquant d’entraîner à l’avenir une balkanisation du pays si les politiques ne réagissent pas.

Sébastien Glasson

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