Creuser jusqu’au ciel, d’Etienne de Lisares

Publié le 15 juillet 2018 - par - 25 commentaires - 697 vues
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« Les romans sur la jeunesse identitaire ne sont pas légion. Question qui dérange ? Pourtant, cette question de l’identité n’est pas arrivée sur le devant de la scène comme par enchantement. L’identité, en sciences sociales, est l’ensemble de traits culturels propres à un groupe ethnique. Les élites françaises mondialistes ont renoncé à assimiler les étrangers à l’identité de ce pays pour prôner un multiculturalisme perçu comme le summum de la tolérance puisque tout le monde pourrait enfin vivre selon ses propres codes. Si l’on pousse le raisonnement par l’absurde, chacun devrait pouvoir inventer sa propre langue comme on invente désormais un prénom. Et vive la tour de Babel ! Un beau bordel… L’identité islamique peut avancer tranquillement dans cet environnement bisounours. Pourquoi voudrait-elle cohabiter à l’avenir avec d’autres identités si la démographie lui donne le pouvoir ? Ce n’est jamais ce qu’elle a démontré à travers l’histoire. Il est urgent de se poser la question, car la France régresserait alors dans absolument tous les domaines. Et si nombre de musulmans ont semblé s’écarter peu à peu de la religion, le salafisme prend de l’ampleur et n’hésitera pas à rappeler à l’ordre ceux qui s’écarteraient trop du dogme rétrograde qu’est l’islam.

C’est dans ce contexte que prend naissance le roman Creuser jusqu’au Ciel d’Etienne de Lisares. Il retrace le parcours d’un jeune homme n’appartenant à aucune mouvance identitaire, mais travaillé par la question de la haine qu’éprouvent ceux qui niquent la France, mais qui niqueraient n’importe quel pays non musulman. Le récit propose très vite un flash-back où le héros se laisse volontairement frapper dans une cité islamisée, par volonté nihiliste de se prouver que la violence de ces banlieusards justifie bien sa vision des choses. C’est alors qu’il va être aidé par Aïcha, une jeune musulmane très jolie. Le coup de foudre provoque en lui une détonation qui fissure ses convictions. Après avoir tant haï, Etienne tente de surmonter ses préjugés pour enfin s’épanouir. Mais peu à peu, les réalités, les déterminismes vont reprendre le dessus. L’histoire d’amour, si puissante au début car idéalisée, va vaciller après l’attentat de Charlie Hebdo. La réflexion portera en profondeur sur l’islam politique, mais aussi sur la place du christianisme et sur celle des Lumières. Je vous laisse découvrir la suite vous-même si cela vous intéresse. Vous pourrez vous procurer le roman Creuser jusqu’au Ciel d’Etienne de Lisares en version papier pour 14,50 € ou en version pdf pour seulement 1,99 €, sur le site www.edilivre.com (le début est consultable en ligne). En attendant, voici un extrait :

« Cet œil arabe exhume des pulsions de mort. Noir. En face, c’aurait pu être un frère. Mais c’est noir à le tuer. Ce jeune babtou, ce blanc-bec d’Etienne, n’a rien d’une victime inopinée. Il la recherche, cette haine. Elle doit le confirmer d’une façon morbide dans sa vision d’une France qu’il ne veut pas. Son pays n’est plus qu’un visage couvert de cicatrices banlieusardes. Alors, il laisse traîner ses joues l’une après l’autre dans ces quartiers perdus de la République. Il plante suicidaire des regards fielleux pour faire germer les coups. Et les fruits tombent dru. Ecchymoses.

Le jeune rebeu n’a pas goûté ce majeur érigé dans la direction de La Mecque. Crié bien haut, le nom du saint Lieu. La provocation crachée sur le vivre-ensemble.

Ensuite, c’est l’histoire d’un front contre un front. Deux France qui se percutent dans des délires de guerre civile qu’on veut sans la vouloir.

Le Blanc est par terre. Il jouit d’être à l’image du souchien moyen. Aux abois. Gueulard mais déjà soumis. L’exquise douleur d’avoir raison dans la psychose. Alors s’élève « La valise ou le cercueil » que l’autre ne daigne même pas écouter. Il doit écouter.

Mais pour vous, ce sera même pas la peine de faire vos bagages. Une seule option : la mort.

Là, l’autre a entendu. Volte-face et pied dans la gueule. Le macadam lèche le sang pissé sur le manque de prairies. On n’est pas au paradis.

Le survêtement flou s’éloigne du sourire fou qui baise le sol contre-colonisé. Au pays de Voltaire souffle l’ouragan du Coran. Sourate V, verset 30. Quand la folie nous tente.

Je suis presque un cadavre achevé par son frère,

Comblé que la racaille ait montré sa loi fière.

Il vient de me prouver, ce jeune musulman,

Que ma propre violence agite aussi son sang.

Martine Chapouton

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Notifiez de
Pélagie

Fachiste ! le vernis craque , vous parlez ou plutôt écrivez trop sans bien connaitre !!

why

Alain Carrasco de la CGT ? Que pense-t-il de ces 4 cégétistes qui ont poussé à bout un de mes amis parce qu’il ne voulait pas se syndiquer chez eux ? Il a failli se suicider. Alain reniera-t-il la CGT pour cette hérésie ? Salira-t-il ce beau syndicat pour ces dérives inquisitoriales ?

Pélagie

Laissez moi rire ,Alain Carrasco ,les intérêts des travailleurs ! il y a beau temps que dans les grandes boîtes les syndicats sont trop politisés pour être efficaces et ils ont perdu toute crédibilité depuis Mitterrand ,quand ils ne voulaient pas agir parce que la gauche arrivée aux manettes allait tout régler ,si vous saviez le nombre d’ouvriers qui ont arrêté de payer la cotisation ,mon mari a travaillé 41 ans chez Alstom jusqu’en 1999

Comment se fait-il que la CGT ne sauve aucun emploi, qu’elle ait si peu d’adhérents? Un jeune Cgétiste se vantait d’avoir fait fermer une usine.

Je vous assure que si. Le combat était « mort aux patrons ». Ceux qui se battent se battent bien mal. Votre avant-dernière phrase est un aveu : incapble de sauver les emplois, tout juste bon à faire des plans sociaux et de recaser ses dirigeants au PS.

comment se fait-il que dans d’autres pays, les syndicats aient plus d’adhérents , négocient avant de faire grève , et qu’il y ait moins de fermetures d’usines?

Vous bottez en touche, dirait-on. Sinon, recasé au PS, ça a eu payé.

faire-ce-qui-marche

Ce qui ne marche pas bien, c’est des musulmans et des non-musulmans, notamment chrétiens, sur le même territoire. C’est triste, mais il n’y a qu’à regarder partout dans le monde, c’est le même cirque. L’immigration aurait dû être plus réfléchie pour éviter de mettre tout le monde dans une situation problématique. Le vivre-ensemble semble aller tellement de soi qu’on encercle la tour Eiffel… Depuis l’étranger, les gens comprennent très bien pourquoi et sont très perplexes.

Nimp

Alain Carrasco, ce sont des minorités qui font l’histoire. La majorité leur donne juste des ailes. Sinon, à propos d’un musulman modéré qui bossait avec moi, toutes les femmes l’adoraient au travail. Au bout d’un an, il me glisse un tas de délires, que les femmes sont des êtres sataniques qu’il faut savoir remettre à leur place. Devinez comment…

Colombo

Carrasco un petit séjour à Trappes te ferrait le plus grand bien ! La niaiserie est une partie de l’innocence ! Vrai que le cul rose 2018 fait la lessive à la main pour plaire à sa dragonne libérée, mais en Arabie la chose emballée a juste le droit à des pets silencieux !

Pélagie

Vous n’êtes pas très honnête Alain Carrasco ,je connais pas mal de personnes qui les côtoient et leur récits ne sont pas les mêmes ,demandez à ceux qui ont travaillé ou travaillent encore à Marseille ou à ceux qui ont ou travaillent encore à Mulhouse ,leurs récits sont contraire au vôtre et je ne cite que ces 2 villes !!

Pélagie

Ce ne sont pas des fantasmes ,mais ne prêtez pas aux autres ,les vôtres de fantasmes ,vous êtes pitoyable !!!!

Map

De plus, le message christique est beaucoup plus apaisant. Pour avoir relu tout le Nouveau Testament l’an dernier, c’est très pacifiste limite trop… Attention à l’esprit de Munich quand même…

Map

Je ne suis pas chrétien et le roman en question ne fait l’apologie de rien du tout. Malheureusement, on tue énormément au nom de l’islam et très peu au nom du Christ. Et oui, l’ancien Testament est violent et fasciste aussi. Mais le Coran pas moins et beaucoup plus pris à la lettre. Lisez le roman et vous verrez qu’il y a un musulman pacifiste comme vous dites. Il se prénomme Sofiane, qui avance de nombreux arguments. Et après revenez parler. On s’instruit avant d’évoquer un sujet.

On parle de nos jours

Alain, vous admettez vous même que les morts au nom du Christ datent d’il y a bien longtemps et tant mieux. Map vous parle de nos jours… Et il vous disait de vous instruire sur le roman en question que vous jugez sans l’avoir lu en le traitant de merde fasciste.

On parle de nos jours

Par ailleurs, tuer au nom du Christ pour hérésie était une perversion du message christique, alors que tuer des infidèles au nom du Coran va tout à fait dans le sens de l’islam. Mais Alain semble un mélanchoniste haineux antichrétien et pro-islam, peut-être à cause de son histoire personnelle. Mais il me semble très aveuglé.

aguirre

@ on parle de nos jours
Exact. Le Christianisme est devenu criminel en s’éloignant de ses dogmes, l’islam l’est quand il obéit aux délires de son pédoprophète.

Pélagie

Et bien on ne dirait pas ,vous faites un amalgame entre les religions et surtout les dates !!!

Pélagie

A cette différence que les chrétiens ont évolué depuis ,osez dire qu’il en est de même pour les musulmans !

aguirre

Quand j’entends le mot « Humaniste », je sors ma zigounette !

Louis

Le narrateur du roman est le personnage lui-même : les mots utilisés sont les siens, pas forcément ceux de l’auteur. On suit son parcours et ses fêlures, c’est touchant. J’ai trouvé ce livre non dogmatique et très fidèle à certaines vérités.

Map

Vous n’avez lu qu’un extrait et vous jugez toute une œuvre bien plus nuancée que votre bêtise crasse. Aucun personnage n’y est tout blanc ni tout noir et ce n’est pas un programme politique mais un roman qui donne à réfléchir. Par ailleurs, vous avez déjà un avis sur un autre livre que vous n’avez pas encore lu… Vous êtes prescient. Lisez le Coran pour comprendre ce qu’est le fascisme.

L'âme du puits

L’extrait se trouve au début du roman, le personnage évolue au fil des pages. C’est une œuvre sur le doute. En tout cas, l’écriture est très puissante et poétique et l’histoire très prenante. Il s’agit d’un roman rétrospectif, donc il ne peut être question de la guerre civile puisqu’elle n’a pas commencé.

aguirre

J’aimerais mieux un roman qui donne envie de se lever et de se battre, et qui me dise « Oui, cette guerre aura lieu et nous allons la gagner : Voici comment ! ».
Mais il y a de fortes chance qu’un tel roman soit interdit.

Spipou

Il y a une poésie déconcertante qui donne envie de le lire, en tout cas.