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Crise sanitaire : la HAS démolit la politique gouvernementale

Dans cet article publié ce mardi 2 mars, la Haute autorité de santé (HAS) réaffirme ce que nombre de chercheurs clament haut et fort depuis le début de la pandémie, à savoir que l’âge et les comorbidités ont un rôle essentiel dans la survenue des formes sévères et des décès liés à la Covid-19.

Des mesures générales (vaccination, confinement, couvre-feux…) sur l’ensemble de la population sont donc totalement inutiles puisqu’elles n’ont aucune incidence sur les moins de 50 ans bien portants mais sont même contre-productives, puisqu’elles créent des pathologies, notamment psychiatriques, qui peuvent rendre les sujets beaucoup plus sensibles à la Covid-19.

C’est donc à une démolition en règle de la politique sanitaire imposée à l’ensemble de la population par le gouvernement français que vient de se livrer la HAS.

Dans une étude publiée le 30 novembre dernier, la HAS avait déjà présenté quels devraient être, selon elle, les priorités de vaccination contre la Covid-19. Sur la base d’une revue exhaustive de la littérature et de l’analyse de près de 200 études parues depuis son premier travail, la HAS vient de réactualiser ses premières recommandations.

La HAS a en particulier analysé deux études françaises de grande ampleur :

  • l’étude Epi-Phare menée par l’Assurance Maladie et l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM),
  • l’étude du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) réalisée par le département d’information médicale de Bordeaux.

Ces études permettent de confirmer que l’âge est le facteur essentiel dans la survenue de formes sévères et de décès liés à la Covid-19.

Ainsi, d’après l’analyse des données issues des séjours hospitaliers en France, les patients atteints de Covid-19 présentent, comparativement aux 18-49 ans, environ :

  • 3 fois plus de risque de décéder de la Covid-19 s’ils sont âgés de 50 à 64 ans,
  • 7 fois plus de risque s’ils sont âgés de 65 à 74 ans,
  • 10 fois plus de risque s’ils sont âgés de 75 à 80 ans
  • 16 fois plus au-delà de 80 ans.

Certaines comorbidités sont également des facteurs de risque de formes graves et de décès, mais, précise la HAS, leur impact est nettement moindre que l’âge. La HAS relève ainsi les pathologies suivantes :

  • maladies hépatiques chroniques et cirrhose
  • troubles psychiatriques et démence
  • antécédent(s) d’accident vasculaire cérébral (AVC)
  • trisomie 21
  • insuffisance rénale avec dialyse

Une transplantation d’organe joue également un rôle défavorable dans la survenue de la Covid.

Les études montrent que le cumul de trois de ces comorbidités fait atteindre quasiment le même niveau de risque de décès que dans la tranche d’âge supérieure sans pathologie.

Le mystère AstraZeneca reste entier…

S’appuyant sur une étude écossaise, la HAS revoit à la hausse l’impact positif de l’AstraZeneca chez les plus de 65 ans. Toutefois, la HAS souligne que ces résultats portent sur les hospitalisations et ne quantifient pas l’impact du vaccin AstraZeneca sur la survenue de formes symptomatiques de la maladie, ni sur la réduction des décès.

Par ailleurs, le manque de recul sur ce vaccin anglo-suédois ne permet pas d’évaluer le maintien de l’efficacité au-delà de 5 semaines après la première dose...

Henri Dubost