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Crise sanitaire : Zemmour, le QRCode entre deux chaises

Interrogé par André Bercoff sur Sud Radio le 11 octobre dernier :

Éric Zemmour n’est manifestement pas à l’aise sur le sujet de la gestion gouvernementale de la « crise sanitaire » en général, et sur celui du passe sanitaire en particulier (à partir de la 28e minute)

Le (présumé…) futur candidat à la présidence de la République aligne à la queue-leu-leu des propos antinomiques, manifestement histoire de contenter tout le monde et son père.

Des choses positives :

  • « J’ai été très frappé par une chose, c’est la brutalité mêlée à des injonctions contradictoires du pouvoir, sur le masque : le mettre, ne pas le mettre, obligatoire…  À partir de là, on a décliné : “Il faut des lits de réanimation… On n’en a pas assez… Il faudrait des gens formés…”. On nous ment tout le temps. Et derrière ces mensonges répétés, il y a une grosse brutalité : on enferme les gens pendant des mois, on leur interdit de sortir… »
  • « On a imité un régime totalitaire communiste qui s’appelle la Chine. Je pense que si la Chine n’avait pas confiné, les autres ne l’auraient pas fait et n’y auraient même pas pensé. »
  • « Je pense que les anti-passe sanitaire posent une vraie question : si on a imité la Chine pour le confinement, on pourrait l’imiter pour les conséquences du passe sanitaire, c’est-à-dire les bons points, les mauvais points… [EZ fait allusion au crédit social  dont est doté chaque Chinois, qui se voit attribuer ou retirer des points selon que ses actes sont ou non dans la ligne du Parti, l’équivalent sous nos latitudes de la Pensée unique, cap non négociable scrupuleusement gardé par l’ensemble des médias mainstream] »
  • « (…) on a pris le pire, et surtout il y a un effet d’imitation »
  • « (…) ce qui m’inquiète, plus encore que l’obligation, c’est ce qu’on pourrait y mettre dans ces passes sanitaires : je trouve que c’est le plus grave. »
  • « (…) il faudra bien arrêter [le passe sanitaire], d’autant qu’on nous dit que la vaccination n’a pas autant d’effets positifs qu’on nous le disait »
  • « (…) je comprends très bien les pétitions de principe contre ce qui pourrait advenir. Je comprends très bien les gens qui sont choqués par la brutalité de ce pouvoir qui est à la fois impuissant et brutal. »
  • « Je ne suis pas pour l’injection obligatoire, ça au moins c’est clair. »

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Des propos pertinents, hélas entrecoupés de détestables rétropédalages :

  • « Ce que je dis, c’est que j’aimerais qu’on puisse discuter sereinement entre Français, sans s’insulter, sans traiter les uns et les autres d’abrutis ou de dictateurs. »

Commentaires :

Zemmour paraît condamner le fait de qualifier de dictatorial le régime sous lequel est tombée la France depuis cinq ans. C’est le même Zemmour qui affirme dans la même interview : « Je comprends très bien les gens qui sont choqués par la brutalité de ce pouvoir qui est à la fois impuissant et brutal. », constatant qu’« on a imité un régime totalitaire communiste qui s’appelle la Chine ». Un régime qui « imite » un « régime totalitaire » ne serait donc pas lui-même totalitaire ? Cherchez l’erreur…

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  • « Pour le vaccin, c’est compliqué, parce qu’on ne sait pas s’il est vraiment efficace, on nous explique qu’on continue à contaminer même si on est vacciné, on nous explique qu’il faut une 3edose parce que l’efficacité diminue mais que, nous dit-on, les crises les plus graves sont évitées… Moi, je veux bien croire tout cela, je n’ai pas de compétences particulières et ne prétends pas en avoir. »

Commentaires :

Il ne s’agit pas de « croire tout cela » en se réfugiant prudemment derrière le fait qu’on n’a pas « de compétences [médicales] particulières »  : le fait que les « vaccinés » puissent contaminer et être contaminés par le virus, que l’efficacité du « vaccin » décroît rapidement vers zéro avec le temps, c’est l’exacte vérité, il suffit de lire la presse. Difficile de penser que Zemmour ne le fait pas… En Israël, l’excellent élève de la classe covidienne, les autorités sanitaires évoquent la perspective d’une quatrième dose. En attendant sans doute la piquouze permanente…

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  • « D’abord, on ne sait pas si on a bien fait. Je ne suis pas épidémiologiste, je ne suis pas médecin, je ne prétends pas du tout être médecin, on ne sait pas si on a bien fait d’enfermer les gens, on ne connaît pas les maladies annexes qu’on a provoquées ; vous parliez des dommages collatéraux : on ne sait pas les dépressions, les autres maladies qu’on a provoquées, on ne sait pas si on aurait dû confiner seulement les gens âgés ou avec des comorbidités, d’autres maladies comme le diabète, on ne sait pas tout ça, on a pris des décisions à l’aveugle, à la hache, avec une brutalité incroyable, et sans recul. Ce n’était pas facile, je ne dis pas que c’était facile. »

Commentaires :

Zemmour ignore-t-il le fiasco total de la politique du « tout vaccinal » en Israël ou à Gibraltar, pour ne citer que ces deux exemples ?  Ignore-t-il ce rapport de l’Ansm sur les très nombreux effets délétères de ces prétendus vaccins ? Des médicaments se sont vus retirer leur AMM pour infiniment moins que ça : exemple de l’Esmya qui n’a provoqué d’effets secondaires que sur 51 patients – aucun létal, 17 seulement jugés graves – sur des centaines de  milliers de patients traités depuis sa mise sur le marché en 2012 (200 000 à 275 000 patients-années selon ce rapport)

Contrairement à ce que Zemmour affirme, on connaît parfaitement les dégâts « collatéraux » des mesures sanitaires imposées par le pouvoir, en termes de dépressions, de non-soins concernant une multitude de patients (opérations de cancers, de pathologies cardiaques, rénales, etc., remises sine die à la suite de la priorité absolue donnée au Covid-19 : des patients atterriss(ai)ent en masse dans les services de réanimation parce que des « médecins », sur ordre du Conseil de l’Ordre lui-même aux ordres du pouvoir, ont refusé de les soigner par des médicaments qui ont prouvé leur efficacité en début de maladie (combinaison d’ivermectine, d’azithromycine, d’hydroxychloroquine, de vitamine D), leur enjoignant de rester chez eux en avalant des comprimés de… doliprane !). On connaît parfaitement les dégâts économiques et sociaux incommensurables (milliers d’entreprises coulées, chômage de masse, suicide de chefs d’entreprises, de salariés, d’étudiants, effondrement de ce qui restait encore debout de notre système éducatif, dette abyssale, etc.). On sait aussi qu’il y a eu de vrais médecins et de vrais personnels soignants qui ont préféré démissionner, privant ainsi les hôpitaux de leurs forces vives, plutôt que d’avaliser l’emploi massif de pseudo vaccins qui sont toujours en phase d’expérimentation et n’ont donc reçu qu’une AMM provisoire, et dont ils constatent les effets délétères à court terme, et imaginent parfaitement les effets létaux à moyen et long terme…

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  • « Je n’accuse pas Emmanuel Macron de vouloir rentrer dans ce système. Je dis : attention, attention, attention, c’est dangereux ! »

Commentaires :

Naïveté incroyable du futur candidat… On peut accuser Macron de beaucoup de choses, sauf de ne pas savoir ce qu’il fait : c’est en toute lucidité qu’il obéit aux ordres de l’oligarchie mondialiste dont il n’est qu’un pion. Zemmour ne sait-il donc pas contre qui il prétend se battre ? Ignorer qui est l’ennemi est la meilleure façon de perdre toutes les batailles, et finalement la guerre…

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  • « Pour le passe sanitaire, j’ai dit tout à l’heure que, moi, ça ne me gênait pas »
  • « Moi, je suis honnête : j’ai été vacciné. J’ai eu le Covid donc je n’ai eu « droit » qu’à une dose. J’ai un passe sanitaire et ça me dérange pas plus que ça ».

Commentaires :

Zemmour s’est fait injecter un « médicament », qui, répétons-le, est toujours en phase expérimental et dont l’AMM n’est que provisoire, sans que l’absence de consensus médical concernant son innocuité ne lui pose le moindre problème. Vous confieriez le bouton nucléaire à un inconscient pareil, vous ? Perso, j’hésite. Vous allez me dire qu’à part Philippot, difficile de trouver des politiques dotés d’un minimum de bon sens sur la question…

> Quant au « J’ai un passe sanitaire et ça me dérange pas plus que ça », c’est un bis repetita. Il faut être obtus pour ne pas comprendre que cette mesure éminemment liberticide ne dérange en rien le futur candidat

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  • « Voilà, que vous dire d’autre ? (…) c’est toujours un peu facile d’aller dans le sens du vent (sic !) et de vous dire : « Mais oui, soyez tranquille, j’arrêterai ça ». Moi, je vous dis, ce passe sanitaire, je vois bien les dangers qu’il y a derrière, mais ça ne me dérange pas [ter repetita !]. Je comprends les risques, il faudra simplement les empêcher. De toute façon, je pense vraiment qu’il ne faut pas se laisser disperser, je pense que le sujet essentiel n’est pas là. Il ne faut pas se diviser, le sujet essentiel est : « Est-ce que la France restera la France ? ». Il ne faut pas tomber dans le piège que nous tend Macron. »

Commentaires :

Ce n’est pas parce qu’on a la peste qu’il faut renoncer à soigner son choléra, les deux maladies étant, comme chacun sait, mortelles. Tout autant que la submersion migratoire, la « politique sanitaire » du gouvernement pose la question : « Est-ce que la France restera la France ? ». La France s’est davantage effondrée en deux ans de « pandémie » qu’en vingt ans de politique migratoire. Contre lequel de ces deux maux doit-on lutter en priorité ? Les deux, capitaine Zemmour

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Voilà ce que, sur l’ensemble de ces questions, on aurait aimé entendre dans la bouche du futur candidat :

https://www.francesoir.fr/politique-france/le-senat-refuse-la-vaccination-obligatoire-laurence-muller-bronn

 

C’est dit en cinq minutes chrono, sans circonlocutions ni faux-semblants : ça vaut largement les trente minutes de double-axels, salchows et autres boucles-piquées que Zemmour a consacré au sujet…

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Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni