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Critique de  »Hold-Up » : la gauche 2.0 supporte le projet mondialiste

Ce n’est pas qu’il vaille grand-chose, mais tout de même. L’article publié sur le site libertaire montpelliérain Le Poing, non signé d’ailleurs, est à la fois tellement caricatural et significatif de l’inféodation de la gauche 2.0 au projet mondialiste porté par le Forum de Davos, qu’il mérite tout de même un commentaire général.

Il est à lui tout seul une synthèse de la convergence finale, apparemment contre-nature, mais comme on va le voir, inéluctable, entre la gauche 2.0 et le projet mondialiste.

Nous ne prendrons pas la peine de réfuter point par point l’argumentaire ; nous nous contenterons de constater qu’il reprend précisément celui des éditorialistes, journalistes et commentateurs de BFM TV, des chaînes d’information en continu, de la presse main stream, ou celui des débatteurs de LaREM. Assez maladroit, on croirait le texte écrit par un étudiant de première année d’une école de journalisme, pas encore tout à fait aussi beau que du Gérard Leclerc ou du Patrick Cohen, mais le fond et l’intention y sont.

hold-up-une-analyse-politique-du-complotisme

L’auteur cite pêle-mêle : Libération, Le Hu#post, France Info, Le Parisien, Le Monde, dont manifestement il partage le contenu idéologique et rédactionnel. Pour étonnant qu’elle puisse paraître, cette convergence entre une presse ultra- capitaliste et une autre qui se dit de gauche, n’a pourtant plus rien de mystérieux depuis longtemps. Elle porte d’ailleurs un nom ;  le main stream. En fait la pensée unique, c’est-à-dire la convergence terminale des deux faces du matérialisme global, communiste d’un côté, capitaliste de l’autre, dont la synthèse idéologique, sociétale et politique a été parachevée en Chine. C’est le modèle idéal des promoteurs de Davos, dictature du peuple et contrôle des masses pour les uns, totale latitude et enrichissement illimité pour les autres, ceux de la nomenklatura ; sous contrôle du parti en Chine, de Big Brother pour les mondialistes. Des élites et des esclaves. Oui, il y a bien une synthèse terminale entre les deux faces du matérialisme, parachevée en Chine, en projet très avancé pour les mondialistes.

Sans entrer dans le détail, l’article est un ramassis de poncifs, de slogans de mots-valises dont les tenants de cette idéologie pensent qu’ils vitrifient tout débat. En particulier le terme complotisme qui, pour eux, est la concentration ultime de leur pensée. En fait la limite de leur capacité à contredire où à controverser et, tout simplement celle de leur capacité à penser au-delà de la doxa qu’ils partagent avec les mondialistes de Davos et le PCC (Parti communiste chinois). Tout ce qui ne conforte pas le projet mondialiste tente de le critiquer ou d’en démontrer le danger est complotiste ; comme sur un autre terrain la réduction de tout débat à Hitler, à la Shoah ou au nazisme. On voit là toute la contradiction de la pensée libérale libertaire et du relativisme. À force de tout déconstruire, de considérer que tout se vaut, que tout s’équivaut sans hiérarchie, sans ordre construit, sans même notion de vérité, tout finit dans la pensée unique, dans le slogan dans la réduction finale ad hitlerum ou dans l’accusation de complotisme, ultima ratio d’une pensée qui n’existe plus. On le voit, la pensée libérale, et maintenant celle de la gauche 2.0, portent la même contradiction que le capitalisme. De la même manière que le libre jeu de la concurrence capitaliste aboutit à l’entreprise unique, au trust, et donc à la négation de la concurrence ; de la même manière, le relativisme libéral déconstruit et celui de la gauche 2.0 aboutissent à la pensée unique et donc à la négation de la pensée.

À cela, il faut rajouter les vieilles manies des staliniens, notamment le discrédit porté au moyen des pires contre-vérités contre la probité de scientifiques de renommée mondiale, Raoult, Perronne ou Montagnier qui n’est que prix Nobel. Bref, s’ils le pouvaient, ils les feraient disparaître des photos officielles.

Tout cela fait suite à ce que nous avions pu comprendre du rôle de la gauche 2.0 qui, en France, avait littéralement dévitalisé la révolte populaire des Gilets jaunes au profit de Macron, et aux États-Unis, initié le mouvement Black Lives Matter et ensuite toute la campagne de fraude pour éliminer D. Trump. Donc oui, au-delà de l’idéologie, la gauche 2.0 joue bien un rôle de milice et de bras armé des mondialistes.

Pour conclure, on ne peut que constater ce qu’est devenue la gauche libertaire, ce que sont devenus les marxistes, ce qu’est le projet de la gauche 2.0. À l’aboutissement logique de leurs contradictions, on les retrouve aux côtés des mondialistes du Forum de Davos et des promoteurs de la mondialisation avec pour modèle terminal celui de la Chine ; en quelque sorte une forme de fin de l’Histoire sous contrôle du parti unique pour les Chinois, de l’intelligence artificielle et des hommes augmentés pour les mondialistes de Davos.

Il n’y a pas de complot mondialiste caché, simplement un projet public transparent, parfaitement affiché, très avancé, totalement assumé et dont la pandémie de Covid a été l’occurrence du déclenchement final.

https://fr.weforum.org/agenda/archive/the-great-reset/

Au point où nous en sommes, il semble bien que communisme et mondialisation ne soient finalement qu’un seul et même concept ; d’où l’alliance objective de la Gauche 2.0 avec les mondialistes et celle des mondialistes avec la Chine communiste. Pour notre bonne compréhension des rapports de forces, on peut les fusionner et considérer qu’il s’agit d’une seule et même force. Il n’y a plus lieu de les distinguer.

Dans ce contexte, ce qu’il va se passer aux États-Unis dans les semaines et les mois qui viennent, conditionnera notre avenir, nos libertés, nos vies.

Martin Moisan