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Critique du discours de Macron sur le séparatisme

Monsieur le Président,

J’ai très attentivement écouté votre discours sur le séparatisme islamique et naturellement j’y trouve un point positif : vous avez lentement mais sûrement glissé du séparatisme vers séparatisme islamique puis vers islam.

En lui souhaitant un immense succès, car c’est l’attente de nos concitoyens, permettez-moi de vous dire mes craintes, que votre projet ne fasse pschitt.

Vous dites :

1) «  Ce à quoi nous devons nous attaquer, c’est le séparatisme islamiste, qui se traduit souvent par la constitution d’une contre-société« .

En clair il va falloir contrôler voire interdire les manifestations bien réelles de cette contre-société :  les mosquées douteuses, les salles de prière non répertoriées, les fora du darknet, le commerce de drogue et la prostitution souvent en cheville avec les imams, les écoles coraniques déguisées en association de soutien à la oumma etc.

Qui va s’y coller et avec quel financement ? La France est en faillite !!!

2) « L’islam est une religion qui vit une crise aujourd’hui partout dans le monde, nous ne le voyons pas que dans notre pays« .

L’islam – et c’est là le problème – n’est pas qu’une religion, c’est un système global théologico-politique. Imaginer ne garder sur le sol français que la part strictement spirituelle de ce système sans plonger dans les méandres des textes juridico-politiques répond sans doute à vos honorables scrupules, mais cela fera échouer le beau projet. Outre le fait que cela fait 14 siècles que l’islam est en crise, depuis la mort de Mahomet. Vous devez exiger des responsables de cette idéologie en France qu’elle accélère la contextualisation de ses textes. EXIGER !

3)  » Faute de mixité, nous avons construit notre propre séparatisme « .

Le séparatisme est une construction intellectuelle d’Occidental. Pour le migrant qui vient en France, l’idéal est de retrouver des personnes qui parlent sa langue et ont la même culture, s’installer à proximité d’eux, pas de se sentir isolé dans des beaux quartiers ou un village perdu. Et cela il eut fallu le savoir avant de décréter le regroupement familial. Je vous l’accorde, nous devons en remercier aussi bien Giscard que Mitterand and Co.

4)  » Sur nos reculs, nos lâchetés, ils ont construit leur projet  »

Erreur, ils l’ont bâti sur le cynisme et l’opportunisme politique clientéliste, par exemple les mosquées financées au mépris de la loi 1905 et l’imposture de la formation d’imams (école de Château-Chinon – où enseigne le frériste Hassan Iquioussen, promoteur de la charia et de la peine de mort pour apostasie dans toute l’Europe… )

5)  » Enseigner davantage la langue arabe à l’école ou  dans un périscolaire que nous maîtrisons  »

Ne serait-il pas plus positif, dans la perspective de l’unité républicaine, de se mobiliser pour que tous les enfants scolarisés en France acquièrent la maîtrise du français ?

Par ailleurs, comment prétendre vouloir  lutter contre le séparatisme en enseignant une langue qui séparera encore davantage ? Croyez vous que les Français non musulmans se mettront spontanément à l’étude de l’arabe, après les tragédies liées à l’islam sur notre territoire ? Alors qu’ils sont souvent – et je peux en témoigner – agacés d’entendre parler arabe à chaque coin de rue dans leur propre pays ? Les populations dont la culture est musulmane se précipiteront peut-être vers ces cours et cela renforcera, malheureusement, leur non-adhésion à la civilisation occidentale.

6)  » Faire émerger une meilleure compréhension de l’islam » .

Complètement d’accord, mais en toute objectivité intellectuelle.

– N’occulter aucun des crimes contre l’humanité ni les centaines de millions de morts commis au nom d’Allah au cours des siècles, par exemple 80 millions de morts a minima lors de la conquête de l’Inde.

– Ne rien occulter des textes coraniques, haddiths et interprétations en tronquant les phrases et versets, ce qui bouleverse leur sens.

Par exemple, le verset  » Aucune contrainte en religion « ,   souvent brandi comme étendard de la tolérance de l’islam et donc de sa compatibilité avec nos démocraties mais dont on oublie qu’il s’adresse aux croyants juifs et chrétiens. Ceux-ci pourront ne pas adhérer à l’islam à condition de payer un impôt (statut de citoyen de seconde zone ou dhimmi). La suite du verset – dans sa version abrogée – précise que le sort des athées, polythéistes etc. sera la mise à mort ou la conversion forcée. Est-ce cela, l’absence de contrainte ?

– Ne pas présenter la civilisation musulmane comme la lumière du monde médiéval en oubliant de préciser que l’islam n’a rien inventé par lui-même. Il s’est contenté de piller le savoir des autres et refléter leur propre génie. Et s’il a été un transmetteur de savoirs, en aucun cas il n’a été en mesure de les faire fructifier dans son intérêt sitôt renvoyé dans ses terres lors de la Reconquista, en témoignent encore aujourd’hui l’extrême pauvreté éducative (si l’on en croit les statistiques relatives à la scolarisation des filles et des femmes, intellectuelle, artistique, littéraire, scientifique, sanitaire, démocratique, technologique, philosophique des pays sous tutelle musulmane).

7)  » Des organisations islamistes, dont le but final est le contrôle complet « .

Je me contenterai de citer Tariq Ramadan (Actes du colloque international des musulmans de l’espace francophone, CIMEF, Adibijan, 2000) :

 » Si d’un point de vue quantitatif, nous pouvons effectivement être considérés comme une minorité en Europe, ce terme ne peut pourtant être admis en tant que tel étant donné qu’une minorité peut avoir un pouvoir décisionnel important alors qu’une majorité peut être mise en marge.  »

Le mérite de la clarté…

Que fait l’État français pour interdire l’accès aux universités aux organisations fréristes ? Rien. Il leur tend l’escabeau.

Je pense en particulier à Tareq Obrou, frériste assumé qui ne s’est jamais officiellement désengagé du projet de califat dont il faisait l’apologie à Bordeaux dans les années 2015  et qui est courtisé par tous les médias.

https://www.islametinfo.fr/2015/02/13/quand-tareq-oubrou-parlait-comme-daesh-du-califat-video-choc/

Comment l’État français cautionne-t-il que monsieur Bianco et d’autres responsables de l’Observatoire national de la laïcité aient étroitement collaboré avec les représentants les plus virulents de l’islam politique (Radia Bakkouch, Nabil Ennasri, Médine etc., tous apologues de la charia) ?

8)  » La loi étendra aussi les motifs de dissolution des associations s’il est établi qu’elles portent des messages qui contreviennent à nos lois et nos principes« .

Combien de temps pour établir cela, connaissant la lenteur administrative française ? Cela leur laissera le temps de s’auto-dissoudre et se reconstituer plus loin.

Et puisque l’on nous répète que nous sommes en guerre, sans vraiment la livrer d’ailleurs, n’existe-t-il pas déjà une législation relative à l’atteinte à la sûreté de l’État ?

9) « Libérer l’islam de France des influences étrangères, en mettant fin de manière apaisée au système de formation des imams à l’étranger et en renforçant le contrôle sur son financement. »

Revenons à Château-Chinon, basée en France et non à l’étranger, dont les cours et vidéos en arabe sont financés par… l’Arabie saoudite, et nous en avons la preuve via trois courriers : un de l’école, un de l’UOIF, un de la FOIE mis en ligne sur Mediapart.

https://blogs.mediapart.fr/mohamed-louizi/blog/310116/les-preuves-du-financement-saoudien-de-l-islamisation-de-l-universite-par-l-uoif-enquete

10)  « Une enveloppe de 10 millions d’euros pour les initiatives qui seront prises par la Fondation pour l’islam de France en matière de culture, d’histoire et de sciences (…) Et la création d’un Institut scientifique d’islamologie  »

Excellente initiative, à ceci près que je doute que cet institut soit autre chose qu’un lieu de controverses continuelles entre exégètes autoproclamés autour de la concordance avec telle ou telle lunaison du voyage aérien de Mahomet entre  la Mecque et Jérusalem sur la Bouraq.

Par exemple, les ulémas à la française seront-ils prêts :

– À reconnaître que les nouvelles technologies permettent une lecture historico-linguistique des textes sacrés, qui n’ont alors plus rien à voir ni avec Mahomet, ni avec la Mecque mais avec des émirs du XIe siècle qui rédigèrent des synthèse entre judaïsme et christianisme, à leur sauce ?

– À entendre que Mahomet  n’est pas un nom, mais un titre qui a été porté par un conquérant arabe de Jérusalem vers 636, c’est-à-dire après la date de la mort du Prophète dans la version traditionnelle ? Que Pierre Bouvard, auteur de plusieurs textes sur le sujet nous dit :  » Le constat le plus étonnant, surtout pour tout musulman, est l’existence d’une majorité de textes témoignant des débuts de l’islam qui ignorent le personnage du  prophète Mahomet « .

– À soumettre les textes à l’analytique textuelle, outil mathématique performant qui permet de définir les époques, les auteurs, les modifications etc. selon les occurrences linguistiques ? Cela remettrait terriblement en cause la notion de Coran incréé.

– À reconnaître que l’arc outrepassé est une invention wizigothe du IVe siècle et non arabe, le Oud un instrument de musique de la vallée de l’Hindus antérieur à notre ère etc. ?

Compliqué quand on n’est que certitude et que toute critique est blasphématoire.

11) Vous avez cité Averroès.

Savez-vous que vous risquez de fâcher la grande majorité sunnite des musulmans de France et du monde qui considère qu’Averroès est un hérétique ?

Ceci dit, de tout mon cœur républicain je vous souhaite sincèrement de réussir dans cette entreprise, notre pays souffre de l’entrisme musulman dans les entreprises, les écoles, de l’agressivité de certains dans les rues et commerces, de l’arrogance de cette religion qui ne peut s’expliquer que par sa formidable inadaptation au réel face à la réussite en tous points de l’Occident, ce ténébreux espace occidental médiéval qui aujourd’hui permet aux musulmans de téléphoner, disposer d’un ordinateur, voyager en avion, bénéficier des traitements médicaux les plus pointus, et hélas aussi… de tout faire pour nous abattre.

Salutations républicaines.

Viviane Lamarlère