D’abord détruire Israël, puis l’Europe et enfin le monde…

Publié le 6 août 2014 - par - 2 497 vues
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hamassaluteLe Moyen-Orient vit aujourd’hui ce que nous connaîtrons chez nous demain, ce que dans un premier temps vivront les juifs de France. Citons ici une interview récente du philosophe Shmuel Trigano :

« L’identité juive française d’après la Seconde Guerre mondiale était totalement inscrite dans la citoyenneté et l’identité nationale française. La remise en question de ce cadre par le multiculturalisme étatique autant que social l’ébranle dans ses fondements. La « République », sans cesse invoquée, semble n’être plus qu’un décor de théâtre vide. Que peuvent y devenir les juifs sinon une minorité marginalisée, voire paria ? Leur isolement social, depuis quatorze ans, a atteint un niveau maximal, sans que personne ne s’en rende compte. La citoyenneté, et donc l’égalité des individus, n’est plus pour eux protectrice dans la mesure où la référence n’est plus l’individu, mais les « minorités » qui, elles, sont d’inégale grandeur (puissance, agressivité, conviction). Mais, d’ici là, les forces vives juives seront, sans doute, déjà parties vers des cieux plus cléments.
« C’est l’unification européenne qui conduit la France, vieux pays centraliste et sûr de lui-même, à s’amoindrir en son sein même. Au profit d’un néant identitaire abyssal qui est le meilleur agent de la décomposition morale, sociale et politique. Le recul de l’État-nation ne peut qu’engendrer la disparition de la démocratie. Le caractère non démocratique du pouvoir européen la met en œuvre dès maintenant, bien sûr au nom des « droits de l’homme ». A-t-on remarqué que leur invocation est devenue la façon dont on réduit à néant les « droits du citoyen » ?
« Au plus fort d’une surenchère identitaire planétaire, le renoncement officiel de l’Union européenne à ses fondements culturels et identitaires nous montre que les civilisations peuvent aussi se suicider. L’islam du djihad mondial est sans doute l’acteur majeur du clash des civilisations dont l’Europe et ses pourtours sont l’arène principale. Il est fort probable que l’Union européenne – tout spécialement la France – connaîtra dans les années à venir de graves conflits identitaires que l’État, affaibli au maximum, ne pourra plus juguler. Qui en sortira vainqueur ? Rien n’est encore dit. »

Les dernières déclarations de Hollande et Fabius attestent de la justesse de cette analyse.
Mais le drame du Moyen-Orient n’est pas seulement celui des juifs, il est aussi celui des chrétiens abandonnés par leur pape et des Kurdes qui sont en première ligne contre la dite armée du califat. Déjà, en Irak, les jihadistes s’emparent de Sinjar et jettent des milliers de personnes sur les routes.
La prise de Sinjar, à 50 km de la frontière syrienne, constitue une nouvelle victoire pour les jihadistes qui ont proclamé fin juin un « califat » à cheval sur l’Irak et la Syrie, après s’être emparés d’importants pans de territoires. Elle provoque une vive inquiétude quant au sort des minorités que la ville abrite. La ville est le foyer historique des Yazidis, une minorité kurdophone adepte d’une religion préislamique en partie issue du zoroastrisme. Les jihadistes les considèrent comme des adorateurs du diable.
Le différentiel logistique, celui qui fait toute la différence est en partie dû aux armes américaines saisies par l’État islamique, alors qu’Obama semble avoir mis du temps avant d’équiper les Peshmergas kurdes en conséquence. Aux dernières nouvelles, ce serait chose faite et les Kurdes sont sur le point de passer de la défensive à l’offensive.

Où étaient-Fabius, Hollande et Obama, quand on a appris que les combats, en Syrie, venaient de faire, en un week-end, la bagatelle de 700 morts s’ajoutant aux 150 000 qui n’avaient pas eu, eux non plus, en trois ans, l’honneur d’un commentaire ?
Pourquoi ne se sont-ils pas pas manifestés quand, depuisdes années des centaines de milliers de morts et pour motif ? Défendre uniquement vos intérêts personnels.

Pourquoi ne parle-t-on jamais des millions de chrétiens déplacés, torturés et assassinés par des islamistes en Syrie, en Irak, au Liban et encore ailleurs en terre d’islam ? Pour ne pas « heurter » la « sensibilité » des musulmans d’Europe ? Pourquoi condamnent-ils Israël qui ne fait que défendre ses civils contre les tirs de roquettes et de missiles perpétrés par des terroristes, des criminels, des maffieux ? Parce qu’ils haïssent Israël et qu’ils veulent voir les musulmans européens descendre dans la rue et y ficher le bazar ?

Quand l’opération militaire de la France fait 1000 morts au Mali, la France officielle ne trouve rien à dire ; par contre, à Gaza, Fabius déclare : « Rien ne saurait justifier la poursuite des massacres.» Ne se rend-il pas compte qu’une telle différence de jugement le décrédibilise totalement ?

Il en est de même de De Villepin, l’Ex-Premier ministre, dont l’attitude agressive vis-à-vis d’Israël apparaît clairement à présent.

Dans Le Figaro, il lance, une attaque virulente contre Israël. Il focalise sa critique virulente sur Israël et ne dit rien, pas un mot sur la politique du Qatar qui finance le Mouvement terroriste du Hamas ?
Mais le Qatar est un gros client de De Villepin qui agit comme Conseil du Fonds Souverain Qatar Investment Authority (QIA). Selon un blog (Temps et Contretemps) : « De Villepin est avocat international. On sait que ses interlocuteurs ne sont pas des fervents amis d’Israël. Il s’est rendu il y a six ans en Iran pour rencontrer l’ancien président Ali Rafsanjani. Il a rencontré Hugo Chavez et l’émir du Qatar, Ahmad al-Tani. Il conseille de nombreuses sociétés arabes. Le chiffre d’affaires de son cabinet d’avocat est évalué à près de 4 millions d’euros par an avec un net de 2 millions ».

Et c’est à la demande de la main qui le nourrit, qu’il écrit cette semaine : « L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire ».

Il ne faut jamais oublier, dans la lecture de la politique française le poids du QIA : le fonds d’investissement souverain de l’émirat du Qatar, présidé par l’émir Tamim bin Hamad al-Thani. Fondé en 2005, il détiendrait selon Hussein al-Abdallah (membre du conseil d’administration du Qatar Investment Authority) « beaucoup plus » que 100 milliards USD d’actifs.

Le QIA contrôle un peu plus de 6 % du capital d’EADS, 15,1 % des actions du London Stock Exchange et 17 % de Volkswagen. Il est actionnaire du Groupe Lagardère à hauteur de 12,83 %. Le 31 mai 2011, QIA a acheté 70 % du capital du club de football Paris Saint-Germain au groupe américain Colony Capital (qui en détenait alors 95,8 %). Le 6 mars 2012, il lui a racheté les 30 % restants.

Le 4 juin 2012, le QIA a acheté 100 % du capital du Paris Handball. QIA achète, à Paris, l’Hôtel Lambert, l’Hotel Kinski, l’Hôtel Landolfo-Carcano, l’Hôtel d’Évreux, le Majestic, l’Hôtel Gray d’Albion, l’Hôtel de Coislin, les immeubles du Virgin Megastore (le 5 juin 2012), de HSBC et du Lido (décembre 2012) sur les Champs Élysée, le Royal Monceau et le Peninsula.
La messe est dite.

Après presque un mois de lâches attaques sur les civils de toutes villes en Israël par le Hamas qui lance des roquettes depuis des écoles, hôpitaux, mosquées, et agences de correspondants de presse ; des agglomérations remplies de civils servant de boucliers, et lieux utilisés comme entrepôts d’armes et munitions.
Le Hamas a investi des centaines de millions de dollars, donnés par le Quatar, l’Union européenne et probablement les États-Unis, sans compter l’appoint du trafic de drogue, pour la construction de tunnels ayant comme but l’infiltration de leurs terroristes pour l’assassinat de citoyens israéliens dans leur pays.
Il a mis continuellement en danger la vie de la population de Gaza, et cette population ne s’est pratiquement jamais révoltée contre leurs dirigeants, car elle sait pertinemment que si elle manifeste, elle est automatiquement anéantie, l’assassinat étant le leitmotiv de cette organisation terroriste.
Les représentants de l’ONU, les correspondants de presse sur place ont constaté ces faits et parfois les ont timidement dénoncés, car ils sont constamment menacés de mort par l’organisation terroriste.

La communauté internationale est totalement consciente de ces faits, mais n’ose pas, non plus, les dénoncer ; c’est plus facile et moins risqué de s’attaquer uniquement à Israël. Et cet état de choses se répète à chaque opération militaire qu’Israël lance ou à chaque guerre contre les terroristes palestiniens.
Pendant que des atrocités sont commises en Syrie, en Libye, en Irak, causant l’assassinat de centaines de milliers de civils et l’exode de millions de personnes, cette même communauté internationale ferme ses yeux et bouche ses oreilles, préférant s’attaquer uniquement à Israël.

Cela rappelle cette vieille histoire, juive évidemment :

« Lorsque ces deux terroristes notoires, à savoir Arafat et Ben Laden, étaient encore de ce monde, ce dernier a demandé au premier :
— Dis-moi, Yasser, est-ce que tu peux m’expliquer ? Depuis des décennies, tu as tué ou fait tuer des femmes, des enfants, des handicapés, des athlètes pendant des jeux olympiques. Tu as pris des otages, tu as fait sauter des avions, tu en as détournés. Explique-moi, car je ne comprends pas. Aujourd’hui on t’appelle Président, les chefs d’État te déroulent le tapis rouge, les journalistes s’arrachent tes interviews et tu reçois des millions des impôts des Européens, des Etats-Unis, de l’ONU. Moi, j’ai fait un malheureux petit attentat et je suis le plus recherché de tous les terroristes. Mais quel est donc ton secret ?
— Yakhmar, t’es idiot ou quoi, lui répond Arafat, moi, je n’ai tué que des Juifs. »

Les forces de Tsahal opérant dans la bande de Gaza ont trouvé un manuel sur la « guérilla urbaine », appartenant aux Brigades Al-Qassam, les brigades terroristes du Hamas qui explique comment la population civile peut être utilisée contre les forces israéliennes. « La destruction d’habitations civiles […] augmente le soutien du peuple à la résistance », peut-on lire dans ce manuel du Hamas.
L’Opération Bordure Protectrice a révélé le vrai visage du Hamas. Cette organisation terroriste fait usage de la population de Gaza comme boucliers humains, mais des boucliers humains consentants, car il s’agit de tuer les juifs pour la gloire du prophète.
Le Hamas est conscient des efforts que Tsahal fait pour éviter les pertes civiles et ce groupe terroriste exploite les efforts de l’armée israélienne en utilisant la population de Gaza contre les forces de Tsahal. Ce manuel explique également que « les soldats et les commandants (de l’armée israélienne) sont limités dans l’utilisation de leurs armes dans des situations qui peuvent conduire aux pertes inutiles de civils et à la destruction non nécessaire d’infrastructures civiles. Il est difficile pour eux de faire usage de leurs armes à feu, en particulier lorsqu’ils effectuent des tirs de couverture [d’artillerie par exemple]. »

Le Hamas connaît pertinemment les efforts de Tsahal pour éviter de toucher les civils. « la présence de civils créée des poches de résistance » qui causent trois problèmes majeurs pour l’avancée des soldats de Tsahal :
— Des problèmes pour ouvrir le feu ;
— Des problèmes liés au contrôle de la population civile pendant et après les opérations ;
— L’assurance de fournir des soins médicaux aux civils qui en ont besoin.

Pendant ce temps, Obama aurait exigé que Netanyahou accepte un cessez-le-feu immédiat, unilatéral et l’aurait informé que les USA s’étaient engagés à mettre fin au blocus de Gaza. Netanyahou a souligné que le gouvernement des USA sapait le cessez-le-feu en substituant à la médiation égyptienne celle du Qatar et de la Turquie, rappelant à Obama que le Qatar, aligné sur les « Frères musulmans », finance et fournit des armes au Hamas et à d’autres groupes terroristes y compris l’ISIS (EI). Il pourrait avoir aussi souligné que le premier ministre démagogue de Turquie a accumulé des sentiments antisémites et anti-israëliens hystériques et un antisémitisme vil, exigeant même que sa propre communauté juive condamne Israël.

Obama aurait répondu en disant à Netanyahou qu’il n’était pas en position de conseiller à l’Amérique qui devrait agir comme médiateurs. Nancy Pelosi, leader de la minorité [démocrate] à la Chambre des Représentants, déclara à CNN que les USA doivent coopérer avec les Qataris « qui m’ont répété sans cesse que le Hamas est une organisation humanitaire ». Qu’un leader démocrate au Congrès puisse décrire comme « humanitaire » une organisation génocidaire avec des objectifs semblables à ceux d’al-Qaïda, dont la charte appelle explicitement à la destruction d’Israël et au meurtre des Juifs, certes Nancy Pelosi est une gauchiste, et lorsque l’ont voit l’œuvre des gauchistes auprès de notre gouvernement français, plus rien ne nous étonne.

Ce conflit a été un coup de poignard contre Israël de la part d’un groupe terroriste promouvant la culture de la mort et du martyr reflété dans le slogan souvent cité du Hamas : « Les Juifs désirent la vie et nous désirons une mort en martyr ». Nous ne faisons pas face à une entité recherchant son indépendance. C’est un conflit entre le bien et le mal.

Les Israéliens, en tous les cas ceux qui ont encore des illusions sur Obama, s’attendaient à ce que les États-Unis condamnent le Hamas qui ciblent des civils israéliens et multiplient les victimes parmi leur propre peuple qu’ils utilisent comme boucliers humains et présentent ensuite au monde avec jubilation comme victimes de la tyrannie israélienne. Au lieu de cela, Obama s’est mis en avant en soutenant hypocritement le droit d’Israël à se défendre tout en luireprochant une réponse disproportionnée lors de représailles contre la source de rockets dont les postes de commandement et les sites de lancement de missiles sont délibérément inclus dans des bâtiments de l’ONU, des écoles, des hôpitaux et des mosquées.

Les Égyptiens et d’autres États arabes modérés maintiennent que depuis son discours initial au Caire en 2009, le président Obama se révèle comme un soutien des « Frères Musulmans » – à l’origine du Hamas – qu’ils considèrent, à juste titre, comme une organisation terroriste fondamentaliste islamique.

Ils considèrent qu’avoir sapé les propositions de cessez-le-feu égyptiennes et s’être tourné vers le Qatar et la Turquie – soutiens des « Frères Musulmans » et du Hamas – comme un autre exemple de la trahison de ses alliés par les USA et de négociation avec leurs ennemis. Cela s’est reflété dans la proposition initiale de cessez-le-feu de Kerry parrainée par le binôme Qatar/Turquie, unanimement rejetée par le cabinet israélien, et qui aurait pu être rédigé par le Hamas.

Les scènes sanglantes de victimes palestiniennes mises en lumière par les médias du monde auraient dû être mises sur la responsabilité directe du Hamas qui a orchestré ce cauchemar délibérément. Au lieu de cela, le comportement du président Obama a simplement encouragé le Hamas à poursuivre sa stratégie barbare, avec la conviction que les USA viendraient les arracher de la défaite et les récompenser pour leur engagement dans le terrorisme.

Michel Ciardi

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