Dahmane, le conseiller de Sarkozy, ne masque plus sa haine de la France… et sa servitude pour l’Algérie

Publié le 17 mars 2011 - par - 4 432 vues

Abderahmane Dahmane, Algérien de coeur, ex agent électoral et ex conseiller de Sarko, se croyait-il proconsul en France ? On le dirait bien, à voir son dernier déballage à répétition, dont le dernier épisode (1) nous le montre en train de lâcher Boubakeur, son allié de la veille, d’évoquer la guerre d’Algérie, de dénoncer des “traîtres”, de suinter sa haine contre la France et d’appeler Bouteflika à s’ingérer dans les affaires intérieures de notre pays.

Rappel des épisodes précédents :

Qui est Dahmane ? Avant son dernier éclat, il grimpait l’ascenseur social avec beaucoup de discrétion, rémunéré par la France mais au service de l’Algérie. La discrimination dont ses coreligionnaires seraient victimes et dont il se plaint beaucoup ne l’empêcha pas de devenir inspecteur général de l’Education nationale (en principe, il l’est toujours) et même, temporairement, conseiller de Sarko (dernièrement viré pour ses éclats). Tout ceci en ayant commencé comme simple conseiller d’éducation, et malgré un manque de maîtrise émotionnelle qui aurait du, en principe, lui fermer l’accès à des postes de haut niveau, dont il n’a de toute évidence pas le potentiel.

Pour le présenter, nous ne saurions mieux faire que le site Djarairess (2), qui écrivait de lui ceci en 2009, lors de sa promotion comme inspecteur général de l’éducation :

“Belle promotion pour ce fidèle du président Nicolas Sarkozy. Hier, le Conseil des ministres a annoncé sa nomination au très prestigieux poste d’inspecteur général de l’Education nationale française. Ce poste fait de lui presque l’équivalent des ministres avec les risques en moins. À 60 ans, ce militant acharné du sarkozysme a été récompensé pour ce dévouement. Ancien conseiller d’éducation, M. Dahmane aura connu une belle carrière grâce à celui qui l’avait d’abord nommé secrétaire national au parti UMP, puis conseiller technique à l’Elysée. Dans son parcours, M. Dahmane n’a jamais renoncé à son appartenance algérienne. Bien au contraire, il a été de tous les combats pour leurs droits. Et sur un plan personnel, nombreux sont ceux qu’il a aidés à régulariser leur situation administrative.”

Les rapports avec Sarkozy connaissent ensuite des hauts et des bas. On se quitte, on se retrouve. En janvier, Sarko rappelle Dahmane auprès de lui comme conseiller à la diversité. Il le vire sèchement en avril pour s’être opposé au débat sur la laïcité, ceci le jour même où Dahmane était à Nice en mission “de médiation” sur une affaire de prières de rue. Les débordements émotionnels de Dahmane le conduisent à multiplier les interviews, et à élever le ton chaque jour un peu plus. Dans celle à Rue 89 (6), il “se contentait” de récriminer et d’exiger. Dans la dernière, celle à Tsa-Algérie, il rejoue la guerre et dénonce les “traîtres”. Il multiplie aussi les ruptures, d’abord avec Sarko, puis maintenant avec Boubakeur, hier encore son allié dans l’exercice de hurlements médiatisés contre le débat sur la laïcité et de découpe devant caméras de cartes de l’UMP (3) (4).

Au delà des aspects comiques de ces crises de nerfs à répétition, il y a plus grave.

D’abord, Dahmane, qui suinte la haine contre la France et se sent toujours mobilisé dans la guerre d’Algérie (1) est, en principe, toujours inspecteur général de l’éducation nationale (2) et il a donc pouvoir sur les programmes scolaires. Et nous qui nous demandions comment il se faisait que les programmes scolaires oublient nos grands hommes, réécrivent l’histoire de France et appellent à la repentance à tout propos … on dirait qu’on a maintenant une partie de la réponse.

Ensuite, en tant qu’agent électoral et conseiller du prince, Dahmane a une action au service de l’Algérie et des Algériens qu’il ne dissimule même pas.

Il agit pour la “discrimination positive” (comprendre : discrimination contre les Français de souche) et manoeuvre auprès de communautés sans histoires comme la communauté chinoise (“J’ai aussi retissé des liens avec les Africains, avec les Chinois en créant le Conseil national des Asiatiques de France.”) (6)

On a l’impression qu’il se croit proconsul en France. Il indique à Sarkozy quels propos il doit tenir ( “J’avais dit à Sarkozy qu’il ne pouvait pas tenir de tels discours s’il voulait devenir le Président de tous les Français. “). Il voudrait, semble-t-il, qu’un froncement de sourcil de sa part fasse limoger un ministre en un instant (6), dès la moindre allégation de racisme, pour une plaisanterie douteuse (Hortefeux et les Auvergnats) ou même sans rien de criticable (Morano et les casquettes à l’envers). Il menace de manifestations, de dynamitage électoral. Il ordonne, et il est surpris quand Sarko n’obéit pas. Il insinue que, quand le toutou est sage, son maî-maitre le récompense, en tous cas c’est qu’il dit (” Il avait nommé un préfet musulman, il avait tenté de structurer l’islam avec le Conseil français du culte musulman. Il avait été récompensé. “)

Au moment de cette première interview, Boubakeur était dans le même délire de toute puissance (3) ( “Non, non, non, je dis non” ; « Je souhaite que ces débats soient annulés par le Président de la République ! »).

Depuis, Boubakeur, qui a obtenu satisfaction partiellement, a baissé le ton, ce qui lui vaut d’être traité par Dahmane de traître à l’Algérie sur le site Tsa (1). Quelques extraits :

“Vous voyez par exemple les Algériens s’associer à ce débat? Je ne crois pas. Nous n’allons pas trahir nos martyrs qui se sont battus pour préserver leur islamité et leur culture musulmane contre le colonialisme.”

Monsieur Dahmane, je vous rappelle que ce débat a lieu en France, et c’est la culture française qui est fondée à s’y déployer. Si un pays étranger ou une communauté étrangère cherche à gagner de la place pour sa culture au détriment de la notre, c’est cette communauté qui se comporte en colonialiste.

Mais à quelque chose, déballage est bon. Dahmane balance à tout vat. Il nous indique quels sont ses alliés dans sa douteuse entreprise. Les noms fusent. Prenons note :

” Nous sommes soutenus par une partie des hommes politiques français de gauche, les gaullistes, les verts. Je veux aussi rendre hommage à François Fillon (premier ministre français, ndlr) et à Alain Juppé qui sont contre ce débat et à Jean-Louis Borloo qui a dit hier qu’il n’était pas là pour tirer sur l’islam.”

Mais Boubakeur, allié d’hier, est devenu un traître :

“Dalil Boubakeur n’a jamais été crédible donc il n’y aura pas d’impact sur l’image de l’Algérie. Il n’y a aucun musulman qui a envie de soutenir monsieur Boubakeur. Il a trahi les valeurs algériennes.”

Enfin, Dahmane, comme le faisait hier Boubakeur (7), appelle ouvertement le Président algérien à s’ingérer dans les affaires intérieures françaises :

“Je m’adresse au président de la République algérienne et à nos compatriotes pour qu’ils refusent d’être ainsi stigmatisés et marginalisés dans la société française.”

Bien sur, comme d’habitude, il cherche à punir. Ici, c’est la grande mosquée de Paris qu’il propose de priver de subventions :

“C’est très simple, aujourd’hui c’est l’Algérie qui budgétise la Mosquée de Paris. Les Algériens et l’ensemble des musulmans de toute nationalité qui ont une admiration pour l’Algérie et sa révolution sont étonnés que nous budgétisions des traîtres. Comment le président de la République algérienne, qui est quand même le garant des valeurs de la révolution, peut-il continuer à budgétiser une mosquée à la tête de laquelle il y a un traître? Je le dis sincèrement. Il faut que le président mette fin à cette situation.”

Au passage, nous avons appris que la Grande mosquée de paris était financée par l’Algérie. On s’en doutait, mais merci de l’aveu.

Et merci aussi de cet autre aveu :

“Il y a des centaines de mosquées attachées à l’Algérie que nous pouvons financer.”

Avis à Monsieur Ghaino, qui disait il y a peu qu’il n’y avait pas de débordements dans les prêches en ce moment (8).

Les agents doubles en pleine crise de nerfs, c’est quand même utile !

Catherine Ségurane

(1) Dahmane se lâche :
http://www.tsa-algerie.com/divers/abderrahmane-dahmane-aucun-musulman-n-a-envie-de-soutenir-monsieur-boubekeur_14800.html
(2) Dahmane présenté par le site pro Algérien Djarairess :
http://www.djazairess.com/fr/liberte/109322
(3) En pleine crise, Boubakeur donne des ordres à Sarko :
https://ripostelaique.com/les-masques-tombent-boubakeur-et-dahmane-appellent-tous-les-musulmans-a-quitter-lump.html
(4) Carte de l’UMP déchirée à la mosquée de Paris :
http://www.rue89.com/2011/03/11/outre-par-le-debat-de-sarkozy-un-musulman-dechire-sa-carte-de-lump-194446
(5) Dahmane médiateur dans l’affaire des prières de rue à Nice :
http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/nice-le-conseiller-de-nicolas-sarkozy-limoge-en-direct
(6) Interview d’Abderrahmane Dahmane dans Rue 89 :
http://www.rue89.com/2011/03/12/sarkozy-sest-definitivement-coupe-des-musulmans-194583-0
(7) Boubakeur pleuniche contre l’islamophobie française auprès de Bouteflika :
https://ripostelaique.com/Boubakeur-pleurniche-contre-l.html?var_recherche=boubakeur
(8) Guaino n’a pas remarqué de débordements dans les prêches :
https://ripostelaique.com/a-peine-nomme-claude-gueant-donne-deja-des-gages-aux-islamistes.html

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