Dalil Boubakeur et les dures exigences du mensonge

Publié le 8 septembre 2014 - par - 1 730 vues
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Ri7Boubakeur-pinocchioIl en aura fallu, du temps, du sang, des larmes et des souffrances pour que, du bout de ses lèvres délicates de siroteur de thé à la menthe, Monsieur Dalil Boubakeur, huile de l’Islam-en-France, daigne enfin considérer ses frères djihadistes pour ce qu’ils sont : des tueurs, des assassins, des ordures justifiant leur sadisme de nazis par l’observance stricte du message coranique (ou l’inverse, c’est comme on veut).

http://actu.orange.fr/une/etat-islamique-2-responsables-musulmans-francais-condamnent-les-decapitations-afp-s_CNT0000003Tk20.html

Les grands nuls qui nous assènent jour après jour la désinformation orchestrée par leurs employeurs nous parlent à tout bout de champ de « décryptage ». Un besoin aussi pressant que d’autres, intimes quant à eux. Décryptons donc, pour leur obscure gouverne.

Monsieur Boubakeur déplore les décapitations. « Coran détourné », dit-il. Mais non ! C’est écrit dedans, en toutes lettres. Egorgez bien ! Même l’imam de Petaouchnok le confirme. En vérité, c’est le Coran qu’il faut changer voire supprimer, d’urgence, un point c’est tout. Mais de cela, il ne sera jamais question dans le discours de notre « conscience nationale ». Trop dangereux, exposant à la sanction suprême. Silence complice ou gorge tranchée, le choix est vite fait.

Nous sommes loin de la Réforme. Pour une raison simple, que Monsieur Boubakeur nous glisse aimablement à l’oreille : « l’Islam est notre affaire, à nous musulmans. Ses viscères en feu sont les nôtres, exclusivement. Nous souffrons et traitons le mal entre nous, loin du regard mécréant. Les histoires de wahhabites et d’alaouites, de sunnites et de shiites, de califes et de vizirs, de La Mecque et de Médine, etc., ça ne concerne que nous, et vous nous contrariez grandement en faisant votre ordinaire de la prétention à vous en mêler ».

Alors, pourquoi ce soudain sursaut de compulsionnelle vertu, de la part d’un gardien du Dogme  ? Pour une raison facile à comprendre. Écoutons la pensée du démiurge du 5è arrondissement de Paris : « Les frères un peu turbulents du Levant se sont mis à trucider des journalistes américains. Proprement, reconnaissons le cependant. Du travail de pros. Mais ces crétins ont fait des films. Nous estimons qu’ils vont trop loin en exhibant ainsi leurs actions. Et nous le disons. L’égorgement doit être réservé aux ovins que Dieu a créé pour l’Aïd autant que pour la laine et le cuir retourné. En tout état de cause, il doit demeurer, répétons le, affaire strictement privée ».

Le problème, cher Recteur, est que votre discours lénifiant tourne de plus en plus en rond dans la tête des citoyens de ce pays. Un peu court, désormais, comme les deux compatriotes d’Obama privés sur ordre d’Allah de leurs capacités à réfléchir. Il va falloir trouver autre chose. Mieux. En un mot, crédible.

C’est aussi basique que cela. Monsieur Boubakeur tente d’éteindre, mollement, l’incendie quotidiennement attisé par la Parole dont il est une vestale. C’est là la contradiction essentielle de ce qu’il nous présente comme une religion de paix, d’amour et de tolérance. Seul un redoutable orgueil de prince confiné dans ses murs et refusant la lumière de l’extérieur lui permet de tenir sans grimacer outre mesure cette position de grand écart.

Jean Sobieski

 

 

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