Dallas, Bâton Rouge : le racisme n’a pas de couleur

Publié le 22 juillet 2016 - par - 9 commentaires - 730 vues
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ValeursActuellesracismeantiblancsLes récents assassinats de policiers Blancs, par des tireurs embusqués Noirs, dans les villes de Dallas (Texas) et de Bâton Rouge (Louisiane) montrent les limites de l’antiracisme politiquement correct que la classe politique, depuis des années, s’évertue à imposer aux États-Unis.

Rappelons d’abord, parce qu’on ne le répétera jamais assez, qu’une race est une entité strictement génétique qui, dans l’espèce humaine, est (plus ou moins bien) définie par la physionomie et la couleur de peau, sans pour autant présenter, en dehors de ces caractères, de particularités anatomiques ou physiologiques notables – du moins par rapport à l’importante diversité génétique existant, dans n’importe quelle race, entre les individus qui la composent. Une ethnie, en revanche, est une population humaine qui se définit par ses caractères culturels (langue, religion, etc.) qui lui sont spécifiques au point de générer des comportements xénophobes vis à vis de toute autre ethnie : autant le métissage interracial ne pose en lui-même aucun problème génétique, autant des cultures différentes ne sauraient se mélanger – au mieux elles s’ignorent, au pire elles se combattent.

Les Afro-Américains, on le sait, sont issus de la traite négrière qui, au XVIIe siècle, a amené en Amérique un grand nombre d’esclaves achetés sur les côtes africaines. La pratique de l’esclavage s’est poursuivie aux États-Unis jusqu’à la guerre de Sécession (son abolition définitive date de 1865), laissant place à une ségrégation raciale qui a elle-même perduré jusqu’au milieu du siècle dernier. Il est clair que ces pratiques étaient fondamentalement racistes – étant entendu que les chefs Africains qui organisaient des razzias pour alimenter le trafic d’esclaves ne valaient pas mieux, de ce point de vue, que les négriers Européens qui transféraient ces esclaves vers les Amériques et que les colons qui, à l’arrivée, en prenaient possession. Étant entendu aussi qu’il n’est pas évident de porter un jugement catégorique sur des comportements datant de plusieurs siècles et ayant relevé d’une éthique (qui était celle de l’époque) fort éloignée de celle qui a cours aujourd’hui. Reste le fait que c’est bien au nom d’une prétendue « infériorité » raciale que ces captifs Africains ont été voués à l’asservissement – esclaves parce que Noirs.

En revanche, depuis plus d’un demi siècle, la lutte pour l’égalité des droits civiques a porté ses fruits, et la communauté Afro-Américaine non seulement n’a plus souffert d’aucune oppression, mais en outre a bénéficié d’une discrimination positive dans divers domaines, et en particulier à l’entrée des universités. De nombreux Noirs ont donc fait des études et réussi professionnellement, tant dans des activités libérales que dans la fonction publique – l’un d’eux étant même devenu Président des Etats-Unis ! Malgré cela, les Noirs sont encore loin d’avoir totalement rattrapé, en moyenne, leur retard socioculturel sur les Blancs : ils comptent deux fois plus de chômeurs, leur salaire moyen est de 40% inférieur, et ils vivent souvent dans les villes les plus pauvres, donc dotées de moins bons services publics, notamment en matière d’éducation. Ce qui explique en partie un niveau de criminalité plus élevé : les Noirs (qui ne représentent que 13% de la population totale) constituent environ 40% de la population carcérale et 50% des auteurs de braquages et de meurtres.

Criminels parce que Noirs ? Évidemment pas. Criminels parce que miséreux et abandonnés à eux-mêmes, mais ils ne sont pas les seuls : il existe aussi, surtout depuis la désindustrialisation, de nombreux Blancs qui sont dans la misère et parfois dans la délinquance. Mais sur ces derniers, personne ne s’apitoie. Sur les Noirs, si – parce que Noirs. C’est en effet une mode bien établie dans l’intelligentsia des pays développés que de s’autoflageller pour les méfaits que ces pays ont pu commettre autrefois, ainsi que de s’apitoyer sur les peuples qui en furent victimes, ce qui est le cas des Afro-Américains. Ceux-ci, bien qu’ayant adopté des éléments culturels importants (langue et religion) de leurs anciens maîtres Blancs, sont restés marqués par l’histoire de l’esclavage et des sévices subis, et par la culture victimaire qui en résulte. Le sentiment de culpabilité dans la classe dominante Blanche et les discours officiels de repentance qui en ont été l’expression n’ont fait hélas qu’aggraver cette victimisation.

Pourtant, les Noirs Américains pourraient utilement comparer leur situation socio-économique à celle de leurs ethnies d’origine restées en Afrique : ils s’apercevraient peut-être que, pour condamnable que l’esclavage de leurs ancêtres ait pu être moralement, les descendants de ces esclaves, eux, ne s’en sortent pas trop mal. Or, en accusant les Blancs d’avoir été, voire d’être toujours, l’unique cause de leurs difficultés actuelles, les Noirs excusent à bon compte leurs racailles tout en revendiquant leur appartenance raciale et leur désir de revanche, ce qui ne peut que les marginaliser encore plus par rapport au reste de la société américaine. De fait, la ségrégation raciale qui avait considérablement diminué dans la deuxième moitié du siècle dernier suite à la législation sur les droits civiques, s’est stabilisée à un niveau relativement élevé témoignant d’un communautarisme actuellement irréductible.

Ségrégation raciale ?… En réalité, ségrégation ethnique, donc culturelle : victimisation d’un côté, culpabilisation de l’autre – la génétique n’a rien à y voir. Mais, contrairement à l’adage populaire, c’est, en cette affaire, l’habit qui fait le moine : l’habit, c’est la couleur de peau qui n’est rien d’autre qu’un marqueur, mais un marqueur redoutable car il interdit aux individus d’échapper à l’emprise de leurs ethnies respectives. On est « Black » dans un quartier pauvre, donc a priori racaille ; on est « White », donc a priori raciste, surtout si on est flic. Or ceux qui se sont fait assassiner l’ont été parce que Blancs : si la race est génétique, le racisme, lui, est culturel et il n’a pas de couleur.

Il n’existe pas de sociétés multiraciales heureuses. Dans une société heureuse, les différences raciales n’ont en effet aucune raison de se maintenir parce que le métissage finit toujours par mélanger les gènes – c’est d’ailleurs ce qui commence (timidement) à se produire dans les classes moyennes et aisées de la société américaine. Si donc une société reste multiraciale, c’est parce qu’il existe, entre les races concernées, des clivages culturels qui s’opposent au métissage. Et ce sont ces clivages culturels qui, s’ils ne sont pas résorbés par une action politique volontariste, peuvent conduire un pays à la « libanisation », voire à la guerre civile. L’erreur fondamentale de l’antiracisme politiquement correct a été de croire qu’il suffisait de décréter que « les races n’existent pas » pour supprimer le racisme, tout en fermant les yeux sur les vraies sources du racisme, à savoir les incompatibilités culturelles – on est même allé jusqu’à frapper d’anathème, en tant que « discours de haine », tout constat objectif de ces incompatibilités ! Que cet antiracisme stupide ait été non seulement inefficace mais en outre contre-productif ne doit donc pas nous étonner.

Nous aurions tort de nous croire, en France, à l’abri de ce problème racial. Non seulement nous avons nous aussi pratiqué l’esclavage, mais nous avons en outre colonisé de nombreux pays dont les ressortissants viennent aujourd’hui nous demander des comptes : ceux qui, chez nous, s’appellent les « Indigènes de la République » suivent à peu près la même logique morbide que celle des Noirs Américains les plus radicaux. Au nom du même antiracisme stupide que celui de la classe politique américaine, nous tolérons des discours et des comportements hostiles, nous acceptons des accommodements dits « raisonnables » avec des pratiques culturelles qui devraient être réprimées, et même en cas de délit avéré, nos policiers sont tétanisés à l’idée d’être accusés de racisme – on se souvient des émeutes de 2005 faisant suite à deux morts accidentelles dans lesquelles la responsabilité des forces de l’ordre avait été engagée. L’exemple américain doit donc nous servir de leçon : derrière les belles consciences qui, au nom du dogme antiraciste, sont instrumentalisées pour manifester contre « les violences policières » risquent bien de se profiler des meurtriers qui, eux, seront tout ce qu’il y a de plus racistes…

Jean-Marie Blanc

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Notifiez de
laurent k.

l’idéologie actuelle est la culpabilité de la COLONISATION si vous substituez ce mot par INVESTISSEMENT cela change totalement la france a colonisé l’algérie : ok la france a investi en algérie mais le FLN lui a fait la guerre et a viré les chrétiens par d’atroces sévices et là ça change tout le fil de l’histoire et le courant politique du moment mais d’où vient ce courant politique, de la FRENCH AMERICAN FOUNDATION qui verrait bien la france envahie par les musulmans ce qui conduirait à une guerre telle que les balkans ont connu dans les années 90 après tout… lire la suite

Antitotalitaire

On confond trop souvent société pluriethnique et société multiculturelle, la seconde apparaît comme un « forçage « artificiel et génère des situations délétères. L’Inde par exemple est une société pluriethnique pas multiculturelle (forte majorité hindoue, grosse minorité musulmane plurolinguisme, l’Afrique du Sud société hyperviolente se situe dans un entre-deux depuis la disparition , certes justifiée, de l’apartheid(sauf que le nombre de musulmans y est dérisoire et que les tensions sont de nature ethnique ), les États-Unis dont à l’autre extrémité de cette vision, mais c’est en Europe que le pire se réalise, le multiculturalisme est un détonateur. Noter que c’est une femme… lire la suite

En tant qu’européen du Sud mariée à une antillaise, je vibre à l’unisson de cet article. Pour qu’une société multiculturelle puisse prospérer, il faut un pouvoir politique extrêmement fort et déterminé, comme la Yougoslavie du temps de Tito, mais nous connaissons malheureusement la suite des événements … Le métissage ne concerne que les gènes et son équivalent pour les cultures est la « créolisation ». Alors que le métissage est prévisible selon les lois de la génétique, la créolisation peut faire naître quelque chose d’entièrement nouveau et d’inattendu : par exemple, le jazz né de la rencontre des rythmes africains et des… lire la suite

Lug

Une société multiculturelle ne fonctionnera jamais. Le communautarisme instinctif des diverses ethnies en présence l’empêchera toujours de fonctionner.

Quand au métissage au à la créolisation, cela ne signifie ni plus ni moins dans le cas des Européens de disparaître génétiquement et culturellement, noyés sous les masses du Tiers-Monde !

spahis

pourtant, la france elle même (sans les noirs, sans les magrébins) est le produit du multiculturalisme. Avant, il y’avait ici des tribus incultes, illettrées, qui croyaient que le ciel allait leur tomber sur la tête. Ensuite, les romains sont arrivés avec leur culture apporter la civilisation. La france est née de ce brassage, de ce multiculturalisme, donc. Les romains eux-mêmes ont appris la civilisation des grecs qui, à leur tours ont puisé de l’egypte antique, pays de « noirs aux cheveux crépus » (selon le témoin occulaire, hérodote, le père de l’histoire). Donc réjouissez vous du multiculturalisme…

Nivernais

Ce ne sont pas les antiracistes qui auraient « décrété que les races n’existaient pas », ce sont les découvertes en biologie qui ont constaté leur non existence.

spahis

tout ce charabia parce que des noirs, fatigués de voir beaucoup des leurs tués froidement alors qu’ils étaient sans armes et ne présentaient aucune menace, ont décidé de réagir…Où était donc l’auteur de cette logomachie indigeste, incohérent et misérablement raciste lorsque des policiers blancs tuaient lâchement des noirs sans armes? Lorsque hier seulement, un éducateur spécialisé noir, couché, les mains en l’air a reçu, malgré tout une balle de la part de policiers blancs? Et de quel clivage culturel parle vraiment ce monsieur blanc? Les noirs américains, présents de plus plus de 4 siècles aux usa n’auraient pas la même… lire la suite

Lug

En France, ceux qui foutent le bordel sont le plus souvent des Maghrébins ou des Noirs. Incroyable, aux USA c’est pareil !

maujo

M. Saphis, lisez un article récent (à rechercher sur Dreuz) il y a autant de blancs sinon plus que de noirs tués par la police, et le nombre important de meurtres souvent violents est le fait de noirs entre eux, mais cela, les medias de la desinformation preferent l’ignorer, c’est mieux de traiter les blancs de racistes, c’est dans l’air du temps.