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Dallas : le multiculturalisme ne peut mener qu’au désastre

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La tuerie de Dallas est révélatrice du volcan racial sur lequel vit la société américaine depuis des siècles. Ce massacre de policiers blancs, qui a fait 5 morts et 7 blessés parmi les forces de l’ordre texanes, est la énième illustration de la grande illusion d’une société multiraciale harmonieuse.
C’est une scène de guerre, avec des armes de guerre utilisées par un ou plusieurs snipers, à laquelle nous avons assisté pendant la manifestation du mouvement “Black Lives Matter” ( les vies noires comptent ). Des snipers noirs qui voulaient “tuer des policiers, des policiers blancs”.

 

policiers américains assassinés

Depuis l’année 1619, date de l’arrivée des premiers esclaves noirs sur les côtes de la colonie anglaise de Virginie, jusqu’à l’élection de Barack Obama, le long combat des Noirs pour obtenir liberté et égalité, n’aura pas débarrassé le pays du racisme.
Au contraire. Obama, qui espérait réconcilier les communautés, a totalement échoué.
Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il a été élu sur un vote racial ? 90% des électeurs noirs ont voté pour lui. Ce vote illustre à lui seul la fracture raciale béante de la société américaine. Dans la plus grande démocratie du monde, on n‘a pas voté pour un programme, mais pour une couleur de peau !
Les uns verront dans ce massacre un juste combat pour venger la mort récente de jeunes Noirs abattus par des policiers blancs, à Bâton Rouge, à St Paul, à Brooklyn. Les autres y verront la preuve que les Noirs ne s’intègreront jamais.
Mais le fait est là : c’est la spirale de la haine qui s’est enclenchée, faisant craindre un embrasement du pays, comme en 1968 qui vit des émeutes dans 125 villes, ou comme en 1992 qui mit Los Angeles dans un état insurrectionnel généralisé.
Le célèbre “I have a dream” de Martin Luther King, qui rêvait en 1963 d’une société apaisée et égalitaire, n’est pas près de se réaliser.
“…nous nous sentons impuissants à vous empêcher d’instiller de la rage  dans nos muscles avec votre haine blanche. Mais nous avons la haine aussi”, écrit un professeur noir.
“C’est la guerre, prépare toi Obama, préparez vous, salopards de Black Lives Matter…la vraie Amérique va venir vous chercher”, tweete un ultraconservateur connu.
Nos apôtres de la diversité devraient nous dire ce qu’ils pensent de la société multiculturelle américaine…
Les Américains n’ont guère le choix. Ils doivent vivre avec une société multiraciale née de la lointaine période esclavagiste. Condamnés à vivre ensemble, on ne peut que leur souhaiter de guérir leurs blessures, ce qui n’est pas facile dans une société armée jusqu’aux dents et où les policiers risquent leur peau quotidiennement.
Mais pour nos dirigeants européens, qui n’ont pas hérité d’une société multiraciale, la tragédie de Dallas devrait servir de leçon et leur ouvrir les yeux. Il n’y aura JAMAIS de société pluriethnique harmonieuse. C’est impossible. Les rancoeurs accumulées depuis l’esclavage et la colonisation ne s’effaceront jamais.
Nos élites mettent le couvercle sur la marmite, nous cachant systématiquement les preuves du naufrage de l’intégration, mais c’est reculer pour mieux sauter.
Il ne suffit pas de supprimer le mot “race” du vocabulaire officiel pour réussir l’intégration !
Le meilleur gage d’harmonie entre les peuples de cultures différentes, c’est le chacun chez soi. Nos élus, sourds et aveugles aux réalités, ont fait le choix opposé de l’ouverture totale des frontières, avec une immigration de masse qui ne partage pas nos valeurs.
C’est du suicide. Le choc des cultures nous mènera au désastre et nous connaitrons bientôt une situation à l’israélienne : un état de guerre quasi permanent, avec un policier ou un soldat tous les dix mètres.
Ce sera pire qu’aux Etats-Unis, car à la fracture raciale, s’ajoutera le danger d’un l’islam radical conquérant, qui ne reconnaît pas la loi républicaine.
Tel sera l’héritage que les illuminés qui nous gouvernent lègueront aux générations futures. Et ces fossoyeurs de la nation ont la prétention d’être plus intelligents que le peuple ! Nous sommes dirigés par des fous.
Jacques Guillemain