Dans la redoute des dieux pervers

Jusqu’à une époque très récente, lorsqu’un pouvoir était injuste, il essayait soit de camoufler cette injustice, soit de la nier, soit de trouver de fausses bonnes raisons à l’injustice mise en œuvre.

Lorsqu’on parle désormais de pouvoir, il s’agit du Deep State, de la sphère d’influence de Soros, de Gates, de Robin Di Angelo, qui gangrènent la société de l’éducation à la santé en passant par les médias. Ce pouvoir entend tout détruire, la famille, l’enfance, les nations, l’humanité même, en leur essence la plus profonde. Une gauche perverse est à l’œuvre, qui sévit partout.

Aujourd’hui, c’est sans complexe que ce pouvoir assume l’arbitraire. Non pas comme les dictatures à l’ancienne, à coup d’arrestations matinales sur dénonciations, à coup de cravache et de bottes. Mais dans un « en même temps » assumé, où la morale n’existe plus, ou si les termes « justice », « égalité », « liberté » sont encore utilisés par ces oligarques parfaitement dégénérés à nos yeux, ils sont devenus des coquilles vides au service du bon vouloir d’êtres sans morale, à ce point certains d’être supérieurs et de n’avoir aucun compte à rendre qu’ils s’estiment sans nul doute des êtres à part, dispensés d’avoir à rendre des comptes ou de s’abriter derrière quelque logique ou loi que ce soit. Ils préparent ainsi un « grand reset » cauchemardesque où toute une population sidérée n’aura que la possibilité de subir ordres stupides et vérités modifiées de jour en jour au bon vouloir de ces monstres qui feraient passer le Big Brother d’Orwell pour un saint.

Le Covid-19 a néanmoins permis de révéler l’étendue de cette folie furieuse. Non, les gouvernements n’ont pas hésité, ne se sont pas contredits involontairement. Les incohérences que l’on a citées régulièrement (le masque inutile puis obligatoire en est un exemple, la sortie de Véran expliquant que le confinement est une absurdité puis le préconisant avec zèle, en est un autre) ne sont pas comme le dénonce peut-être avec naïveté le professeur Perronne des erreurs. Depuis le départ – qui ne date pas d’hier, avec une bulle d’essai en 1989 : la grippe H1N1 – tout a été fait pour perdre les populations, les sidérer, les pousser à ce que Henri Laborit appelait « l’inhibition de l’action ». Quel est le meilleur moyen pour pousser un salarié à démissionner, à le pousser vers le burn out ? Les injonctions contradictoires et le harcèlement, ne lui laisser aucun répit. Au bout du compte, même la logique n’a plus aucune prise sur lui, le voilà décérébré, asservi et anéanti. Pour ne prendre que l’exemple français de cette machination internationale, comment peut-on croire qu’un homme qui a su trouver le financement de sa campagne auprès d’hommes d’affaires très influents et très riches, cet homme qui a accédé très jeune au pouvoir, faisant ses armes chez Rothschild, s’étant entouré on le devine d’un ensemble de coachs spécialistes de la psychologie, de la programmation neurolinguistique, de la communication sous toutes ses formes, un homme placé par l’oligarchie pour accomplir sa mission (détruire ce qu’est la France), comment croire que cet homme-là se serait entouré d’amateurs sans une vision claire et assumée de la situation ? On peut penser que ces êtres, de la France à l’Australie, en passant par le Québec, connaissent et appliquent avec fièvre et zèle la charte de coercition de Biderman. Mais soyons-en sûrs, sans sadisme ni vice, du moins à leurs yeux : pour eux, ce qui représente pour nous l’absence de morale, le cynisme et la perversité, n’est que l’ordre naturel des choses. Un ordre sans limites, sans barrières, sans frontières, à l’opposé des carcans de plus en plus multiples qu’ils imposent au reste de la population : reste qui n’est jamais que la très grande majorité, soit dit en passant. Et au final, ce test de Milgram à l’échelle planétaire pour tester l’obéissance aveugle de milliard d’individus.

Des exemples de ces injonctions contradictoires et de la destruction totale de valeurs millénaires :

Les manifestations Traoré juin 2020 : défiant les règles « sanitaires » édictées, des manifestations pourtant censées être interdites, aucune répression, aucune amende, pendant qu’ « en même temps » à Paris, devant l’antenne de l’Union européenne, une dizaine de militants pro-frexit voient intervenir une quarantaine de CRS pour les évacuer et les verbaliser. Castaner dira pour justifier sa bienveillance envers la manif du comité Adama, l’assimilant à celle de Black Lives Matter (tout aussi scandaleuse et raciste) «  je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent ».

Les verbalisations arbitraires durant le confinement, pendant que dans les banlieues les racailles se réunissaient sans être inquiétées le moins du monde. Elles auraient eu tort de se priver. Cela étant, soyons logiques : lorsqu’on estime que le confinement, les masques et la distanciation sociale sont une cauchemardesque mascarade, on ne saurait que reprocher à la police l’inégalité de traitement, mais pas aux racailles en question de ne pas suivre des règles stupides. Ils méritent mille fois plus la prison ou l’expulsion manu militari pour bien d’autres faits. Qui d’ailleurs ne sont pas réprimés non plus.

Et encore, les notions de « racisme systémique », le fait de ne pas reconnaître qu’un racisme anti-Blancs existe, et même que le seul racisme existant serait le fait uniquement des Blancs : c’est le dogme de la « fragilité blanche » de la fameuse Robin DiAngelo citée au début de ce texte ; l’arrestation des identitaires qui cherchent à protéger nos frontières alors qu’aucune loi ne les a encore supprimées et qu’entrer illégalement dans le pays reste répréhensible ; les accords de libre échange avec des pays peu regardants sur les précautions sanitaires pendant qu’en même temps on stigmatise l’automobiliste lambda ; le relâchement sur les normes concernant les OGM, la propagande LGBT qui fait qu’aujourd’hui un homme barbu peut prétendre n’être pas un homme mais un « non genré », le commerce des embryons, la GPA, et, nec plus ultra dans l’ignominie, une loi bio-éthique qui autorise l’avortement jusqu’au dernier jour de la grossesse d’une femme, sous le prétexte d’une soi-disant « détresse psychologique ». Alors au lieu d’aider cette femme qui peut effectivement subir un stress ou une dépression à ce moment de sa vie, quelles qu’en soient les raisons, on peut tuer son enfant ? Et en lui demandant bien sûr de signer son accord, on peut le penser, pour dédouaner le monde médical. Et sa détresse à venir à elle, après cet engagement irréversible ? Et pourquoi pas bientôt pour le bébé déjà né, jusqu’à trois ou cinq ans ? Et tout cela en prétendant défendre en parallèle les droits de l’enfant, en prétendant lutter contre les violences faites aux femmes !

Ou encore : Attali préconisant comme solution d’avenir l’euthanasie pour les plus de soixante-cinq ans, ne s’appliquant pas à lui-même ses idées lumineuses. On dirait que ce sinistre Mazarin au service du pire, ainsi que quelques autres, trouvent leur inspiration dans la science-fiction : l’Âge de Cristal ou Soleil Vert. Les Bogdanoff, qui sont tout ce qu’on veut, des prognathes rusés, des usurpateurs si on veut, mais pas des imbéciles, nous disaient que la bonne science-fiction ne nous parle pas d’un monde imaginaire, d’un délire de poète, mais ne fait que grossir le trait dans la représentation de notre société présente : il s’agit d’une description extrapolée du monde contemporain, tel qu’il est observé par l’artiste au moment où il imagine son œuvre. C’est selon eux ce qui pourrait advenir si l’on continue comme ça, en somme. Ils préféraient le terme américain de « speculative fiction ». Mais aujourd’hui on a l’impression a contrario que les élites au pouvoir s’évertuent à faire ressembler le présent, tout en engageant le futur, aux pires cauchemars de la SF, de Minority Report à Equilibrium.

On pourrait citer mille autres exemples actuels de cette démence furieuse et de ces contradictions assumées.

Mais pourquoi font-ils cela ?

Pour l’argent ? Oui, en ce qui concerne les larbins, les sous-fifres, les kapos : qu’on les appelle présidents, ministres, conseillers européens, directeurs de l’OMS, journalistes, debunkers…

Pour le pouvoir ? Oui. Ça enivre bien sûr tout autant les précédents.

Pour le sexe ? C’est un moteur et une monnaie d’échange pour ceux qui sont vos obligés ; à ne pas négliger, bien sûr.

Mais tout là-haut, dans les propriétés à plusieurs milliards de dollars avec piscine géante, dans les avions privés munis de salles de cinéma et de baisodromes climatisés, on a déjà tout ça et plus encore, et en de multiples exemplaires : de l’argent à ne plus savoir où le jeter, un pouvoir cent mille fois supérieur à celui des plus grands seigneurs féodaux sur la vie et la mort des êtres humains, et le sexe : lorsqu’on a goûté l’ordinaire on cherche encore plus d’ivresse avec du bizarre, du snuff movie, du Lolita Express

Alors quoi, qu’est-ce qui les motive ?

Eh bien j’ai une théorie : je crois que ces gens sont sans limite aucune, persuadés d’être d’une autre espèce qui échapperait de droit aux règles et conditions humaines, n’ayant plus pour seule distraction que le plaisir absolu de la destruction. Ils savent que ce qui est rare, comme le diamant, a de la valeur. Or les humains sont des milliards. Je pense qu’enfants, ils ont dû prendre plaisir à arracher les ailes des mouches.

Mais ça ne crie pas, une mouche.

Alors ils s’amusent comme ils peuvent, ayant déjà tout bu, tout dévoré, tout pénétré, tout cassé, tout humilié. Et laissent croire à leurs vassaux que ceux-ci sont leurs égaux.

Comme par exemple Laurent Alexandre, lors d’un de ses célèbres colloques, qui devant des étudiants de l’École Polytechnique séparait le monde entre une élite de dieux et un lumpenprolétariat d’inutiles : « Les inutiles sont des Gilets jaunes » avec lesquels « il faudra en finir d’une manière ou d’une autre » . À noter : même lorsqu’on regarde la vidéo en entier, contrairement à ce que prétendent ceux qui veulent le justifier et dire qu’on a mal compris son propos : ça pue l’eugéniste de la pire espèce.

Reste à savoir, pour cet homme à l’intelligence très artificielle et qui n’a pas encore opéré sa métamorphose transhumaniste, mais aussi pour le Don Juan asexué de la République, pour le tyran recyclé de l’OMS, pour Legault, pour Biden, pour Trudeau… une chose les concernant : tout là-haut, dans les redoutes inaccessibles et les palais secrets, dans le bunker à Soros, dans les vagues du spa en or de Gates, dans les caissons d’isolation sensorielle de ceux encore dont on ne connaît peut-être même pas le nom :

Ces dieux qui ressemblent plus à Ctulhu qu’à Athéna auront-ils, en contemplant paresseusement leur œuvre et l’agitation de leurs créatures, le pouce levé ou le pouce baissé ?

Jean-Paul BOURDIN

 

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7 Commentaires

  1. Bel article !
    Sur le thème SF, effectivement, on peut considérer aussi que « ces gens » n’habitent pas la planète, qu’ils sont dans un vaisseau d’observation (de la planETT) et que leur plaisir est de jouer avec les hommes comme avec des pions ou avec des fourmis.. créer la guerre ici, l’arrêter là, envoyer une maladie, voir la réaction des fourmis qui s’agitent dans tous sens..
    Et je me pose la question de savoir si l’un des joueurs utilisera un jour « la bombe » juste pour rigoler..et d’ailleurs plutôt « quand » que « si ».
    Je suis certain qu’ils s’amuseront comme des fous .. toute cette agitation..

  2. Ben c’est bien tout ça Jean Jacques…mais le peuple de mouton qu’est la France, les noeuds noeuds gavés de télé rélaité, de hanouna, de plus belle la vie, les beauf accrochés à leur portable, les bobos bien pensants, les abrutis de francais qui se laissent tabasser sans bouger, les trouillards qui laissent des femmes se faire agresser sans bouger, ou leur femme se faire traiter de pute sans eclater la gueule du mec, les flics à la botte d’un pouvoir avide de fric, tous ces francais blancs sans couilles…tu crois qu’il vont se sortir les doigts du cul un jour…ben pas moi !!!!

  3. Très bien vu ! bref des satanistes pour lesquels on a tort de croire qu’ils pensent comme nous car dénués d’empathie.

  4. jean -paul je me nomme myriam et j’ai 71 ans ; ayant travaille aux usa , j’ai eu l’occasion de voir dans l’etat de georgie un monument qui s’appelle (les guide stones ) qui est construit en pierre de granit , je crois et ce sont 4 grandes pierres qui sont recouvertes d’ecritures en 10 langues differentes et qui laissent lire dix comendements dont l’un demande a ne garder que 500 millions de personnes pour conserver un equilibre de la planete ; vois cela sur le net et tu auras peut etre une reponse a ta question ; quel est leur projet ( les mondialistes )

  5. Le tittytainment est un mot-valise désignant un sous-système soutenu voire mis en œuvre pour inhiber la critique politique chez les laissés-pour-compte du libéralisme et du mondialisme. Il passe notamment par l’omniprésence de divertissements abrutissants et une satisfaction suffisante des besoins primaires humains (dont les prestations tous azimuts).
    Yves Cochet dans “L’Obs” : “Limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes”
    L. Alexandre est un débile, une grosse partie des médecins le sont, se prenant pour Dieu. Eux aussi comme les juges n’ont aucun compte à rendre avec le « secret médical », tout est permis sachez le, cher JP Bourdin que je salue pour sa clairvoyance.

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