Dans les années 60, j’avais écrit une chanson pour Johnny Hallyday…

En ce qui me concerne, les années 60 furent à la fois superbes et décevantes. Dans mon costume d’« ACI », Auteur, Compositeur, Interprète de chansons à textes, et mes 22 ans (1962), j’avais sans le savoir, choisi la plus mauvaise période pour me fixer à Paris et espérer m’imposer.

 

En effet, le mouvement YéYé qui avait fait son apparition tout à la fin des années 50, commençait à prendre une telle importance que les Maisons de Disques devenaient très hésitantes à ouvrir leur catalogue à des chansons telles que les miennes.

 

Par bonheur, DMF, jeune entreprise rouennaise dont les directeurs étaient venus m’écouter alors que je me produisais à l’Échelle de Jacob (cabaret rive gauche connu pour avoir hébergé Jacques Brel à ses débuts) m’offrit mon premier contrat, youpie !!! Deux super-45 tours sont à l’origine de cette rencontre puis DMF fut rachetée je crois…

C’est à cette époque que je composai « Maille à l’envers, maille à l’endroit » dont aucun label ne voulut. C’est alors que l’idée m’est venue d’écrire une chanson pour Johnny Hallyday, « Des larmes de pluie » dont je déposai l’enregistrement chez sa directrice artistique. Quelques jours après, celle-ci, emballée, m’appelle pour me faire part de la quasi acceptation sauf que Johnny me demandera de co-signer la  musique ce que  très connement je pris mal au point de ne pas donner  suite.

Il faut dire qu’en ces moments là, le rouleau compresseur des Yéyés et consorts avait tellement bien entamé son travail de sape de la chanson française que j’avais tendance à rendre cette nouvelle vague pour responsable de mes difficultés ce qui ne fut pas étranger à ma réaction.

Plus tard, je changeai les paroles (trop Johnny) de cette chanson qui devint « Love  » et que l’on peut retrouver aujourd’hui sur DEEZER ou SPOTIFY, (mon dernier enregistrement avant de quitter le showbiz dans les années 70).

 

Et puis ce fut « À l’Australienne », août 1966, l’émission de Guy Lux remplaçant le « Palmarès des Chansons »  pendant les mois d’été et réservée aux ACI dans laquelle Maille à l’envers, Maille à l’endroit fut plébiscitée par la France et que toutes les Maisons de Disques étaient prêtes à enregistrer en septembre,  pour devenir un tube  sous le label Barclay….Mais cela, c’est une autre histoire…

Jean-Paul Orcel

https://m.youtube.com/watch?v=QZc2pZlj_-Y

https://m.youtube.com/watch?v=QZc2pZlj_-Y

 

https://m.youtube.com/watch?v=3aCM6hOSy24i

 

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11 Commentaires

  1. Moi depuis mes 15 ans (64 aujourd’hui) j’aime un chanteur qui n’est pas médiatisé – Georges Chelon. J’ai eu l’occasion de le voir encore en concert il n’y a pas si longtemps.
    Nos états d’âmes Cher monsieur Parlervrai, ne nous empêche pas de rester en contact avec nos préoccupations car ceux qui passent sur ce site sont bien informés.

    • Merci Fanny, mais nous allons répondre à ce Monsieur « Parlervrai » en lui adressant ce lien https://www.youtube.com/watch?v=G2ilM0j_Pvo pour lui démontrer que je n’ai pas attendu ses conseils pour m’engager viscéralement auprès de Riposte Laïque et qu’il peut aussi consulter ma page de contributeur autant que pour Résistance Républicaine.
      J’ajouterai que Georges Chelon, comme moi, défendons une écriture qui nous vient de cette France que nous voulons sauver malgré tous les dangers. Je vous embrasse.
      http://www.jeanpaulorcel.com

  2. Nous avons le même âge…
    Moi, à cette époque, (60/61) je dirigeai un orchestre de Jazz dans une Boîte
    Les pauses, en disques (Johnny, Sylvie), « m’ont tuer » !
    Déjà dit ici. Pardon.

  3. « Maille à l’envers mailles à l’endroit » magnifique chanson musique, paroles et interprétation, que je ne découvre que maintenant : merci Jean-Paul .

  4. C’est émouvant de lire votre témoignage. Oui la vague yéyé a balayé les petits chanteurs qui essayaient de percer. Vous vous souvenez de Joel Holmès? Il a fait quelques 45 tours, dont « Jean-Marie de Pantin »..puis Johnny et Cloclo sont passés par là. Il y avait aussi Cora Vaucaire, Pia Colombo, Colette Renard..

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