Dans mon village, la fête… mais aussi une voiture qui brûle à 4 heures du matin

Publié le 2 juillet 2014 - par - 1 629 vues
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incendie-scooters-lyonQuel plaisir de voir dans les rues de mon village des dizaines de drapeaux bleu blanc rouge et des voitures klaxonnant joyeusement afin de fêter la victoire de la FRANCE.

Un camion de chantier avec sa benne pleine de supporters chantant la Marseillaise et agitant des drapeaux bleu blanc rouge faisait le tour du village mais toujours dans une chaleur humaine et une fierté d’être français.

Comme j’aimerai que cette ferveur nationale aille au delà des événements sportifs ! Dans mon village nous sommes trois à afficher en permanence le drapeau de notre pays en plus de ceux flottant sur la mairie.

Mais voilà vers 4 heures du matin une autre sorte d’explosion s’est faite entendre celle d’une voiture en feu non loin de ma rue avec bien sûr l’intervention des pompiers. Pourquoi faut- t-il toujours des voyous pour gâcher la fête ? Qui sont donc ces malfaisants destructeurs du bien d’autrui ?

Cet incendie me rappelle les années noires dans la ville où je demeurais avant, avec le ballet incessant pendant des nuits des pompiers, des forces de l’ordre encagoulées et les hélicoptères éclairant ce spectacle de désolation et les pleurs des habitants impuissants devant la destruction de leur véhicule indispensable pour aller au travail.

Toutes ces nuits d’émeutes urbaines resteront à jamais gravées dans les mémoires des habitants de ce quartier et dans la mienne et il aura fallu des mois et des mois pour en effacer les traces.

Mais voilà depuis des années le ballet continue ! Qui sont donc responsables de ces violences gratuites? Les politiques comptent sur l’amnésie des Français, mais ……..ils se trompent car rien n’est effacé, rien n’est oublié.

Jusqu’à quand la patience du peuple va durer ? La pression monte et, au bout de la patience, que seront les jours prochains ?

La coupe du monde ne durera éternellement et les Français retrouveront vite les problèmes du quotidien une fois passée la liesse et la ferveur nationale.

Christian VERCOUTERE

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