Darmanin excuse la meurtrière de Lola, les narco font la loi à Nantes et Marseille

Les fusillades des narcotrafiquants dans les grandes villes et les cités témoignent de l’impuissance du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin.

A quoi sert le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin ?  Le locataire gratuit de la place Beauvau n’avait toujours pas réagi dans la journée de lundi, au meurtre de Lola, pas davantage que le ministre de la justice Éric Dupond-Moretti. Silence radio aussi du président Emmanuel Macron. Le même Darmanin s’était déplacé par avion à Rennes quelques minutes après qu’un tag ait été découvert sur la mosquée. Interrogé par Calvi, Gérald Darmanin ose affirmé que « cela faisait à peine 1 mois que l’Algérienne meurtrière de Lola devait quitter la France ». Il insiste sur le fait qu’elle n’était pas connue des services de police, donc pour lui, « c’est normal qu’une personne qui doit quitter le pays y soit encore un mois plus tard. ». Il insiste aussi sur le fait que l’assassin aurait été victime de violences conjugales, autrement dit « le discours de l’excuse pour justifier l’inaction de l’Etat, voire excuser le crime abominable ».

Et pendant que Gérald Darmanin disserte sur les plateaux de télévision, le narcobanditisme prend ses quartiers à Nantes et à Marseille. Un constat effectué par nos confrères de la rédaction du quotidien Le Monde qui écrivent « Aujourd’hui, on est face à des jeunes qui sont parfois montés très vite [dans le trafic] et qui sont sans foi ni loi »,  en citant un enquêteur de police aguerri. « On voit beaucoup plus de gros calibres, d’armes de guerre. Ça tire à tout-va et parfois même à l’aveuglette. Plus rien ne semble réfléchi. On est dans l’épidermique. Il n’y a même plus de souci de discrétion. »

A Nantes, les innocentes victimes collatérales des narcotrafiquants tombent elles aussi. Ainsi, Esteban, 18 ans, s’est effondré un soir au pied d’un immeuble, dans la cité d’à côté. Rue Théophile-Guillou, à Saint-Herblain, en périphérie de Nantes. Une Audi s’est arrêtée. Deux détonations ont claqué dans la nuit. Le jeune homme a été tué d’une balle dans le dos. Par erreur. Il était au mauvais endroit au mauvais moment.

Les parents de la victime Stéphanie et David Le Costevec crient leur désespoir. Stéphanie et David Le Costevec n’en savaient rien, mais ce petit quartier discret, qui ne porte même pas vraiment de nom, abritait l’un des trente points de deal alors recensés dans l’agglomération nantaise. « On a toujours su que notre fils s’était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment », dit aujourd’hui Mme Le Costevec. Esteban, jeune garçon « sans histoire », intérimaire en maçonnerie, a été pris à son insu dans ce qu’ils appellent « une guerre de territoires »… 

 A Marseille, la guerre de la drogue tue des hommes de plus en plus jeunes

Encore trois jeunes hommes, âgés de 24 à 27 ans, connus de la justice pour avoir été mêlés à des affaires de drogue pour l’un, de violences avec arme pour le deuxième, et de transport d’arme pour le dernier, ont été interpellés mi-septembre au terme de minutieuses investigations, menées par la Direction territoriale de la police judiciaire (DTPJ) de Nantes. Le mobile paraît se confirmer : visés par une bande rivale lors d’une précédente fusillade en juin 2019 dans un autre quartier nantais, Bellevue, les suspects auraient tiré ce soir-là « en réponse ».

Pendant que Gérald Darmanin est aux abonnés absents, à Marseille la guerre de la drogue tue des hommes de plus en plus jeunes. Trente-cinq règlements de comptes, qui ont fait vingt-quatre morts et de nombreux blessés, ont déjà eu lieu au cours des neuf premiers mois de l’année dans la cité phocéenne. Sans susciter de réaction particulière de la part du même Gérald Darmanin.

Heureusement, à défaut d’un ministre de l’intérieur compétent, les policiers Marseillais disposent de performantes écoutes téléphoniques.

« Et moi, je vais l’éclater. Il faut trouver la moto. J’ai les soldats, des gens vaillants, j’ai les armes, j’ai une guitare [kalachnikov]. Tu fais mon pilote, si je l’éclate à lui ? Et on récupère toi et moi le charbon [plan de revente de drogue]. A 180 000 [euros] dans le mois, tu gagnes des sous là ! Toutes les semaines, tu as ton enveloppe. Nous, on monte pas au quartier. Quand y a un problème, on rafale, on tire, on les massacre ! » Lorsqu’ils captent cette conversation, le 14 avril 2020, grâce à un micro dissimulé dans le véhicule d’un homme qu’ils soupçonnent d’être un trafiquant, les policiers n’en croient pas leurs oreilles. Ils ont là les préparatifs d’un règlement de comptes destiné à reprendre le point de vente de stupéfiants de la cité marseillaise du Petit Séminaire (13e arrondissement).

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Selon un commissaire de police de la cité phocéenne, joint par téléphone, « Bon nombre de ces fusillades sont qualifiées de tentatives d’assassinat, cela étant dû à la « maladresse » des auteurs ou à l’usage d’armes qui s’enrayent, signatures d’un certain amateurisme aux yeux des policiers. Dans une ville où même les médias tiennent la comptabilité morbide des règlements de comptes, la police judiciaire et les magistrats chargés de la lutte contre le narcobanditisme redoutent que le chiffre final soit, en 2022, plus élevé qu’en 2021, déjà une année noire, avec trente-cinq règlements de comptes et trente morts, marquée par un pic durant l’été, avec dix-neuf règlements de comptes ».

Gérald Darmanin oublie une chose : tous les français ne sont pas favorables aux égorgements dans les rues, aux fusillades du grand banditisme, au grand remplacement et à une immigration de masse.

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5 Commentaires

  1. Pauvre famille, c’est le début d’une prise de conscience ! Disent-ils ??
    Pour Lola c’est fini, pauvres cons !

  2. Oui. Petite sœur, petite fille, petite-fille, petite chérie.
    Et tous ces connards, ces aveugles volontaires ou involontaires, qui parlent d’autre chose. Cette magnifique petite fille est à la morgue. L’ordure est à l’étude : et pourquoi et ceci et cela et blablabla, et les oiseaux de mauvais augure sur leur fil ou sur leur chaise télévisuelle en train de perroquetter. Mais la petite, elle n’est plus là.
    Et la tueuse, l’assassineuse, la tortureuse, elle n’avait rien à faire ici. CA SUFFIT ! BASTA !

  3. Le capo darmanin va à l’encontre des ses hommes de mains et vérifie qu’ils font correctement leur travail.
    Un peu comme à Chicago ou le « milieu » dirigeait la ville en prévoyant l’élection de leur chef Al Capone.

  4. c’est donc bien zemmour qui avait raison il y a dix ans en publiant le « suicide français » ….par leurs zélites!

  5. arête avec tes larms de croccodile……
    t’en a rien a foutre de la petites Lola
    espèce de raciste

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