De Bernanos à Bernanos, du Grand d’Espagne au petit antifa

Publié le 27 novembre 2017 - par - 18 commentaires
Share

Nous croyions, après les bisous de M. Macron et les minauderies de Mme Schiappa, avoir tout vu, tout subi. Que pouvait-on encore nous infliger ? Rien. Tout, répondit la Providence : il faut encore que soit sali le nom de Bernanos.

Le seul Bernanos que nous connaissions était le Grand d’Espagne ; il est désormais celui d’un petit antifa. La chute prit un siècle. L’ancien se prénommait Georges, le nouveau Antonin. Le premier fut un des plus puissants romanciers du vingtième siècle, dont Monsieur Ouine restera le chef d’œuvre inégalé ; le second un de ces enfants gâtés de la bourgeoisie de gauche, « fils de bonne famille », comme on dit au JDD, privilégié depuis toujours, mené à la mangeoire mélenchoniste comme un âne au pré, préférant les imams aux curés de campagne, les migrants aux Donissan de son aïeul, alors qu’il habite les quartiers où la seule diversité qu’il a pu croiser est la femme de ménage de ses parents.

Georges Bernanos, parce que catholique, condamna la répression de la Commune, rompit avec L’Action française, écrivit un pamphlet contre les archevêques bénisseurs de canons franquistes, fut condamné à mort par Franco, se proclama antinazi, qualifia Pétain de « traître », prit parti pour de Gaulle, devint, depuis le Brésil, la voix de la France libre, avant de revenir dans son pays et d’y mourir ; le second, bien certain de ne rien risquer, largement épargné par les ministres de l’Intérieur et la justice du « mur des cons », a tout de même été condamné pour avoir agressé un policier, après avoir fracassé sa voiture, que ses amis avaient précédemment incendiée, rêvant de « poulets rôtis », comme le proclamait la pancarte qu’ils avaient laissée sur la chaussée ; les « poulets », qui auraient pu être brûlés vifs, étaient deux agents, dont une femme.

On se demande ce que l’immense polémiste aurait pensé du minuscule antifa, qui, depuis l’éternité où l’attend son ancêtre, fait honte à son sang et à sa race ; ce qu’un génie aussi ferré dans sa pensée que nuancé dans ses idées aurait pensé d’un esprit aussi criminellement manichéen que celui de son descendant ; ce que Georges Bernanos qui croyait à l’amour de la France aurait pensé des haines d’Antonin Bernanos.

Or, comme on se le demande, on nous fera valoir que, jeune maurassien, Georges Bernanos fut lui-même Camelot, qu’il était de ces étudiants qui défendaient les intérêts de L’Action française à grands coups de nerfs de bœufs. Mais, justement, c’est parce que Bernanos sut devenir tout ce que l’on a dit, c’est-à-dire le contraire d’un milicien maurrassien, parce qu’il sut devenir étranger à ceux de son camp, parce qu’il s’est détaché de son idéologie au nom de sa foi, et des intérêts supérieurs de la vérité avec quoi se confond la morale, que l’on souhaite à son descendant dénaturé de trouver le même chemin. – Rien n’est impossible, puisque tout est grâce.

Bruno Lafourcade

Print Friendly, PDF & Email
Share

18 réponses à “De Bernanos à Bernanos, du Grand d’Espagne au petit antifa”

  1. victoire de Tourtour dit :

    Et que « la grâce des grâces, c’est de s’aimer soi-même humblement ».
    Mais l’Antonin est affecté du mal français actuel: il ne s’aime pas. Et il le fait savoir avec arrogance.

  2. dufaitrez dit :

    La Curée contre la Police !
    Bernanos l’avait prévue ! « Journal d’une Curée de Campagne » !

  3. labaune+didier dit :

    Le projet de loi mal fagoté et inique (!) ayant déclenché les grandes manifestations anti-mariage gay a donné lieu à des comportements anormaux mais habituels de la part de la gauche : les anti-mariage gay y étaient systématiquement qualifiés d’homophobes, puis au cours des semaines devenaient fachos …Il fallait être aveugle (ou journaliste) pour ne pas voir et entendre les extrèmistes de gauche insulter les familles, enfants compris…Parmi ces extrêmistes de tout poil (!), certains, parfaitement imberbes et « épais comme des ablettes » faisaient mine d’être les plus agressifs…et avaient le visage en partie masqué par des foulards et parmi eux Clément Méric ; A force de crier « au loup ! » ou traiter bien lâchement tout le monde de « facho ! », lui en a rencontré un !!!

  4. Rosa Ire dit :

    « Il faut se hâter de sauver l’homme, parce que demain il ne sera plus susceptible de l’être, pour la raison qu’il ne voudra plus être sauvé. Car si cette civilisation est folle, elle fait aussi des fous. »
    Bernanos voyait drôlement juste : son arrière-petit-fils est devenu fou, un fou enragé, cas désespéré…

    • victoire de Tourtour dit :

      Rosa Ire
      C’est dans « Les grans cimetières » ou dans « La France contre les robots  » ?

      • Rosa Ire dit :

        « La liberté : pour quoi faire ? »
        Je dirais qu’il n’en fait rien de bon, ce dégénéré…

        • victoire de Tourtour dit :

          Rosa Ire
          Merci .Je ne l’ai pas (encore) lu, celui-ci.
          Evidemment, ce doit être dur, quand on est héritier de ce patronyme, de se rendre compte qu’on est très éloigné de soutenir la comparaison .Si du moins il s’en rend compte. Je me demande s’il a lu les ouvrages de son arrière-grand-père . Et voudrait-il « être sauvé » ? Voudrait-il de la liberté ?

  5. Ami de la France dit :

    Tout à fait d’accord avec l’article, sauf que le général Franco n’a jamais condamné à mort Georges Bernanos, seulement le gouverneur des Baléares a demandé à l’écrivain Llorenç Villalonga, ami de Bernanos, un compte rendu littéraire et politique du livre « Les Grands Cimetières sous la Lune ».

  6. LYS dit :

    Nantes : L’extrême-gauche installe des migrants clandestins afro-musulmans dans un château !
    Quimper : L’extrême-gauche lance un ultimatum aux habitants s’ils refusent de payer les transports des migrants clandestins !

  7. gillic dit :

    Sa mère aurait du avorter vu ses convictions « bobo gauchiasse », à voir le bâtard pondu c’ eut été normal !!

  8. La_Soupape dit :

    C’est un branleur ce petit con, la preuve, il se sert d’un nerf de boeuf. Ah mais sans doute que beaucoup ignorent ce que c’est qu’un nerf de boeuf. Non non, c’est pas du tout un nerf de la cuisse ou de la patte avant, c’est…
    la bite, le zob, la biroute, le bas-joie, bref le truc qui convient parfaitement à ce trou du cul, ça pue la pisse et je lui en mettrais volontiers un bon coup en travers de sa tronche de fils de truie ébraïque…

    La méthode chinoise est quand-même tentante avec ces petites merdes d’antifas : une bastos dans la nuque qu’on fait casquer à la famille, ça calme les candidats au boxon !

    • Joël (1) dit :

      La soupape: Vous êtes quand même dur….. Mais ce petit merdeux prétentieux se croyant le centre du monde « raivaulussionnèreux » mérite au moins 8 heures de travail par jours, tous les jours ouvrables durant une année au moins dans un secteur sous tension! Bâtiment, métallurgie… (Pas livreur de pizza hein!!!) Quand ses mimines et sa petite gueule de bourge se seront burinés sous le salvateur effort, « récompensé » par un SMIC à 1090€ et un loyer de 450€ sans allocations logement car travailleur, hé bien il verra le monde sous un jour différent! C’est une petite merde manipulé et manipulable!

      • La_Soupape dit :

        Vous avez raison Joël comme très souvent et je me disais que qui aime bien châtie bien, mais finalement je ne l’aime pas ce fils de connards (pilsen si tu me lis…) et du coup, je suis d’accord avec votre proposition, un an de maçonnerie mais je rajoute un an de terrassement (pas assis dans une pelle mais au bout d’une pelle) et un an de couverture, un de pires métiers du bâtiment avec le carrelage où on se crame l’été, se pèle l’hiver et où on est 8 plombes par jour plié et à genoux.

        Mais un bon coup de nerf de boeuf dans sa gueule quand-même pour lui montrer comme ça fait du bien !!!

    • Pilsen dit :

      @la soupape: pourquoi « hébraique »? Il était juif l’écrivain catholique Bernanos? Votre haine du juif vous égare.
      Faites gaffe, vous avez peut être du sang juif en vous Lool

      • La_Soupape dit :

        Je ne hais pas les juifs, c’est de l’humour, un truc pour faire drôle, pour rire quoi ! J’aurais pu écrire fils de truie islamique, mais je risque la 17 ème piaule et moi ca me fait un peu loin…

        Bon la prochaine fois j’écrirai fils de connards pass’que pour être comme ça, y faut de la génétique sinon ça marche pas !

    • Spartacus dit :

      Geneviève Bernanos la mère du dégénéré est salariée à la mairie communiste de Nanterre (les rats ne font pas des chats…)
      Grande habituée à « la fête de l’huma » fêtant le régime politique le plus meurtrier de l’histoire humaine, le communisme =>100 à 150 millions de morts en 80 ans.

      Le communisme n’est pas une opinion politique, c’est l’apologie de crimes contre l’humanité, point.
      Si les communistes ont encore le droit de parader, dans ce cas pourquoi ne pas faire parader des socialistes nazis qui ont fait 25 moins de morts que les communistes ?
      (on sait pourquoi, la raison est Karl- Marx Lévi Mordechai)

  9. Francois+Desvignes dit :

    Ah bravo !
    En plus, c’est très bien écrit et construit
    Si Bernanos est un génie et Antonin un scandale, c’est qu’un Bernanos s’est mal marié.
    Car c’est toujours par le sang importé qu’on altère le sang.
    Bernanos était un CPF, mais Antonin un bâtard.