De Filippetti au Mur des Cons, la Hollandie en lambeaux

Publié le 27 avril 2013 - par - 2 677 vues

Dans un passé plus qu’imparfait quoique récent, notre Aurélie nationale, ministre – de quoi, déjà ? – partait vers l’ile Maurice, sur les traces de Jacques-Henri Bernardin de St Pierre, pour une cure (remboursée?) littéro-florale. Et Paf ! c’est juste pendant le petit quart d’heure d’exposition solaire chichement auto-octroyé que de fourbes journalistes l’immortalisèrent numériquement.
Gênant. D’autant que le binôme Ayraulandien avait précisé : ” restez à moins de deux heures de Paris”.
Alors, de trois choses l’une :
– Aurélippetti voyage en navette spatiale;
– Elle nage vraiment très vite;
– L’ancien nom de l’ile Maurice étant “ile de France”, elle a cru de bonne foi être restée à proximité.
Concrètement, qu’advînt-il ? Aurélie virée pour fumisterie intempestive? Non, elle menaça d’attaquer le journal. “Atteinte à sa vie privée”.
O toi, Dame Inversion Accusatoire, que de services as-tu rendus ! Un canard people prend une ministre en flag’ de glandouille et désobéissance, c’est lui le coupable !
Le Syndicat de la Magistrature qui, comme chacun le sait, a le rythme dans la peau, a tout de suite su choper le tempo.
Ce “Mur des Cons”, visqueux, méphitique, suintant la délation, la haine et le mépris, confine tout juste à la blague de potache, qu’ils disent. Ben quoi, les juristes aussi, ont le droit de s’amuser, non? Certains esprits chagrins trouveront le procédé “vichyste” ? Les représentants du SM vous expliqueront qu’en fait, “les heures les plus sombres de notre histoire” , pour eux, ça a été la dissolution du pacte germano-soviétique. En plus, l’expo-photo était parait-il “tombée en désuétude”. Depuis l’arrivée des copains au pouvoir, peut-on supposer.
Mais quel rapport avec l’exfiltrée mauricienne qui, aux dernières nouvelles, n’en a pas profité pour ouvrir un compte bancaire ?
Tout bêtement, pris dans leur crasse, ces braves syndicalistes s’en sont, eux aussi, pris au(x) photographe(s). “Ce local est privé !”
Mauvaise réponse. Chacun peut afficher “Hollande bitomorphe” ou “Sarkouillemolle” à son domicile légal. Mais un local syndical, surtout relevant de la fonction publique, ne devient pas “local privé” dès lors qu’il est interdit au public.
En général, un magistrat connait le droit. Il peut même lui arriver d’être amené à l’appliquer. Si, si.
Sur ce coup, la crapulerie des “mureux” du S.M le dispute à l’incompétence.
Mais c’est pas grave, ils sont par définition dans le Camp-Du-Bien. Nous sommes rassurés.
La morale, quoique pas vraiment saine, n’en est pas moins sauve.

Jacques Vinent

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