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De Gaulle et l’Algérie : Giesbert et Valeurs Actuelles posent les bonnes questions

ALGER, ALGÉRIE – 1942 : Le général Giraud et le général de Gaulle à Alger, Algérie en 1942. (Photo by Keystone-FranceGamma-Rapho via Getty Images)

Dans l’édition du 6 janvier 2022, l’hebdomadaire Valeurs Actuelles (de la droite qui s’assume) commente sous la plume de Bastien LEJEUNE le premier volume intitulé Le Sursaut de la trilogie de Franz Olivier GIESBERT, consacré à l’Histoire intime de la Ve République.

Bastien LEJEUNE écrit fort judicieusement d’emblée : « le Grand Charles a la cote dans notre classe politique et l’on se demande bien pourquoi » (1). Il poursuit toujours avec justesse : « Giesbert ne cache pas son admiration pour le Général mais il ne se complaît pas dans le récit hagiographique qui a longtemps prévalu. Bravo à Bastien LEJEUNE qui hèle notre conscience !  Il est grand temps de rompre avec celui-ci.

Et de poursuivre, toujours avec raison : « L’affaire algérienne offre une illustration parfaite de la pratique gaullienne du pouvoir, mélange de cynisme, de duperie, de réalisme froid et brutal, d’ingratitude aussi ».

Bastien LEJEUNE édicte « Quelle fin justifie ces moyens extrêmes – mensonges éhontés, abandon des harkis à un sort monstrueux, trahison des pieds-noirs – ».

La réponse ne tarde pas. Hantise de la transformation de Colombey-les-Deux-Églises en Colombey-les-Deux-Mosquées.

Pour Qui-vous-savez, l’assimilation, aujourd’hui défendue par les plus radicaux des candidats à l’élection présidentielle, est une « fichaise ».

En un mot, comme en mille, de Gaulle n’était rien d’autre qu’un raciste pur et dur, craignant la venue de deux cents, quatre cents, six cents députés arabes à Paris.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Certains de mes vieux amis estiment, tout en concédant que le « Guide » n’était pas toujours un tendre, qu’il avait fondamentalement raison. Et de préciser : « on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs (2) ».

Il importait, et il importe toujours d’ailleurs, d’arrêter les flux (arabes et noirs (3) également…).

Désolé les copains, je persiste et je signe. De Gaulle avait tout faux et sa politique a été la pire de tout ce que l’on peut imaginer.

  1. En livrant la malheureuse fraction très pro-française des musulmans d’Algérie (pas seulement, loin sans faut, à la vindicte du FLN), il a commis une infamie, non seulement un crime, mais plus grave, une faute !

Il en résulte de nos jours, que lorsque « nos compatriotes double-nationaux » veulent se démarquer de la communauté nationale, ils ne ratent pas une occasion d’arborer avec arrogance le drapeau FLN et de fustiger les traîtres par excellence, les « harkis » !

Bon courage à la prochaine Présidente (si ce n’est le même) pour s’atteler à résoudre la question cardinale de la double-nationalité installée durablement dans le paysage politique, médiatique et social avec la prétendue paix d’Évian !

  1. Tout en abandonnant à la géhenne la plupart de ceux qui se sont battus pour nos couleurs et les autres à une grande humiliation, il a fermé les yeux sciemment sur l’envahissement de la métropole par les Algériens qu’il estimait pourtant « inassimilables » (4).
  2. Lui et ses épigones se sont très lourdement trompés en faisant croire que la France, en se débarrassant du fardeau algérien, allait être préservée de la multiplication des « indésirables ».
  3. Il a livré l’Algérie aux bandits, aux prédateurs, aux incapables, aux oppresseurs et aux assassins.

Le plus important dans cette malheureuse affaire : restée française, l’Algérie dotée d’un potentiel incroyable aurait fixé sur son sol la très grande majorité de ses habitants, en assurant une élévation très spectaculaire de leur niveau de vie.

Au lieu d’être de quarante à cinquante millions, les Algériens seraient tout au plus vingt-huit à trente millions. Cela aurait permis d’assurer un tout autre essor au fameux vivre-ensemble dont se gargarisent tant de têtes creuses.

Dans un cadre nettement plus serein, la pratique de l’islam aurait opéré une nécessaire mue, plus propice à se fondre dans une République française à la fois laïque et tranquillement fraternelle !

Les Mahorais qui ont réservé tout récemment un accueil enthousiaste à une possible si ce n’est probable présidente de la République française, ne se sont-ils pas « coulés » dans le droit commun alors même que beaucoup de Mélanésiens pourtant dotés de prénoms très franchouillards et baptisés chrétiens, restent confinés dans un droit hétérodoxe dit coutumier (5).

Enfin, comment ne pas relever que les Martiniquais et les Guadeloupéens qui dans les années cinquante, alors plus indépendantistes même que les Algériens, connaissaient un taux de croissance exponentiel, n’arrivent presque plus à renouveler leurs vieillissantes générations.

En tout cas, merci à Valeurs Actuelles de relancer un débat ô combien indispensable !

  • Pourquoi ? Parce qu’il est toujours bien plus confortable de s’adonner à la lâcheté et à l’aveuglement avant un réveil d’autant plus brutal qu’il n’a que trop tardé !
  • On veut bien, mais casser des œufs avec de tels dégâts collatéraux !
  • Les Noirs de plus en plus islamisés jusqu’aux Congolais d’origine !
  • Inassimilables Ahmed DJEBOUR, ami personnel du Menhir, le docteur SID CARA Algérie française jusqu’au bout, Ouali AZEM soutien à Salan dans les années 1961 et 1962, et bien d’autres !!!
  • Droit coutumier qui entrave passablement une vie harmonieuse et même normale de bon nombre de femmes canaques, sans qu’en quoi que ce soit cela défrise nos féministes de tout poil qui préfèrent de loin écouter les sirènes du « wokisme ».

 

Jean-Michel WEISSGERBER

Colmar, le 8 janvier 2022