De l'été à la rentrée, en vrac, grippe A, Iran en résistance, crise en Amérique, taxe carbone…

La crise et la grippe A ramènent des fidèles dans les Eglises… Faudra-t-il les fermer comme les écoles ?

La grippe a encore elle fait des siennes, à travers un chiffre qui fait tourner la tête, 20000… C’est le nombre de personnes « potentiellement » contaminées de Nouvelle-Calédonie, on devrait dire « prétendument », au même moment où on expliquait qu’en France (dont ses territoires d’outremer) il y avait 1223 cas… Il semblerait, selon les lecteurs de challenge que les médecins ne font pas de prélèvements pour confirmer si c’est une grippe classique ou une grippe « A », d’où le manque de cohérence dans ces chiffres donnés par le gouvernement. Le traitement de cette grippe est le même que pour une grippe classique, donc, ça ne nécessite pas plus d’examens complémentaires que ça (ça ne changera pas le traitement de cette grippe) les chiffres dans ce contexte ne peuvent qu’être à prendre avec des pincettes !
C’est encore malgré tout le même chiffre qui désigne la projection du nombre de morts en Italie, par effet de cette grippe A14 juillet 2009. – « Cet automne, la grippe A (H1N1), en pleine expansion, tuera entre 15 000 et 20 000 personnes en Italie », a annoncé Fabrizio Pregliasco, de l’université de Milan. Selon l’expert dont on ne sait s’il appartient au cercle de la Commedia dell’arte, « dès cet automne la grippe frappera un Italien sur quatre, autrement dit 15 millions de personnes tomberont malades ». Les experts… Ce sont des experts qui n’ont pas vu la crise arrivée et aujourd’hui qui sont incapables de dire quand nos allons en sortir, mais leur titre rassure, sert au contraire à inquiéter et à faire tourner la tête, crédibilise artificiellement les pires âneries…
Tout l’été, les journaux régionaux et nationaux n’ont cessé de relayer le nombre de cas supposés ici ou là ! La grippe A a fabriqué des procès en suspicion aux quatre coins de l’hexagone, obsédé la Côte d’Azur comme l’Ile de France. Un véritable jackpot médiatique ! Il n’a été question que d’alerte, de cas suspects, de mise en quarantaine.
Des millions d’antiviraux sont stockés et des dizaines de millions de vaccins commandés contre le nouveau fléau de notre temps, la grippe A… « On en fait trop, c’est la pandémie de l’indécence » a lancé début août Marc Gentilini, ancien président de la Croix –Rouge française et ancien chef des Maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
Il y a effectivement de l’indécence dans cette exagération et cette surmédiatisation en regard des quatre millions de morts que font chaque année sida, paludisme et tuberculose, particulièrement dans des pays qui n’ont nullement les moyens d’y faire face et qui intéresse bien moins les instances internationales qui dénonce en ce moment la pandémie de cette grippe qui est banale et bénigne pour l’essentiel des gens du commun. !
Cela n’a pas empêché de fermer la première classe déclarée comme contaminée au lendemain de la rentrée scolaire, au Lycée d’Arsonval à Saint-Maur dans le Val de Marne. Selon le témoignage d’une élève dans le journal télévisé de 20 heures du 6 septembre, lors de la rentrée, plusieurs élèves de sa classe toussaient ou avait de la fièvre, du coup on a mis en quarantaine tous les élèves et on les a fait manger dans leur classe puis renvoyés chez eux avec interdiction de sortir y compris ceux sans symptômes. Ils présentaient les symptômes de la grippe… de laquelle d’ailleurs ? Peu importe lorsqu’il est question de principe de précaution et surtout de maintenir un climat de psychose !
Le professeur de médecine Bernard Debré, député UMP de Paris, a estimé dans le Journal du Dimanche que la mobilisation « ne sert qu’à nous faire peur » appelant à « siffler la fin de la partie ».
Mais le meilleur dans ce scénario catastrophe, c’est le retour des fidèles vers Dieu et les Saints dans ce contexte de crise que redouble le spectre de la grippe A H1N1. Record d’affluence dans les pèlerinages, tel celui de Saine-Anne-de-Vinadio le 26 juillet dernier, 4000 personnes, foule à la procession de Notre-Dame du Malonat à Nice, toujours remerciée « d’avoir sauvé » le quartier du choléra, 155 ans plus tard, « à Utelle » confie un prêtre, « on a un service de prière par Internet pour ceux qui ne peuvent se déplacer », comme quoi même Dieu fait buzzer sur le net, peu importe le moyen l’essentiel c’est la crainte plus ou moins fondée qui encourage d’y croire.
On parle d’une recrudescence des fidèles le dimanche matin à la messe… On est en droit de se demander si le gouvernement, dans le cas d’une pandémie, compte enrayer ce mouvement en fermant les Eglises ! Mais relativisons, ce n’est tout de même pas un raz de marée, comme dirait l’autre « faut pas rêver » ! Ce retour modéré et temporaire de la religion dans les chaumières reste moins sûr que le mouvement continu de désaffection qui mine un christianisme périmé par une modernité qu’Internet ne suffira pas à combler. Rien qui ne laisse présager en dehors d’un miracle que la religion catholique ne retrouve sa force d’en temps ! L’opium du peuple fume encore sur les cendres de la religion d’Etat, la peur du lendemain occupant les esprits derrière un parfum de fin du monde entre crise, grippe A et planète en sursit où la peur doit remplacer l’envie de se révolter et l’office à l’Eglise ou à la mosquée la manifestation de rue. La religion est toujours prête à réencadrer la société, il suffit pour cela de savoir y mettre le prix, celui de la peur.

L’objet du scandale : la réalisatrice Yasmina Benguigui accuse de
discriminations généralisées la France

Dans l’émission « L’objet du Scandale » sur France 2, présentée par Guillaume Durand de cette semaine consacrée à la question de savoir si on doit la distribuer la légion d’honneur, comme c’est le cas, à nombre de people, on pouvait entendre que selon Yasmina Benguigui réalisatrice : « lorsqu’on est issu de l’immigration (sous-entendu maghrébine) à diplôme égal, on envoie pas 100 ou 200 CV mais 1000 ou 1200 on n’a pas un entretien ». Un mensonge qui présente la France comme raciste et ségrégationniste qui mériterait une réaction vive des élus de la République et des représentants de l’Etat.
Mme Benguigui n’a aucune idée de ce qu’est notre société à croire qu’elle vit en vase clos, car n’importe quel pekin remarque dans sa boulangerie, derrière l’uniforme de l’agent, au comptoir de sa banque, que toutes les couleurs sont au travail en France et que la plupart des personnes d’origine immigrée travaillent et y vivent normalement, pas moins bien que des français de même rang. La différence essentielle reste une différence de classe qui n’a rien à voir avec l’origine ou à la couleur.
Cette brave dame devrait plutôt se préoccuper du combat pour la liberté des femmes dans notre pays, et musulmanes d’origine immigrée précisément, car trop d’entre-elles se voient aujourd’hui reprises en main par la religion, qui les discrimine de loin mille fois plus que la France première destination au monde comme terre d’accueil.
La meilleure façon de lutter contre le racisme qui est un combat légitime, ne peut être efficace qu’en étant lucide et à la mesure de la réalité, en ne divisant surtout pas la France par un discours de ce type qui est contre productif. Un discours simpliste sur le mode de la martyrologie qui met en accusation la France de racisme qui mériterait des poursuites pour injure publique faite à la France mais aussi pour mauvaise foi !

L’islam, une arme de destruction massive au Soudan. Stop à la barbarie !

Les armes de destruction massives introuvables qu’était censée détenir l’Irak, qu’un principe de précaution a justifié de mettre au pas derrière la rumeur, étaient potentiellement moins mortelles que la politique du régime fasciste de Khartoum. En deux décennies, il a supprimé par la guerre et l’arme de la faim des millions de personnes, pour le seul crime qu’elles n’étaient ni arabes ni musulmanes.
Que fait l’Amérique de Monsieur Obama encore une fois, soi-disant garante du monde libre et de ses valeurs universelles… Combien de temps peut-on laisser sévir pareil monstruosité alors qu’on nous informe que ce régime à tué par l’entremise de ses miliciens officiellement au moins 1200 personnes, sachant qu’on précise que les femmes et les enfants sont particulièrement visés ! En réalité, rajouté un zéro à ce chiffre serait encore une gageure. Les Nations-Unies participent de cette mascarade morbide en reflet d’une Conférence de Durban II sur le racisme qui a servi de tribune aux pires régimes islamiques sous l’autorité d’un Khadafi qui est l’antithèse des droits de l’homme !
L’ONU parle dans ce contexte de « violences tribales au Sud-Soudan », entre honte te lâcheté, pendant que des responsables d’organisation du Sud-Soudan accusent le parti au pouvoir à Khartoum d’armer des civils pour provoquer des violences et mettre en cause la capacité de maintien de l’ordre de la région avant les élections.
Ce que redoutent le plus « Les Nations unies », c’est qu’en cas de persistance de la violence, il soit difficile d’acheminer le matériel électoral dans certaines zones.. » Il est vrai que sous les bombes les civils ne doivent, sans doute, ne penser qu’à ça ! Les Soudanais sont appelés à « élire » leur président, leurs députés, leurs gouverneurs d’Etats et leurs assemblées régionales en avril 2010. Dans le Sud, les électeurs devront aussi choisir le président du Sud-Soudan et les membres de leur assemblée législative.
Le gouvernement soudanais rejette toutes les accusations de violence dont il est l’acteur direct ou l’instigateur. Rien de bien étonnant lorsqu’on sait que le Président sortant, Omar El-Béchir est l’objet d’un mandat d’arrêt par le Tribunal Pénal International vis-à-vis duquel les Nations-Unis reste sans réaction. La religion est au Soudan une arme de destruction massive ! Stop aux massacres !

L’Iran, Résistance ! Le danger de la Djihad

A Téhéran, on manifeste toujours autant qu’il est possible côté réformateurs depuis la réélection contestée d’Ahmadinejad le 12 juin dernier, alors que la répression fait rage et a passé lors de l’été un degré dans l’horreur. Moussavi, chef de file de l’opposition a annoncé qu’il compte lancé un « Front politique » alors que côté médias on a déjà rétrogradé ce sujet à un rang qui l’a fait disparaître du journal télévisé.
Une chape de plomb s’est abattu sur Téhéran, depuis que le guide suprême est sorti de sa réserve, en se rangeant derrière Ahmadinejad. Les espoirs d’un nouveau scrutin sont désormais caducs, même si, pour la forme, le Conseil des gardiens a promis un recomptage de certaines voix. La répression a été d’une violence sans précédent. Tuée par balle, Neda, une jeune manifestante de 26 ans, est rapidement devenue la nouvelle icône de cette répression. Quelques jours plus tard, le correspondant de la BBC a été expulsé. Comble de la perversion de ces fous de dieu, certains médias iraniens pro-gouvernementaux accusent le journaliste d’avoir «organisé le meurtre» de la jeune fille pour filmer sa dépouille. Plusieurs reporters ont été arrêtés, dont l’Irano-Canadien Maziar Bahari.
Le pire dans les manifestations ce sont les hordes de Bassidji à moto, témoignent les manifestants, ces milices organisées par le régime. Nos voltigeurs (policiers à moto avec matraques) interdits en France après le décès de l’étudiant Malik Oussekine lors des manifestations étudiantes de 1986, passeraient pour des petites mains en regard de la violence de ces miliciens qui s’attaquent sans discernement à la foule et dont on dit qu’ils ont été « dressés pour tuer ».
Vers l’opposition affluent des témoignages accablants sur la répression expliquant qu’« ils tapent dans le tas : les jeunes, les femmes, les vieux. Ils arrêtent au hasard, fabriquent des preuves ensuite, extorquent des aveux sous la torture ». Ces criminels au service d’un régime islamique fasciste pourchassent tous ceux qui ont des portables, créant une atmosphère de psychose lors des manifestations. Ce que veut le régime, c’est un silence radio sur ce qui se passe en ce moment à Téhéran, où la chape de plomb s’abat ! Ce silence est comme un hurlement, écho sans fond de tous les cris étouffés de ceux pour lesquels le prix de l’espoir du droit à la liberté se paie en vies brutalisées, violentées et en assassinats.
La France a versé 200000 euros pour la libération de la jeune universitaire Clotilde Reiss, qui a passé plus d’un mois et demi en détention à Téhéran, après avoir été arrêtée à l’aéroport le 1er juillet, et qui est accusée d’avoir rassemblé des informations et « encouragé les émeutiers » lors des manifestations qui ont suivi le scrutin présidentiel. Des faits qu’elle a reconnus mais que Paris qualifie d’aveux « sollicités » et qui en fait on été obtenus dans un contexte de violence et de menaces. Un racket digne des pirates somaliens.
Dans Le Parisien, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en France assure que la torture et l’obtention d’aveux forcés ne font pas partie des pratiques iraniennes, tout simplement parce qu’elles sont interdites par la religion (sic !) On en attendait pas moins de lui. Il s’étonne aussi que la jeune femme n’ait pas quitté le pays à l’expiration de son visa et se soit retrouvée dans les rues de Téhéran avec les manifestations consécutives à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Voilà son crime, d’avoir osé être dans la rue au moment où on y manifestait pour un peu plus de liberté. Une chose insupportable pour ces tyrans de la pire espèce drapés dans la pureté de la religion.
Encouragés par le candidat malheureux à la présidentielle Mehdi Karoubi, les opposants à Ahmadinejad s’efforcent de témoigner des sévices subis par les contestataires lors de leurs interrogatoires. Malgré la répression, les risques de représailles, certains veulent absolument témoigner. «En prison, ils m’ont ligoté les mains et les pieds, ils m’ont battu à mort, puis ils m’ont fait quelque chose qui est un péché même pour les apostats», confie le jeune homme, en allusion au viol subi lors de ses interrogatoires derrière les barreaux de la prison de Kahrizak, au sud de Téhéran.
Dernier exemple en date du silence forcé qui s’abat sur l’Iran : le responsable du cimetière Behecht-é Zahra dément l’enterrement de dizaines de victimes de la violence post-électorale dans des fosses non identifiées. Quelques jours plus tôt, le site d’information réformiste Norooznews avait révélé que plus de 40 corps, d’abord congelés dans une «unité de stockage industriel», avaient été inhumés les 12 et 15 juillet dans des tombes dépourvues d’insignes.
Et dire qu’à la veille des élections en Iran, Obama avait jugé bon d’appeler à ce que ce pays rentre dans le rang des grandes nations libres… Quel beau président les Américains se sont choisi là qui paraît vouloir faire à tout prix la paix avec l’islam au nom du respect des croyances et des traditions, dont le voile et la burqa, comme il l’a déclaré lors de sa tourné dans le monde musulman au Caire en Egypte. L’Egypte, un pays touristique derrière la destination ludique duquel la plupart des femmes sont excisées pour cause de religion. Une barbarie qu’il faudrait relativiser sous le signe du droit à la différence, c’est révoltant!
Le ver est d’ailleurs dans le fruit, si on en croit les reproches de la diplomatie française envers le directeur de l’AIEA qui est accusé d’avoir dissimulé des preuves contre l’Iran. Le ministère des affaires étrangères français a maintenu ce lundi que toutes les informations à la disposition de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien « ne sont pas reflétées » dans le dernier rapport de l’organisation sur le sujet.
La France a reçu à l’Agence internationale de l’énergie atomique « un briefing technique ouvert à l’ensemble des Etats membres », a expliqué la porte-parole adjointe du Quai d’Orsay lors d’un point presse régulier du ministère. Mais « toutes ces informations ne sont pas reflétées dans le rapport au Conseil des gouverneurs », a-t-elle ajouté.
Le directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, a lui rejeté lundi à Vienne les accusations d’avoir dissimulé des preuves contre l’Iran. Ces accusations émanaient récemment d’Israël et de France, alors que M. ElBaradei, quitte ses fonctions le 30 novembre. Bernard Kouchner avait demandé pourquoi M. ElBaradei refusait de publier des annexes de son dernier rapport. « Il est clair à la lecture des documents de l’AIEA qu’aucune question n’a trouvé de réponse. Dans les annexes, il y a très précisément des éléments qui nous permettent de nous interroger sur la réalité d’une bombe atomique », avait-il dit, ajoutant sans plus de précisions : « Il y a des problèmes d’ogives, de transport… »
D’ailleurs ça s’est confirmé puisqu’on apprend ce lundi que l’Arctic Sea, le cargo battant pavillon maltais détourné fin juillet dans les eaux suédoises, convoyait, outre sa cargaison officielle de bois, des missiles sol-air S-300 pour l’Iran expédiés par un groupe mafieux russe, tel que l’a rapporté vendredi, le quotidien autrichien Salzburger Nachrichten.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré qu’il ne négocierait pas ses « droits indéniables » en matière nucléaire. « De notre point de vue, la question nucléaire est close », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.  » Selon lui, les pays européens et les Etats-Unis « doivent sortir de leur tour d’ivoire » et « changer leur attitude (…) pour reconnaître les droits » de l’Iran en matière nucléaire. « Ils ne tireront aucun bénéfice de la poursuite de leur politique passée », a-t-il souligné, en forme de menace. Le président iranien a par ailleurs affirmé qu’il était prêt à « discuter » avec le président américain Barack Obama devant les médias internationaux…
Il sait qu’il a ici un allié de poids à travers un Obama qui n’a su devant l’Iran ne faire preuve, dans la perspective des dernières élections, d’aucune anticipation, choisissant la reculade et les courbettes plutôt que la mise en garde. Pourtant, il est le premier informé par ses services de l’état des problèmes en matière de droits de l’homme dans ce pays, en permanence bafoués par la pratique de la torture et des assassinats politiques que l’on a enfin osé révéler dans le contexte de crise du régime. Il est sans doute aussi bien informé quant à la fabrication d’un armement nucléaire qui est sans aucun doute en préparation à moins que cela, grâce aux complicités internes de l’AIEA, ne soit déjà fait.
Il y a du Hitler dans ce président-là, qui élimine physiquement toute opposition en même temps qu’il entretient un antisémitisme primaire et qu’il prépare la guerre avec les démocraties dans le projet d’un islam conquérant qu’il ne renie pas. Certains savent déjà ce que ce régime et l’islam ici nous préparent et reculs comme en d’autres temps, devant le IIIe Reich, préparant l’horreur que l’on connaît. Ceux qui accusent de voir le mal partout à propos de l’islam devraient prendre conscience que le président de l’Iran est déjà dans le choc des civilisations et en prépare concrètement son dénouement meurtrier.
Au contraire de la lâcheté politique ambiante qui conduit le monde à sa perte si on ne réagit pas, il faut mettre cette dictature au ban des nations sans compromis ! Il faut déclarer Ahmadinejad « hors la loi », qui a déjà fait plus de victimes que certains de ceux que le Tribunal pénal international poursuit depuis la guerre en Bosnie ! Les manifestants de Téhéran sont une résistance intérieure à un danger pour le monde et pas simplement en regard d’enjeux Irano-iraniens. Le pire pour ceux qui luttent contre l’oppression c’est d’être oubliés, ne cessons pas de nous en souvenir pour eux, comme pour nous-mêmes !

Barack Obama, l’héritier de Ted Kennedy ! Mais de quoi ? Misère et dégénérescence de l’Amérique

Barack Obama a rendu hommage vibrant au sénateur Ted Kennedy du Massachusetts, emblématique des combats contre les injustices sociales, enfin dans les limites de la politique aux Etats-Unis, rien de révolutionnaire. Depuis son lieu de vacances, le président américain a salué la détermination dont témoignait Kennedy dans ses combats politiques. Il faut dire que durant la campagne présidentielle, le vieux démocrate avait fait d’Obama son héritier politique après l’avoir adoubé, contribuant à lui construire une image de «Kennedy noir» qui aura largement servi l’ex-sénateur de l’Illinois. On se demande s’il a bien fait de voir en Obama son héritier, car sa présence à la présidence n’arrange pas les affaires du peuple américain.
Le nombre de faillites a bondi de 38% d’avril à juin aux Etats-Unis, montrent des documents publiés par l’administration judiciaire, signe que les particuliers et les entreprises ont payé un lourd tribut à la hausse du chômage et au gel du marché du crédit.
Plus de 16.000 entreprises ont déposé leur bilan d’avril à juin, un chiffre sans précédent depuis le deuxième trimestre de 1993. La hausse des faillites de sociétés a grimpé de 64% par rapport à l’année dernière. Parmi les procédures les plus retentissantes, figurent celles de Chrysler et General Motors.
L’Etat le plus touché est celui du Tennessee où l’on recense 8,1 faillites pour 1.000 habitants, plus du double de la moyenne nationale qui s’inscrit à 3,9 pour 1.000. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 15 août, à 576.000 contre 561.000 (révisé) la semaine précédente, annonce le département du Travail.
Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 6,241 millions lors de la semaine au 8 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 6,239 millions la semaine précédente (révisé de 6,202).
La recrudescence des combats de clochards aux Etats-Unis va avec cette situation : pour quelques dollars, des sans-abris sont incités à se battre entre eux. Les vidéos sont ensuite diffusées sur Internet. On appelle cela des «bum fights». Littéralement, des «combats de clochards». Un phénomène violent et sordide, en nette expansion aux Etats-Unis, selon une association d’aide aux sans-abri.
Interviewée sur France-infos, Mme Boutin, ancien ministre du logement, se dit choqué et dénonce cette pratique qu’elle renvoie aux travers de l’espèce humaine sans évoquer la responsabilité du libéralisme pour lequel l’argent est tout, et par là offre une morale qui conduit tout droit au mépris des valeurs humaines.
En juillet, on comptait sur youtube près de 86.000 vidéos dégradantes sur des clochards, soit 15.000 de plus qu’un an plus tôt, selon un décompte du NCH. Pas moins de 5.700 vidéos -1.400 de plus qu’en avril 2008- montraient spécifiquement les «bum fights».
Pour le New York Times, «une combinaison de facteurs a donné de l’ampleur au problème : la hausse du chômage et les saisies de logements poussent de plus en plus les gens dans la rue». Selon une autre association d’aide, la National Alliance to End Homelessness, près de 700.000 personnes dorment chaque nuit dans la rue ou en foyer aux Etats-Unis. Sur un an, on dénombre entre 2,5 et 3,5 millions de personnes qui ont subi ce sort au moins une fois.
150.000 personnes, des milliers de familles avec enfants, sont sans assistance gouvernementale, sans rien, à San-Francisco et vivent dans la rue. On y a récemment distribué des tracts qui invitent à prendre les armes contre les gens qui par millions vivent comme ces personnes démunies pour cause de crise dans la rue aux Etats-Unis…
« Si l’on prend en compte les gens qui voudraient un emploi mais ont cessé d’en chercher un (les travailleurs dits « découragés ») et ceux qui travaillent un nombre d’heures inférieur à ce qu’ils souhaiteraient, le taux de chômage passerait des 9,4% officiels à 16% », a affirmé Dennis Lockhart, un des responsables de la banque centrale (Fed) américaine, lors d’un discours à Chattanooga, dans le Tennessee (Sud des Etats-Unis).
Les Etats-Unis, quel phare d’un monde libre où sont censées s’articuler libéralisme et libertés individuelles, « pays où on peut devenir riche si on le veut »… Un pays sur lequel nous devrions prendre exemple selon M. Sarkozy…
Le chômage reste sans pitié, l’emploi est plus que jamais la variable d’ajustement du capitalisme mondialisé défendant des intérêts privés au service duquel il broie quotidiennement combien de vies ! Obama ou pas, hormis l’emballage ne vaut pas mieux que les autres présidents des Etats-Unis, tous de droite, libéraux conservateurs ou démocrates, noir ou blanc.

Faire payer la crise sur la santé du peuple !

En France, alors que le chômage atteint des records, comme ailleurs, on s’interroge à propos de la fin de la crise, qui éreinte le porte-monnaie des Français, familles modestes et classes moyennes en première ligne : sœur Anne ne vois-tu rien venir ?
En guise de réponse, on annonce une baisse du taux de remboursement de 35 % à 15 % des médicaments et l’augmentation du forfait hospitalier de…25% pour passer de 16 à 20 euros, rien que ça ! pour cause de déficit de la sécurité sociale. Parallèlement, après la réforme de l’hôpital le dirigeant vers une culture gestionnaire de rentabilité et d’économies, la politique managériale tente de s’y installer malgré de fortes résistances changeant la nature de l’hôpital public passant du statut de service public de la santé à celui d’entreprise.
Pour faire face à un déficit de l’assurance-maladie supérieur à 10 milliards d’euros à la fin de l’année, le gouvernement table sur un plan d’économies de 2 milliards d’euros. Un déficit qui est la conséquence directe de la crise, c’est-à-dire d’un capitalisme financier grâce auquel les actionnaires se sont rempli les poches sur le dos de ceux qui travaillent qui sont ici encore sollicités pour payer encore et encore, alors que l’on ne s’attaque pas le moins du monde aux profits réalisés sous cette logique du marché qui est au-dessus de tout, y compris de la nation et de l’intérêt général.
S’il en existe un effectivement, de déficit, il est aussi tout particulièrement le fait de ces entreprises qui oublient de s’acquitter de leur dû à l’URSSAF, sans compter avec celles qui délocalisent en augmentation permanentes avec des faillites qui font perdre à la sécurité sociale des milliards qu’on entend compenser à coups de nouvelles ponctions sur le pouvoir d’achat des gens, pour faire payer la crise sur la santé du peuple.

Taxe carbone : un impôt de plus et une nouvelle injustice de classe !

Crise oblige suite, voilà qu’on nous annonce un nouvel impôt pour sauver la planète, la taxe carbone, dont on veut nous assurer qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle TIPP. Mais de qui se fiche-t-on !
Michel Rocard a payé de sa personne en se mettant sur ce sujet au service du gouvernement Fillon-Sarkozy, un sujet qui sert de plus en plus d’instrument de propagande pour faire accepter aux Français de nouvelles restrictions de leur pouvoir d’achat. Ce nouveau credo de Michel Rocard qui a fait de la lutte contre les énergies fossiles -pétrole, gaz, charbon, son principal cheval de bataille, fait son effet, sous le signe de se racheter une bonne conduite sur le dos du catastrophisme après avoir participé aux affaires en contribuant au mouvement qui nous a amené là où nous en sommes : à une société sinistrée.
Il exprimait en juillet dernier qu’«On va taxer un certain nombre de comportements, principalement celui qui consiste à utiliser des énergies d’origine fossile» émettrices de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. En voilà un qui prend vraiment les Français pour des imbéciles, car c’est ni plus ni moins mettre en accusation des pratiques vis-à-vis desquels M. Rocard et son ami Sarkozy n’ont rien fait pour autoriser la moindre alternative, façon cynique de piéger les gens dans un élan de mépris du peuple où se retrouvent tous ces faiseurs en politique !
Cet taxe était pressentie, pour faire bonne mesure, englober aussi l’électricité.
Selon Les Echos, l’ancien Premier ministre plaidait «pour une facturation de la tonne de CO2 émise à 32 euros l’an prochain et à 100 euros en 2030».
Cela représenterait un surcoût de 7,7 centimes par litre de carburant sans plomb, précise le journal. En revanche, la production d’électricité et les entreprises déjà soumises au système européen des quotas de CO2 (sidérurgie, ciment…) seraient exonérées (sic !). La facture s’établira autour de 300 euros par an «pour un peu plus de la moitié des ménages», a-t-il indiqué.
Il est vrai que ceux qui arrivent encore à vivre normalement en tirant sur les deux bouts doivent nécessairement rejoindre la cohorte de l’appauvrissement généralisé dont la tendance est en permanence alimentée par les prélèvements tous azimuts. La moindre marge pour vivre des familles doit être immédiatement, par un moyen ou un autre captée, pour converger vers les caisses de l’Etat en étant redistribuées ensuite aux entreprises en allègements de charges, ici promises pour compenser la taxe carbone.
Cet émule de la gauche qui a repris du service par la droite, a bien préparé le terrain à cette nouvelle injustice sociale que l’argument écologique justifie, qui reste pourtant largement discutable par les spécialistes indépendants du système médiatico-politique qui nous manipule, tel un Laurent Cabrol, présentateur météo et climatologue, qui dénonce courageusement la supercherie mais qu’on invite pratiquement jamais sur les plateaux de télévision.
On est avec la question de la planète en sursit, dont les hommes seraient les principaux responsables, devant une immense gageure qui est devenue extrêmement dangereuse, car elle a un statut de vérité donnée sur le mode d’une divinisation de la nature qui autorise tous les excès.
Pour qui est un peu informé, il n’est pas difficile d’opposer à cette logique qui veut que l’homme soit désigné comme le responsable du réchauffement climatique (dont on exagère à l’extrême les effets pour s’appuyer sur l’argument et nous faire avaler des pilules du type taxe carbone) de montrer en faisant un petit détour par l’histoire que régulièrement depuis toujours, à une échelle géologique qui n’est pas la nôtre dans le temps, qui se compte en dizaines de milliers d’années, se succèdent en permanence réchauffements et refroidissements avec périodes de glaciations, un mouvement ayant commencé bien avant que l’homme n’ait foulé la terre.
La nature nous impose encore l’humilité de ne pas en détenir toutes les clés et toutes les restrictions imposées au nom de la protéger ne changeront rien à cet état de fait. On devrait plutôt bâtir des réponses à une toute autre échelle en mobilisant l’ensemble des moyens humains pour protéger les populations des changements climatiques qui sont le régime naturel de la planète, y compris en se projetant vers la conquête de l’espace dans un esprit de grande prospective.
Mais il faudrait pour cela s’en donner les moyens, en allant les prendre dans les poches des riches. Des moyens qui font défauts aux sociétés humaines pour le dessein de leur avenir qui impose effectivement non des restrictions mais un changement radical de l’économie et de son sens, en la mettant résolument au service de l’homme et de son développement.
D’ailleurs, si la cause écologique est si essentielle et qu’il y a péril en la demeure à ce point, pourquoi ne propose-t-on pas que les portefeuilles des milliardaires soient déchargés de tout ou partie de leurs richesses! Non ! Il vaut mieux sans doute au nom d’éduquer les masses pour leur imposer d’autres comportements, dont les moyens ne sont bien sûr pas réunis, imposer la taxe carbone pour faire encore payer les mêmes! Mais on ne trompe ici personnes, car 66% des Français se déclarent opposés à cette taxe.
La mise en place de cette nouvelle fiscalité écologique, inspirée d’une proposition de Nicolas Hulot lors de la campagne présidentielle de 2007, avait donné lieu la semaine dernière à une passe d’arme entre le président de la République et son Premier ministre. Après avoir affirmé, dans un entretien au Figaro Magazine, que le montant de la tonne de CO2 serait fixé à 14 euros, alors que la commission Rocard préconisait 32 euros, François Fillon avait été contredit par Nicolas Sarkozy. « Rien n’est arrêté », avait fait savoir le chef de l’Etat lors d’une rencontre à l’Elysée avec la représentante des Verts, Cécile Duflot qui sur le sujet fait dans l’intégrisme en n’utilisant pas de mots assez forts pour dire qu’il faut faire payer plus les Français.
Pour divertir les esprits, on nous joue comme d’habitude ici l’illusion d’un différend entre Fillon et Sarkozy, les deux faces d’une même pièce. Un artifice qui participe à ce que ce gouvernement en arrive toujours à ses fins en manipulant outrancièrement l’opinion à force de mise en scène.
Nicolas Hulot demande à ce qu’il puisse il y avoir une augmentation progressive inscrite dans le projet de finance à venir, considérant que ce qui est important est de commencer et d’augmenter après, qu’elle honte ! Voilà les nouveaux papes de l’écologie qui vivent dans les beaux quartiers et ont des comptes en banque largement pourvus, d’autant celui-là qui a fait sa fortune sur des émissions subventionnées par Rhône-Poulenc, il avait déjà choisi son camp contre le peuple.
Son ami, le photographe Arthus-Bertrand, était à l’université du Medef devant les patrons pour leur dire combien il fallait que chacun mette la main à la poche, tout en les rassurant à leur rappeler que pour les entreprises il y aura évidemment des allègements de charge. Les familles populaires et les classes moyennes, toujours plus ponctionnées, peuvent toujours attendre, elles, une hypothétique compensation !
« La taxe carbone est une affaire extrêmement importante qui doit être annoncée dans sa cohérence et dans sa globalité », explique l’Elysée. Devant ses conseillers, Nicolas Sarkozy minimise le rejet de l’opinion, soulignant que « toute grande réforme nécessite un effort d’explication ». Il compare la difficulté d’instaurer une fiscalité écologique à d’autres débats historiques : la décolonisation, l’élection au suffrage universel du président de la République ou l’abolition de la peine de mort ! « C’est un choix historique », indispensable face « au désastre environnemental mondial ». C’est du grand guignol !

Le président de la République présentera, jeudi 10 septembre, les modalités de la taxe carbone…

Encore un mot à ce propos concernant le photographe Arthus-Bertrand qui y est allé sur Europe 1 de son discours habituel de culpabilisation pour faire passer la pilule en revenant sur le thème du « nous sommes tous coupables », nous les peuples du nord qui polluons la planète et faisons mourir le sud où les effets du réchauffement se concentrent. Véritable curé de l’écologie qui donne par la croyance qu’il engendre et la culpabilité qui en est le ressort un pouvoir infini sur les individus, qui se gausse de son rôle en ne mettant jamais en cause les riches, le libéralisme, le capitalisme.
L’écologie n’a jamais été à ce point dévolu au système qui détruit les hommes avant de détruire la planète en excluant du droit de vivre des centaines de millions de gens au sud comme au nord !
Guylain Chevrier
historien

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