De la barbarie au sacrificiel


La barbarie, c’est l’état de ce qui est barbare, de ce qui n’est pas civilisé. La barbarie va à l’encontre des valeurs morales et engendre l’inhumanité, la cruauté, la férocité, la brutalité, l’atrocité. La barbarie est un état de violence, d’oppression, de tyrannie et engendre la décadence, le désordre, le despotisme. La barbarie contrevient aux formes intellectuelles, culturelles, esthétiques, morales d’un certain humanisme, d’une certaine civilisation. La barbarie sous-tend un retour à l’état de nature, une force primitive, instinctive, sauvage. Macron nous offre l’exemple le plus abouti d’une barbarie moderne.

A notre époque, la barbarie réapparaît parce que nous avons laissé la culture et la morale s’effondrer. Cette barbarie moderne revêt deux formes, deux aspects. La barbarie islamiste, aveuglante et horrifiante, s’accomplit sous diverses formes : attentats, égorgements, lapidations, torture, soumission de la femme, port du voile et de la burka… La barbarie occidentale, diffuse et sournoise, se réalise en s’appuyant sur les Droits de l’homme, sur l’antiracisme, sur les « valeurs républicaines ».

La barbarie occidentale, c’est le commerce des enfants, la sexualisation des enfants, l’incitation des enfants à changer de genre, les déviances sexuelles, la marchandisation du corps des femmes, l’esclavage de la femme. La barbarie occidentale, c’est le viol des lois morales naturelles. La barbarie occidentale, c’est le commerce des organes. La barbarie occidentale, c’est la culture de mort, la généralisation et même l’obligation virtuelle de l’avortement, avec la mise en place de quotas et de lois tendant à l’infanticide, la législation de l’euthanasie, la promotion de l’eugénisme. La barbarie occidentale, ce sont les sacrifices d’enfants au cours de rituels sataniques. Que se passe t-il dans les bas-fonds des sociétés secrètes sataniques ?

Que deviennent les milliers d’enfants qui disparaissent chaque année, partout dans le monde, dans le plus grand silence ? La barbarie occidentale, c’est le transhumanisme, projet de modifier la nature humaine durablement, au point d’en sortir définitivement. La barbarie occidentale, c’est la mort sociale des dissidents et autres résistants, sinon la mort physique, la condamnation des victimes, l’abandon des pauvres, Français blancs de souche. La barbarie occidentale, c’est l’exploitation de l’être humain à des fins mercantiles, c’est l’asservissement de l’humanité. La barbarie occidentale, c’est l’infection par des produits dits culturels, produits transmettant la vulgarité et la médiocrité. La barbarie occidentale, c’est une justice gauchiste pourrie et inique. La barbarie occidentale, c’est le fascisme rampant, sous couvert d’antifascisme. La barbarie occidentale, c’est la christianophobie assumée et encouragée. La barbarie occidentale, c’est l’islamisation de la France, le remplacement de population, l’extermination à petit feu de la race blanche. La barbarie occidentale, c’est le totalitarisme camouflé par un vernis démocratique fallacieux. La barbarie occidentale, c’est l’éjection des règles morales traditionnelles, c’est l’ajournement des lois légitimement établies. La barbarie occidentale, c’est la tyrannie, c’est la dictature, c’est le règne de l’arbitraire, dissimulés par la façade libérale, par le simulacre égalitaire. Tout ceci en attendant les hôpitaux psychiatriques et les camps d’internement.

Nous sommes en pleine barbarie. Tous les signaux énoncés ici clignotent ou rutilent de luminosité. Nos gouvernants, Macron en tête, appliquent ces balises avec délectation et grand profit. Et les gauchistes applaudissent, les gauchistes libéraux, les gauchistes socialistes, les gauchistes communistes, les gauchistes écologiques, les gauchistes gauchistes, tous ceux qui gouvernent la France depuis près de 250 ans, et la précipitent dans l’abîme. En matière de barbarie, le monde occidental moderne dépasse le monde antique, mais discrètement, de manière étouffée et hypocrite. L’hypocrisie est un caractère fondamental du monde occidental moderne satanique. L’hypocrisie et le satanisme se dissimulent derrière les belles paroles de nos gouvernants, qui prétendent agir pour le bien de l’humanité, alors qu’ils détruisent l’humanité.

Par exemple, Macron assortit son projet de réforme des retraites de deux corollaires, l’augmentation des budgets de l’Éducation nationale et de la Santé publique. Et il envisage deux solutions pour financer ces dépenses : la dette ou les impôts. Évidemment, tout le monde veut une meilleure éducation et une meilleure instruction pour ses enfants, et une amélioration des soins hospitaliers. Évidemment, tout le monde refuse l’aggravation de la dette et la hausse de l’impôt. Il reste une solution : travailler plus. Voilà comment Macron promet hypocritement et faussement de faire le bien pour arriver à ses fins, casser les lois sociales, réformer les retraites. Son « argumentation » repose toujours sur le chantage, chantage à l’intérêt, chantage à l’argent, chantage à la peur.

Cette méthode malsaine illustre la perversité et la corruption d’un personnage vicieux et dénaturé.
La transgression, fruit du progressisme, conduit à la barbarie. Une amande sur le sexe, une prune à hauteur du pubis. Un ventre couleur abricot. Fruit du jardin d’Éden, l’hymne à la femme se déploie sur nos murs grâce à la pub. Enfin, la femme est libérée au profond d’elle-même des pesticides. Le poème de Guillaume Apollinaire (1880-1918), « Zone », disait la modernité de la ville, avec ses affiches « qui chantent tout haut ». Les affiches colorées furent une révolution. A présent, nos images tirent des langues râpeuses, exhibent des ventres dénudés jusqu’au pubis. Modernité rime avec vulgarité, avec médiocrité. Avec transgression. Depuis longtemps, au cinéma et au théâtre, nudité et copulation ont cessé d’être taboues. Une pub sur Internet montre des visages et des mains ensanglantées. Une autre pub invente « des règles pour les hommes ». La légende est explicite : « Toi aussi, tu es devenu un homme, mon fils. »

En 1958, Roland Barthes, philosophe français (1945-1980), avec Mythologies, écrit un bréviaire sur la modernité, en 53 images : la vaisselle Omo, la DS présidentielle, les jouets, tout y passait des mythes et supports de l’idéologie petite-bourgeoise des années 1950. En 1977, au Collège de France, le même Barthes fait un cours sur le genre neutre. On connaît les refrains : la langue est fasciste, le neutre n’est pas neutre, mais revendicatif. On en voit les fruits : relookés via l’Amérique, le non-binaire, l’ultra-sexe, le transgenre, l’agenre, le sexe virtuel prennent corps sous nos yeux. A l’université ou au travail, il faut prendre garde à ne pas appeler Madame une femme qui désire se faire appeler Monsieur. La vie des idées relève du temps long.

Le temps est venu de la transgression. Le Grand Marché du sexe, avec ses règles et ses droits reproductifs, règne en maître partout. Peu ou prou, nous en sommes les useful idiots, les idiots utiles. Et, comme dans la pièce Rhinocéros de Ionesco, nous nous apercevrons trop tard que nous sommes prisonniers des bêtes monstrueuses qui nous entourent. Ne dit-on pas que 63% des Français sont pour la PMA pour toutes, et 80% contre les enfants privés de père ? Qui ne voit la contradiction ? La pensée est schizophrénique. Tragique, comique, aucun registre ne vient à bout de cette transgression. Tout étant fluide, tout passe par la force. Dans Le Monde d’hier, Stefan Zweig, écrivain autrichien (1881-1942), écrivait en 1941 :  « Ancrés dans nos conceptions du droit, nous croyions en l’existence d’une conscience…européenne, universelle…et nous étions persuadés qu’il y avait un certain degré d’inhumanité qui s’éliminait de lui-même et une fois pour toutes, devant l’humanité. »

Stefan Zweig témoigne du naufrage de l’Europe, dénonce la modernité avançant trop vite et le déni des élites face à la montée du nazisme et des haines. En 2022, nous pouvons faire le même constat avec une idéologie pareillement totalitaire, mais beaucoup plus sophistiquée. La modernité fait table rase et détruit tout. Les « élites » mondialistes marient le communisme, le nazisme et le capitalisme le plus sordide. La barbarie à visage inhumain grimace sous les yeux aveugles de nos contemporains. Par le rabâchage permanent de ses mensonges, sur tous les canaux disponibles, médias, école, publicités, cinéma, la caste mondialiste parasitaire a réussi à insuffler sa pensée, à pénétrer et imprégner les esprits, de telle sorte que les gens, anesthésiés, endoctrinés, épousent l’idéologie et se rallient à l’ordre nouveau, sans comprendre la situation et sans mesurer les conséquences du bouleversement.

Après trois siècles de combats et de révolutions, les gauchistes substituent un ordre nouveau à l’ordre ancien. Un ordre nouveau qui balaie tous les critères de l’ordre ancien : liberté, moralité, justice, culture, spiritualité, primauté de la vie. Un ordre nouveau qui instaure les marques de son modèle, culte de l’argent, culture de mort, culte du vice, asservissement, immoralité, amoralité, injustice, inégalité, individualisme, matérialisme. Cet ordre nouveau confirme le retour de la barbarie et du sacrificiel qui sont liés.

En effet, la Terreur révolutionnaire de 1793, en Vendée et à Paris, les guerres de la Révolution et de l’Empire, la boucherie de 1914-1918, les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, la culture de mort actuelle, entretenue par l’eugénisme, l’euthanasie, l’avortement à grande échelle, une vaccination trop létale, relèvent de la barbarie et du sacrificiel. Depuis la Révolution française, le politique moderne a ensanglanté l’Europe, puis le monde entier. Pourquoi un tel déluge de sang ? Pourquoi ce retour du sacrificiel ?

René Girard, philosophe français (1923-2015), démontre que le but du sacré est de maintenir la violence hors de la communauté. Par le sacrificiel ou par le sacramentel. Dans les sociétés primitives, la communauté se reformait et éteignait la vengeance des clans par le sacrificiel, on mettait fin au cycle des vengeances entre les clans par le sacrifice d’innocents, qu’ils soient étrangers ou internes à l’ethnie, et en ce cas, le plus souvent des jeunes filles vierges. Dans ces sociétés archaïques, les cultes cosmiques justifiaient le sacrifice humain, et le sacrifice humain mettait fin aux difficultés de toutes sortes. L’Antiquité a maintenu ce sacrificiel. Dans les sociétés de l’Antiquité païenne, l’humain était sacrifié rituellement. René Girard écrit : «  Le sacrifice est une violence sans risque de vengeance. »

Dans les grandes religions, le sacré maintient la violence hors de la communauté par le sacramentel. Le judaïsme substitue un bouc émissaire à la victime humaine du sacrifice : Abraham épargne son fils Isaac et immole un bouc. Dieu arrête le bras d’Abraham qui allait sacrifier son premier-né, selon la vieille coutume orientale, et le bouc est offert à la place de l’enfant. Selon une vision chrétienne, Dieu offre à l’humanité ce qu’il a de plus cher, le Fils. A partir de cet acte d’amour, renouvelé dans l’Eucharistie, le sacrifice humain est proscrit. Par ce Sacrifice suprême, le christianisme perpétue l’acte d’extinction de la violence dans les sacrements, transpositions symboliques des rituels. Le christianisme abolit le sacrificiel archaïque par le Sacrifice du Fils. La religion catholique met fin au sacrifice humain. Jésus-Christ est le dernier innocent sacrifié. Par ce geste, Dieu offre la Rédemption à l’humanité. C’est une révolution morale et sociale, le passage du sacrifice des innocents à la justice, la condamnation des coupables.

L’humain peut emprunter la voie du bien, l’humain devient responsable de ses actes, une justice lui est offerte par la condamnation des coupables, et non plus des innocents. Toujours selon un point de vue catholique, le christianisme met fin au sacrifice humain parce qu’il distingue deux Êtres : l’Être de Dieu et l’Être de la Nature. Le sang ne nourrit plus la divinité cosmique. La philosophie de la Révolution réactualise le sacrifice des humains. En rejetant le christianisme, la Révolution provoque « la crise sacrificielle » du monde moderne. A mesure que l’a-religiosité d’une société se développe, la violence humaine se déchaîne. Dans Une loge révèle, on peut lire : « Toutes les horreurs accomplies par l’humanité proviennent de l’absence de sacré à certaines périodes de l’histoire. » Plus une société est profane et plus elle est violente. Le monde moderne en est la dernière preuve en date, avec deux cents millions de morts au XXe siècle. Le but du religieux est de relier les humains en conquérant leurs âmes, acte de paix. Les substituts modernes du religieux démontrent leur recours à la violence et au fanatisme, particulièrement l’athéisme. La violence profane a été très efficace, érigée en principe par Hitler, par Lénine qui a dit : « Un révolutionnaire doit être violent » ; par Mao qui a dit : « Pas de révolution sans terreur ni bain de sang » ; par Pol Pot et bien d’autres. Plus de cent millions de morts par les communistes. Macron suivra-t-il l’exemple de ses prédécesseurs ? On peut le craindre après le massacre des Gilets jaunes et après l’achat d’un arsenal de guerre destiné à anéantir le peuple. Aujourd’hui, la « religion » du mondialisme est un culte cosmique, un Naturalisme, une croyance que la Nature est le seul principe, un Naturalisme dont le cosmopolitisme est la conséquence politique. En tant que tel, le mondialisme implique la perte de la liberté et aussi le sacrifice des innocents. N’est-ce pas ce que nous vivons actuellement ?

L’Éternel retour de la violence sacrificielle est la faute de la Renaissance, mouvement qui a fait renaître les cultes cosmiques et avec eux, le sacrificiel archaïque. La violence sacrificielle est liée aux cultes cosmiques renaissants avec l’individualisme de la Renaissance. Car l’islam transmet la métaphysique moniste de l’Antiquité aux philosophes modernes, c’est-à-dire la conception d’un Être Un, Dieu et la nature confondus. Ainsi, le monde moderne doit aussi à l’islam sa crise sacrificielle et l’explosion de violence. Les Temps modernes ne sont pas fondés sur un sacré, une religion, mais sur un profane, la philosophie. Et les Temps modernes sont les plus violents de toute l’histoire de l’humanité. La violence n’est pas liée au sacré, mais au profane.

Jean Saunier

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7 Commentaires

  1. « Le sang ne nourrit plus la divinité cosmique »
    Justement, cela fait partie des dogmes que je ne comprends pas.
    Pourquoi sacrifier des animaux sur des autels ?
    Si vous vous sentez de nous expliquer l’origine de cette habitude qui nous répugne aujourd’hui, ce serait sympa. Sinon, je ferai sans… Pas grave !

  2. Votre article est intéressant, mais un peu long. Mais sans doute que la barbarie étant partout il est difficile de faire court avec elle…. Je suis d’accord avec vous, la barbarie ne se limite pas à l’islam…

  3. La(les)religion(s) n’ont rien à offrir, elles sont inopérantes. L’homme est seul et doit se débrouiller avec les autres. Il faut abandonner le recours à des élites (roi, clergé, grandes écoles, maires tec. Ils n’ont pas à diriger, ni à commander, ils ne doivent qu’êtres utiles et aux ordres des décisions collectives, seulement des mandatés pour exécution), sur mandat de la masse même si la masse peut être vue comme imbécile, seulement le débat la confrontation démocratique doit conduire à des décisions qui « sauvent » l’humanité. J’aime bien : Ni Dieu, ni sauveur, ni tribun, c’est déjà un bon début. Sinon, on obéît et on la ferme devant, le Roi, Le Dieu, Le curé, L’ONG, le patron, les « lois » du capital, et par voie de conséquence on collabore en écrasant les « jamais contents ». N’est-ce pas ce qui se passe aujourd’hui, comme hier ?

  4. La barbarie est multiple, bien sûr , il y en a une qui a fait l’objet de moultes discussions, c’est la corrida, spectacle de torture pour un public de sadiques… qui a été introduit chez nous, installé pour faire plaisir à l’impératrice Eugénie espagnole avec l’aval de son mari Napoléon III… bien français.
    La barbarie des mahométans qu’on fait entrer chez nous,est bien acceptée aussi, non ?

    • Surtout que l’Eugénie en question était une dame de petite vertu en Espagne. Mais elle a eu une visée sur notre idiot d’Empereur et s’est refait une « virginité ». Elle a fait attendre l’Empereur un maximum pour le rendre fou. Elle y a réussi, et Napoléon III n’a su de quoi il en était qu’après le mariage : mais c’était trop tard. C’est pour cela que je l’appelle toujours « la puta de Napoléon »…
      En introduisant la corrida, elle est descendue encore plus bas dans mon estime.

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