De la diversité culturelle (11) : Vers la guerre civile

Publié le 30 avril 2015 - par - 3 226 vues
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Ri7Racaille contre la FranceNotre patrie, la France, va mal – pour tout dire, elle court au suicide (1) –, et j’ai évoqué sa décadence, en particulier face à l’islamisation, dans divers articles récents (2). Je souhaiterais envisager ici son avenir qui me paraît sombre car, pour paraphraser Winston Churchill (3) : Entre la guerre civile et la soumission, nous choisissons la soumission et nous aurons (peut-être) la guerre civile.

Vers la soumission ?

« Soumission », c’est le titre du dernier roman de Michel Houellebecq (4) qui imagine, en 2022, l’élection d’un musulman à la présidence de la République et l’islamisation en douceur des institutions et de la société. Un scénario tout à fait plausible, si l’on considère le fait que les Français (« des veaux », disait de Gaulle) acceptent passivement – au moins pour 70% d’entre eux si j’en crois les dernières élections – que leurs dirigeants déconstruisent la France en la soumettant à la bureaucratie européenne, aux intérêts américains, et, de plus en plus, à l’Islam : D’ores et déjà, le développement de l’Islam est assuré, dans l’indifférence générale, par ces politiciens (et par les idéalistes de l’antiracisme et de la diversité qui les soutiennent), à coups de financements de mosquées, d’autorisations d’abattages halals, et de divers autres accommodements dits « raisonnables » (5) – autant de renoncements successifs à notre laïcité et à notre culture, préludes à notre soumission finale.

Toutefois, l’hypothèse d’un président musulman en 2022 me paraît quelque peu prématurée. Elle suppose en effet non seulement l’effondrement des partis de gouvernement traditionnels, mais surtout l’émergence, chez les musulmans, d’un parti politique suffisamment fort à l’échelle nationale, ce qui n’est pas actuellement à leur portée – ils sont encore minoritaires. Mais on peut y arriver d’ici trois ou quatre décennies, pour autant que l’extrapolation de l’évolution démographique française (immigration et prolificité) permette de le prévoir : Ce « Grand Remplacement », pour reprendre l’expression de Renaud Camus (6), deviendrait alors inéluctable, à condition toutefois qu’il se fasse sans brusquerie, de manière à ne pas provoquer de réaction de la part des « remplacés ». C’est ce que, dans nos pays occidentaux, les musulmans les plus intelligents ont compris depuis longtemps, à savoir que le plus efficace pour eux est d’avancer à petits pas, en s’appuyant sur les idiots utiles locaux, pour, à l’aide d’un discours lénifiant présentant leur religion comme tolérante et pacifiste, islamiser notre société en douceur.

Mais il n’est pas du tout certain qu’ils y parviennent, car il leur faudra pour cela contenir les ambitions de leurs minorités intégristes, qui risquent de tout gâcher en voulant être trop pressées : soit, là où elles le pourront, en imposant prématurément une loi islamique rigoureuse, soit même, pour les plus fanatiques, en commettant des attentats. D’autres scénarios que celui de Houellebecq sont donc très possibles.

Vers la partition du territoire ?

Après avoir pris le contrôle de certaines municipalités (ce qui sera bientôt électoralement faisable), les musulmans peuvent en effet être tentés d’y imposer l’orthodoxie islamique. Déjà, dans certains quartiers, cette loi s’est peu à peu mise en place dans la pratique, et il ne restera plus qu’à l’officialiser, ce que nos dirigeants accepteront sans doute au nom de la liberté religieuse, de la tolérance et du pragmatisme, et qui aura pour effet de pousser à l’exode les derniers « souchiens ». Mais dans le même temps, on peut imaginer que ceux-ci tendront à se regrouper dans d’autres communes dont ils essaieront de garder le contrôle. Par suite, certains départements, voire certaines régions, deviendront majoritairement musulmans, d’autres résisteront plus ou moins bien : Ce sera la fin de la nation française, remplacée par un patchwork multiculturel, perspective qui ne peut que plaire aux idéologues européens…

Toutefois, le discours communautariste de ces idéologues s’appuie sur le modèle américain : Aux Etats-Unis, où la liberté culturelle est de mise, les communautés vivent en effet plus ou moins comme elles l’entendent… mais en respectant les lois locales et fédérales, car là dessus, les autorités ne plaisantent pas. Or ce n’est pas ce qui nous attend avec l’Islam dans cette France qui, depuis longtemps déjà, ne se respecte plus elle-même. Ce qui nous attend, ce sont des enclaves musulmanes sous l’emprise d’une théocratie donnant tout pouvoir au « croyant » sur celui qui ne l’est pas ; et en dehors de ces enclaves conquises, des régions qui ne le seront pas encore, mais où, au nom des dogmes de l’antiracisme et de la diversité, les musulmans seront les bienvenus… On imagine la suite, ce sera l’envahissement progressif de l’ensemble du territoire français : La partition communautariste du territoire – la « libanisation » – ne nous protégera que temporairement de l’affrontement inévitable.

Cet affrontement pourrait même se produire assez rapidement à partir du moment où des fanatiques commettraient des attentats. C’est déjà bien parti, mais le pire est peut-être à venir car certains extrémistes, encouragés par les exploits du djihad en Afrique et au Moyen-Orient, ne conçoivent l’islamisation que par la méthode forte – qui fait partie, rappelons-le, de leur hérédité culturelle. Ce sont eux qui pourraient le plus sûrement faire avorter le scénario de Houellebecq, car en cas d’attentats répétés, et malgré les incantations de nos dirigeants et des médias aux ordres (« Rien-à-voir-avec-l’Islam », « Surtout-pas-d’amalgame », etc.), il est possible que le bon peuple français, aussi veule soit-il, finisse par réagir.

De toute façon les conflits seront meurtriers

Dans ce cas, tout peut arriver. On peut espérer que, dans le cadre de nos institutions démocratiques, la réaction populaire sera de donner un coup de balai salutaire dans notre caste politique en portant au pouvoir de véritables patriotes, seuls capables de restaurer la France. Cela étant, le brutal changement de cap qui s’ensuivra ne se passera sans doute pas tout seul, car la remise en ordre du pays risque fort de provoquer, de la part des communautés immigrées et de ceux qui les soutiennent, un comportement insurrectionnel qu’il faudra alors mater. Il se peut, dans ces conditions, que les nouveaux dirigeants soient amenés à suspendre un certain nombre de nos libertés, ce qui ne sera que demi mal si cela permet d’éviter des effusions de sang. Mais si la situation dégénère, une vraie Reconquista (7) sera peut-être la seule issue possible. Pour mémoire, la méthode est connue, elle fut employée avec succès contre la Commune de Paris (mai 1871) : reprise, par l’armée, des bastions insurgés, suivie de la déportation des mutins (combattants et suppôts) – enfin, de ceux qui n’auront pas été tués sur place.

Mais faute d’une issue démocratique, ce peut être aussi la guerre civile. Je n’entends pas par là une bataille rangée entre deux armées, mais plutôt des guerres de religion géographiquement localisées (mais non moins meurtrières), où les massacres punitifs répondraient aux attentats et vice-versa. Il y a fort à parier, en outre, que le conflit religieux deviendrait rapidement un conflit ethnique, avec à la clé un retour du bon vieux racisme, toujours prêt à servir pour justifier l’injustifiable. Bien évidemment, la multiplication de zones de non-droit, voire de sécession, provoquerait la chute de la République. Que se passerait-il ensuite ? L’histoire de nos pays offre un large choix de possibilités, allant du coup d’état militaire au désordre total – toute prospective en ce domaine paraissant illusoire.

La seule chose certaine est que si nous laissons nos dirigeants actuels poursuivre leur politique d’immigration pendant une ou deux décennies de plus, les islamistes deviendront suffisamment nombreux dans notre pays pour que l’issue du conflit ne fasse plus de doute : Pour les non-musulmans, ce sera la servitude, la valise ou le cercueil, et la France n’existera plus. Alors, si vraiment il faut des attentats pour faire réagir les « veaux », le plus tôt sera le mieux…

Jean-Marie Blanc

 

  1. Eric Zemmour : « Le suicide français », Editions Albin Michel, 2014.
  2. Voir en particulier : « De la diversité culturelle (9) : La logique mondialiste est en train de nous perdre », paru dans Riposte Laïque n° 403, avril 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-9-la-logique-mondialiste-est-en-train-de-nous-perdre.html ; et « De la diversité culturelle (10) : Nous avons laissé dégénérer notre culture », paru dans Riposte Laïque n° 404, avril 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-10-nous-avons-laisse-degenerer-notre-culture.html
  3. « Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre » (Winston Churchill s’adressant au Premier ministre Neville Chamberlain à la Chambre des Communes, en octobre 1938, après les accords de Munich).
  4. Michel Houellebecq : « Soumission », Editions Flammarion, 2014.
  5. L’inventaire en a été dressé par Joachim Véliocas dans son ouvrage : « Ces maires qui courtisent l’islamisme », Editions Tatamis, 2015 (3e édition).
  6. Renaud Camus : « Le Grand Remplacement », Editions David Reinharc, 2011.
  7. René Marchand : « Reconquista ou mort de l’Europe », Editions Riposte Laïque, 2013 – Cf. quatrième partie « Ebauche d’une stratégie de contre-offensive ».

Article paru dans Riposte Laïque n° 405,              2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-11-vers-la-guerre-civile.html

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