De la diversité culturelle (12) : Pour une xénophobie intelligente

Publié le 5 mai 2015 - par - 1 209 vues
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mahometpiedoculLa décadence française résultant de notre dégénérescence culturelle et d’une immigration incontrôlée nous conduit très probablement à des conflits meurtriers (1). Je souhaite néanmoins, pour terminer cette série d’articles sur un mode positif (dans l’hypothèse optimiste qu’un sursaut patriotique aura lieu avant qu’il ne soit trop tard), proposer quelques pistes pouvant permettre à notre pays de survivre. Deux démarches me paraissent fondamentales, à savoir la protection et la restauration de notre culture – nous évoquerons ici la démarche protectionniste.

Une xénophobie intelligente est nécessaire à la protection d’une civilisation

Que pourraient faire les nouveaux dirigeants dont la France a besoin ? Essentiellement faire le constat qu’une civilisation ne peut se protéger que par la pratique d’une xénophobie intelligente. Rappelons que cette notion, présentée dans un article antérieur (2) et analogue du protectionnisme intelligent prôné par le Front National, n’a rien à voir avec la xénophobie naturelle (instinctive), et encore moins avec la haine ou le racisme. Il s’agit d’une xénophobie d’État, tout à fait volontaire, basée sur la prise de conscience du caractère systématisé et héréditaire des cultures qui fait que des cultures présentant des différences majeures ne peuvent pas coexister sur un même territoire. Il s’agit de renoncer à ces fantasmes dangereux de la « diversité » et du « vivre ensemble », qui ne peuvent être source que de conflits. La xénophobie intelligente consiste donc à limiter l’immigration à ce que notre pays peut raisonnablement supporter, en prenant en compte l’origine culturelle des migrants, en soumettant la naturalisation à un contrôle de l’assimilation culturelle, et bien entendu en remettant en vigueur le droit du sang par rapport au droit du sol dont les abus actuels sont patents.

Il doit être clair que cela ne peut pas se faire dans la soumission qui est actuellement la nôtre aux directives européennes et mondiales. La nécessaire restauration de nos frontières et de notre indépendance nationale provoquera la rupture d’un certain nombre de traités, à commencer par les accords de Schengen, ce qui entraînera l’animosité des pays et des puissances financières dont cette indépendance contrariera les intérêts. Nous devrons donc nous attendre à des difficultés diplomatiques et économiques auxquelles nos concitoyens ne pourront courageusement faire face qu’en étant bien informés et convaincus des enjeux culturels et sociaux des efforts qui leur seront demandés.

Rationnelle, la xénophobie d’État doit se fonder sur une analyse objective de notre culture et de ses valeurs non négociables : à commencer par la démocratie, c’est à dire la prééminence de nos lois, issues du vote populaire, sur toute autre prescription, notamment religieuse ; également la laïcité (« La République ne reconnaît […] aucun culte ») ; et enfin nos autres valeurs importantes (liberté de conscience et d’expression, égalité des sexes, etc.) transcrites dans nos lois. C’est par rapport à ce référentiel de valeurs qu’il est alors possible d’évaluer les autres cultures, non pas dans l’absolu mais en termes de compatibilité avec la nôtre, dans la perspective de l’accueil de migrants. Il faut espérer que de futurs dirigeants entreprendront cette démarche. Sans préjuger du rapport d’évaluation qui en sortira, je ne risque pas de me tromper beaucoup en prédisant qu’il révèlera une incompatibilité majeure avec l’Islam (3) et qu’il faudra en tirer les conséquences.

L’État doit savoir se faire respecter des communautés issues de l’immigration

Bien entendu, un coup d’arrêt à l’immigration est la première urgence – en cas d’inondation dans la maison, il faut d’abord couper l’eau. Mais ensuite, il faudra réparer les dégâts, et ce sera plus long : Les irresponsables qui nous ont dirigés depuis quarante ans nous ont légué des populations entières issues de cette immigration – il faudra bien faire avec. Or, ici aussi, il faut être clair : Avec les valeurs libérales qui sont les nôtres, l’éradication des importations culturelles nuisibles, notamment celles de l’Islam, ne pourra pas se faire par la force. La Reconquista, dont s’est inspiré René Marchand pour élaborer sa « contre-offensive » (4), a été une véritable croisade qui s’est déroulée en Espagne contre les musulmans (et accessoirement contre les juifs) du XIe au XVe siècle, époque où les mœurs des chrétiens n’étaient guère plus policées que celles des « moros » qu’ils combattaient. Une telle croisade, de nos jours (en temps de paix, s’entend), n’est plus envisageable.

Serions-nous prêts aujourd’hui à persécuter des gens en raison de leur appartenance religieuse (réelle ou supposée), en leur donnant le choix entre l’apostasie et l’exil ? Je l’imagine mal, tant cela serait contraire à nos plus grands principes, à commencer par celui de liberté de conscience, et même si ceux que nous combattons sont des ennemis de la liberté. Face à de tels ennemis sur notre sol, nos valeurs libérales contiennent, soyons-en conscients, le germe de leur propre destruction, et c’est bien pour cela que seule une xénophobie intelligente peut les protéger efficacement sur le long terme – seulement voilà, il aurait fallu y penser avant. Les Français musulmans, donc, nous devrons faire avec, et seul un patient travail d’éducation à la citoyenneté permettra d’imposer peu à peu l’assimilation à ceux qui y sont actuellement réticents. Encore faudrait-il que nous ayons une instruction publique digne de ce nom et des responsables politiques ayant le sens des devoirs de leur charge…

Surtout, dans un État qui se prétend laïque, il faut cesser de considérer les religieux (musulmans ou autres) comme des partenaires en leur demandant de bien vouloir édulcorer leur catéchisme en échange de subventions plus ou moins bien déguisées. La République n’a pas à se mêler de religion et doit se contenter de faire appliquer la loi, sans dérogations ni tolérance : Finis les voiles couvrant le visage, finis les abattages casher ou halal, finies les incitations publiques à la violence, finies les « incivilités », etc. Encore faudrait-il que la police fasse son boulot, que la justice fasse son boulot, que l’administration pénitentiaire fasse son boulot… bref que nous cessions de nous comporter comme des « bouffons » (5). Après quarante ans de décadence, cette restauration de l’autorité de l’État (dans notre contexte démocratique actuel) sera un effort de longue haleine qui nous demandera beaucoup de courage et de constance…

… Sauf si, bien entendu, la remise en ordre du pays venait à provoquer l’insurrection de certaines communautés immigrées et de ceux qui les soutiennent. À ce moment-là, la Reconquista rapide et intégrale serait, pour un gouvernement de salut public instaurant l’état de siège, la seule issue possible, avec accessoirement une sérieuse restriction de nos libertés pour un certain temps. Pour un observateur extérieur, ce serait un cas très intéressant d’évolution régressive (6), dans lequel une civilisation devrait, pour survivre, s’adapter en portant atteinte à certaines de ses valeurs fondamentales, de manière à pouvoir lutter à armes égales contre l’invasion d’une autre culture.

Il y a quelques années, j’avais déjà exprimé (7) l’idée que nos lois ne suffiraient peut être pas contre un Islam agressif mettant en danger l’ordre républicain, et qu’il faudrait dans ce cas instaurer des lois d’exception restreignant diverses libertés d’expression, d’association et de culte, voire même nos sacro-saints « droits de l’homme » si le combat armé devenait nécessaire. Pénible paradoxe que celui de devoir faire des entorses, voire des amputations, à ces valeurs de notre civilisation pour se donner les moyens, face à une menace de guerre civile, de sauvegarder l’essentiel de ces mêmes valeurs. Jusqu’à quel point la fin justifie-t-elle les moyens ? Très bonne question de philosophie, mais sans intérêt pratique : Notre posture de défense ne pourra être dissuasive que si elle fait clairement apparaître notre détermination à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires – notre survie en tant que nation sera à ce prix.

Jean-Marie Blanc

 

  1. « De la diversité culturelle (11) : Vers la guerre civile », paru dans Riposte Laïque n° 405, avril 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-11-vers-la-guerre-civile.html
  2. « De la diversité culturelle (5) : Les origines de la xénophobie et de l’illusion raciste » paru dans Riposte Laïque n°399, mars 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-5-les-origines-de-la-xenophobie-et-de-lillusion-raciste.html
  3. « De la diversité culturelle (8) : L’Islam, une culture forte et invasive », paru dans Riposte Laïque n° 402, avril 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-8-lislam-une-culture-forte-et-invasive.html
  4. René Marchand : « Reconquista ou mort de l’Europe », Editions Riposte Laïque, 2013 – Cf. quatrième partie « Ebauche d’une stratégie de contre-offensive ».
  5. Terme employé à notre égard par les « jeunes issus de la diversité », mais je dois dire qu’ils n’ont pas tort : Les musulmans ont besoin d’une distinction claire entre ce qui est licite (halal) et ce qui ne l’est pas (haram), et ils méprisent à juste titre notre prétendue tolérance, qui n’est en fait que du clientélisme.
  6. Cf. la notion d’évolution culturelle présentée dans « De la diversité culturelle (3) : L’évolution des cultures, comme l’évolution génétique, est amorale » paru dans Riposte Laïque n° 397, mars 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-3-levolution-des-cultures-comme-levolution-genetique-est-amorale.html
  7. « Face à l’Islam, la médecine traditionnelle ne suffit plus : Il faut amputer », paru dans Riposte Laïque n° 165, octobre 2010 : http://www.ripostelaique.com/face-a-l-islam-la-medecine.html
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