De la diversité culturelle (8) : L’Islam, une culture forte et invasive

Publié le 10 avril 2015 - par - 1 536 vues
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KonkramadanDans le précédent article de cette série (1), j’ai montré que notre civilisation, quels que soient par ailleurs (à nos yeux) ses mérites, se trouve en situation de faiblesse du fait à la fois de la culpabilité relative à ses méfaits impérialistes passés et d’une croyance erronée dans les bienfaits de la « diversité ». Or face à nous se trouve l’Islam qui, lui, n’est pas atteint par ces scrupules.

Un judaïsme radicalisé et totalitaire

Nous savons qu’une culture se transmet héréditairement (2) comme si elle était composée d’éléments – que nous avons appelés « mèmes » –, qui, à la manière de nos gènes, seraient soumis à la sélection naturelle : un mème survit et se propage dans la mesure où il est porteur d’un avantage sélectif. J’ai cité, à titre d’exemple, le très utile « placebo anxiolytique » qu’apporte la croyance en dieu et qui explique que les mèmes de cette croyance soient répandus dans la quasi totalité des civilisations humaines (3). C’est précisément cette croyance qui est centrale dans l’Islam et qui en a fait une culture puissante et invasive : On attribue en effet à un caravanier nommé Mahomet, qui vivait en Arabie au début du VIIe siècle, l’idée qui a consisté à réécrire l’histoire biblique à partir d’Abraham et de son fils Ismaël, pour en tirer cet Islam qu’Henri Léandre (4) a appelé un « judaïsme radicalisé ». Sur ce radicalisme religieux, les successeurs de Mahomet ont bâti une remarquable théocratie totalitaire.

Totalitaire car exigeant la soumission absolue – c’est le sens même du mot « Islam ». Comme le Jéhovah des juifs et contrairement au « Père céleste » des chrétiens, le dieu Allah des musulmans est en effet un dieu autoritaire qui suscite la crainte et l’obéissance plus que l’amour. Sa parole, transcrite dans le Coran, est censée avoir été littéralement dictée à Mahomet, et est donc prétendue immuable – quelles qu’aient pu être par ailleurs les contradictions internes du texte, les modifications qu’il a subies, et les doctrines (chiisme, sunnisme, soufisme, wahhabisme) qui en ont résulté. La loi islamique (Charia), contenue dans le Coran et dans la Sunna (enseignement de Mahomet), est inspirée des préceptes bibliques (Lévitique, Deutéronome) et des mœurs arabes (patriarcales, violentes et esclavagistes) de l’époque de Mahomet. Elle concerne tous les aspects de la vie individuelle, sociale et politique et ne laisse que très peu de place à l’initiative personnelle, les délits étant passibles de châtiments sévères dans l’immédiat (à commencer par l’apostasie qui est punie de mort), et de l’enfer dans l’au-delà.

Aussi repoussant qu’il puisse paraître à un esprit occidental moderne, ce modèle théocratique présente, pour des gens peu instruits, semi-nomades et de culture tribale, un ensemble de mèmes très précieux. Divine donc indiscutable, la loi est claire – et s’il y a un problème d’interprétation, les autorités religieuses s’en occupent –, il n’y a qu’à obéir : Par rapport à la liberté que nous chérissons, mais qui est anxiogène (parce que responsabilisant l’individu) et génératrice de conflits, la soumission est un mème apportant à la fois la paix morale et la stabilité sociale. Le droit familial traditionnel, patriarcal et phallocrate, convient parfaitement au mode de vie des peuples bédouins, occasionnellement nomades et guerriers : Il garantit en effet la stabilité et la prolificité de la famille, la polygamie offrant en outre aux hommes valeureux une descendance digne de leur réussite matérielle et sociale. Le droit pénal est riche de châtiments (flagellation, mutilations, mise à mort par lapidation ou décapitation), qui sont beaucoup plus efficaces que l’emprisonnement – celui-ci étant d’ailleurs incompatible avec le nomadisme.

Un prosélytisme invasif

Et surtout, il y a ces mèmes de la vie après la mort, du paradis et de l’enfer, qui confortent celui de la soumission : terreur de la « fournaise » pour ceux qui seraient tentés de dévier du « chemin droit », promesse des « Jardins d’Éden » pour les « croyants » en général, et pour les jihadistes en particulier – quoi de mieux que ce mème d’une éternelle jouissance charnelle dans l’au-delà pour susciter des candidats à l’attentat suicide ?… Car une des rares choses que l’Islam a empruntées au Christianisme – alors que le Judaïsme ne fait pas de prosélytisme –, c’est « Allez donc, enseignez toutes les nations » (Matthieu 28 : 19)… sauf que dans l’Islam, cela s’appelle le jihad : « Et combattez-les jusqu’à ce […] que la religion soit entièrement à Allah. » (Sourate 8 : 39). La conquête des « mécréants » par tous les moyens et surtout par les armes, ainsi que, dans ce contexte, la mise en servitude des vaincus, le massacre de ceux qui résistent, et l’appropriation de leurs biens sont des prescriptions divines énoncées dans de nombreux versets du Coran, et mises en pratique par Mahomet, « le Beau Modèle », et par ses successeurs (5). L’Islam est donc une culture qui non seulement possède une forte autodéfense naturelle, mais est en outre redoutablement invasive.

Je rejoins donc ici l’opinion exprimée par Hubert Lemaire dans son ouvrage « Musulmans vous nous mentez » (6), mais à un détail près, qui n’est pas négligeable : Contrairement à Hubert Lemaire, je n’éprouve aucune haine, aucun mépris, et pour tout dire aucun sentiment à l’égard de l’Islam. Cette théocratie totalitaire est, nous venons de le voir, très bien adaptée à des peuples n’ayant pas le même bagage culturel que nous, mais qui ont tout autant que nous le droit à disposer d’eux-mêmes (pour autant qu’ils en soient capables). Simplement, l’Islam est une culture qui n’a pas sa place dans notre pays – jamais nous n’aurions dû la laisser s’y développer. Je parle ici, bien entendu, de l’Islam orthodoxe, celui de la Charia, et non de la pratique religieuse plutôt modérée de ceux de nos compatriotes qui, tout en se disant musulmans, sont correctement assimilés dans notre pays.

Il faut en effet rappeler – cela va sans dire, mais mieux encore en le disant – que, même de culture musulmane, ces gens sont d’abord des êtres humains, qui, comme tels, aspirent principalement à vivre en paix. Du temps où la France se respectait encore (il y a plus d’un demi-siècle), elle était respectée : Les immigrants arrivaient, certes, avec leur hérédité culturelle qu’ils conservaient plus ou moins, mais ils n’en faisaient pas ostentation et ils pratiquaient leur religion avec un minimum de discrétion. Sans compter que de nombreux musulmans ne sont pas plus militants (ou même pratiquants) que la plupart de nos soi-disant catholiques… non par duplicité (7), mais tout simplement parce que, comme la plupart des gens, ce sont des tièdes, des ventres mous – mais avec eux, au moins, on peut s’entendre… Si, aujourd’hui, nous assistons à l’expansion du prosélytisme musulman, c’est parce que nous le laissons faire, c’est parce que la France ne se respecte plus.

Une puissance qui a néanmoins ses limites

Revenons à l’Islam orthodoxe, le vrai, celui du jihad. Il possède une évidente valeur sélective dans la conquête territoriale, mais cette puissance tirée de la religion a toutefois son revers de médaille. Justement parce qu’il n’est que soumission fataliste à un dogme immuable, l’Islam, prisonnier de sa « pensée unique », manque cruellement de la diversité culturelle nécessaire à la créativité. Il est en outre handicapé, sur le plan socio-économique, par ses contraintes religieuses (prières journalières, ramadan) qui sont un frein à la productivité, et par sa phallocratie qui prive de compétences féminines la plupart des secteurs d’activités. L’Islam a donc été incapable d’évoluer, que ce soit au plan scientifique, social ou politique. Autant il a su s’implanter dans tous les pays (peu alphabétisés) qu’il a conquis, de l’Afrique à l’Indonésie en passant par l’Asie centrale, autant il a été incapable de donner naissance où que ce soit à une nation comparable à celles de l’Occident chrétien.

En situation de compétition technologique et économique, la logique de la sélection naturelle voudrait donc que l’Islam, tels les dinosaures de l’ère secondaire, soit voué à disparaître faute d’une capacité adaptative suffisante. Or ce n’est pas le cas, parce que, précisément, ainsi que nous le verrons dans le prochain article, ce sont les nations occidentales qui ont créé les conditions de la renaissance actuelle de l’Islam.

Jean-Marie Blanc

 

 

  1. « De la diversité culturelle (7) : Les dogmes de l’antiracisme et de la diversité, ou comment une culture s’autodétruit », paru dans Riposte Laïque n° 401, avril 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-7-les-dogmes-de-lantiracisme-et-de-la-diversite-ou-comment-une-culture-sautodetruit.html
  2. « De la diversité culturelle (1) : Les gènes ne sont pas les seuls à être héritables, la culture l’est aussi », paru dans Riposte Laïque n° 395, février 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-1-les-genes-ne-sont-pas-les-seuls-a-etre-heritables-la-culture-lest-aussi/.
  3. « De la diversité culturelle (6) : Religion et racisme, ou comment une culture pratique l’impérialisme », paru dans Riposte Laïque n° 400, mars 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-6-religion-et-racisme-ou-comment-une-culture-pratique-limperialisme.html
  4. Henri Léandre : « Hommes et dieux : Une approche raisonnée de la religion », Editions L’Harmattan, 2007.
  5. Voir l’interview de Claude Sicard : « Islam : ce que révèlent les livres prônant le djihad en supermarché », parue dans LeFigaro.fr, juillet 2014 : http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2014/07/29/31004-20140729ARTFIG00251-islam-ce-que-revelent-les-livres-pronant-le-djihad-en-supermarche.php
  6. Hubert Lemaire : « Musulmans vous nous mentez », Editions Riposte Laïque, 2014.
  7. À noter que la fameuse « taqiya », dont on use et abuse dans les discours contre l’Islam, n’est que la version arabe d’une stratégie très naturelle et largement répandue, par ailleurs théorisée dans l’ouvrage célèbre (« Le Prince ») d’un politologue florentin, nullement musulman, du XVIe siècle – il s’appelait Nicolas Machiavel.

Article paru dans Riposte Laïque n° 402,    avril 2015 : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-8-lislam-une-culture-forte-et-invasive.html

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