De l’utilité de l’Histoire

Publié le 30 mai 2015 - par - 1 434 vues
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ValeursactuelleshistoirefranceA quoi sert l’Histoire ? Personnellement à l’école, je n’en voyais pas l’utilité. Je ne suis donc pas très qualifié pour en parler. Toutefois, à cause de la réforme scolaire en gestation, j’y ai réfléchi.

L’Histoire, notre Histoire n’est pas un roman, comme disent certains sur ce site. Un Roman commence à la page 1 et finit à la dernière avec le mot FIN. Les personnages sont les mêmes. L’Histoire d’une nation commence avec l’Histoire humaine dont nous ne savons pas quand elle a débuté, ni quand ni comment elle finira. L’Histoire est une sorte de saga sans fin qu’on fait commencer conventionnellement au début de l’Ecriture faute de mieux. Les archéologues repoussent son origine au fil des découvertes.

L’Histoire d’une nation est intimement liée à celle de ses voisines à cause des guerres. L’Histoire de la France n’a pas commencé avec les Gaulois qui ne connaissaient pas l’écriture. Elle est donc liée à la Grèce antique et à Rome qui connaissaient l’écriture, et ont proposé beaucoup d’écrits poétiques, philosophiques, politiques, sur leur société, leur façon de vivre, les guerres qu’elles ont menées. Nous avons des renseignements sur leur art et leur architecture. Les Gaulois n’ont laissé que peu de traces sauf des menhirs et quelques objets artisanaux. « La Guerre des Gaules » de Jules César nous a renseignés sur leurs mœurs et leur mode de vie, leur façon de combattre et leur bravoure. Notre langue est largement tributaire de celles de ces deux civilisations. Les Grecs étaient des commerçants, les Romains des conquérants.

Retirer le Latin et le Grec ancien de l’Ecole revient donc à effacer nos origines linguistiques et philosophiques.

L’introduction de l’étude de l’Islam ne serait pas inutile, à condition de ne rien cacher. Il est à craindre que seuls les aspects positifs largement fantasmés, ne soient retenus. Il est vrai que l’Islam apparait dans toute sa magnificence quand il s’est emparé des techniques, des arts, de l’architecture, et des techniques des nations conquises, sans avoir créé quoi que ce soit par lui-même. On va donc présenter un Islam idéalisé, en ne faisant allusion que marginalement aux horreurs qu’il a commises, soit les massacres, les tortures, les viols, l’irrespect des femmes, etc. L’arrêt de l’expansion de l’Islam a révélé la pauvreté de sa pensée et de ses réalisations propres.

L’Histoire non falsifiée peut nous éclairer sur ce qui a été bon et ce qui a été mauvais dans le passé, afin de nous inciter à ne pas reproduire les erreurs qui ont été faites, et faire avancer les bonnes idées, les belles réalisations. La destruction de tout ce qui a précédé l’islam est destinée à nous faire perdre de vue les grandes civilisations anciennes parce qu’il souffre de la comparaison. La destruction et la reconstitution de notre Histoire est faite pour nous faire oublier qui nous sommes.

Par exemple, sous Louis XIV présenté comme un grand roi, le Peuple souffrait. Les guerres coûtaient cher, et les pays occupés étaient réduits à la misère. Il faut s’en souvenir.

Au contraire, au cours du siècle des Lumières, des hommes ont proposé des progrès pour l’Humanité. Tous les pays civilisés se sont convertis à ces idées nouvelles. Notre pays s’en est trouvé grandi. Il ne faut pas retirer de l’enseignement cette période magnifique et prolifique.

L’Histoire nous apprend aussi qu’il y a eu de nombreux tyrans qui ont procédé à des massacres en masse de populations. Mahomet et ses successeurs, Hitler, Staline, Pol Pot, dans le passé, Abou Bakr Al-Baghdadi, le calife de Daesh (lointain successeur de Mahomet) aujourd’hui, etc. Liste non exhaustive.

L’Histoire de la colonisation présente deux aspects : l’un positif avec l’apport technologique, scientifique et médical, de l’Ecole, dans des contrées qui en étaient privées, l’autre négatif avec l’exploitation et la maltraitance des populations autochtones.

L’Histoire du commerce triangulaire dont on ne tentera pas de minimiser les horreurs, mais dont on tente d’estomper la responsabilité des musulmans pourtant déterminante, doit continuer d’être enseignée. La controverse de Valladolid a été à l’origine de cette abomination. Les seuls Etats encore esclavagistes sont des Etats musulmans, bien qu’une sorte d’esclavagisme adouci permette l’exploitation de populations pauvres par les capitalistes occidentaux.

Le Christianisme a été un élément fondateur important de notre civilisation, donc de notre Histoire. Vouloir en minimiser l’impact, positif ou négatif, pour faire place nette à l’Islam est une aberration et un crime contre l’esprit (pas le saint, l’autre).

N’ayons pas honte de ce que nous sommes, et améliorons nous. L’Histoire nous y aide.

Marc Larapède

 

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