De peur de perdre, Clavreul abandonne ses poursuites contre Pierre Cassen

Publié le 24 juin 2020 - par - 3 commentaires - 1 327 vues

La saga judiciaire menée par l’ancien directeur de la Dilcrah, Gilles Clavreul, a tourné court. Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (et contre la haine des personnes LGBT) avait choisi le corps préfectoral à sa sortie de l’Ena. Mais, sans poste, Manuel Valls l’avait nommé à la Dilcrah, relais de l’industrie de l’antiracisme dans la haute fonction publique. Un poste qui lui laisse du temps pour combattre ses adversaires politiques, aux frais du contribuable. Il fonde alors en mars 2016 le « Printemps républicain » avec Laurent Bouvet, et d’autres socialos, très ancrés à gauche, pour défendre, disent-ils, la laïcité. Une officine prétendant défendre des « valeurs républicaines » mais qui semble exclure le pluralisme politique et la liberté d’expression.

Pour paraître plus crédible, la Dilcrah s’est dotée d’un « conseil scientifique ». Se draper d’une caution scientifique, c’est très à la mode : l’Élysée en a usé et abusé lors de la crise sanitaire du Covid-19. On trouve, dans ce conseil, des politologues comme Laurent Bouvet, Gilles Kepel, Nonna Mayer ou des historiens comme Benjamin Stora. Des personnalités très marquées à gauche et soucieuses avant toute chose d’imposer « leur » vérité.

Rien d’étonnant à ce que le racisme anti-Blancs soit nié, comme on a pu le constater à l’occasion de l’affaire Traoré ou encore dans les salles d’audience lors de plaintes contre des rappeurs racistes incitant au meurtre des Blancs. Même Mediapart n’a pas hésité à dire que le seul objectif de Gilles Clavreul était de combattre le Front National.

Et pour ce faire, notre préfet sans poste n’hésite pas à jouer les caïds, promettant une « répression indispensable » contre les leaders d’opinion sur internet. La loi Avia n’était alors qu’en gestation !

https://youtu.be/3CW2T98hrLs

C’est d’ailleurs son but avoué : chasser en meute les écarts de conduite sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’il découvre sur le site de Riposte Laïque, un article de Lucette Jeanpierre, en date du 8 juin 2016, qui dévoile ses activités et lui reproche de ne viser que la mouvance patriote.

https://ripostelaique.com/clavreul-nos-lois-antiracistes-sont-les-plus-repressives-du-monde-mais-cest-pas-assez.html

Et l’article sous-titre : « Clavreul se rêve en petit kapo de la toile ». La réponse n’a pas tardé : Clavreul porte plainte pour diffamation contre Pierre Cassen, alors que ce dernier n’est même plus directeur de publication depuis octobre 2012 ! Le but : saigner financièrement ses opposants. Il s’en vante d’ailleurs dans sa vidéo : « on va cibler un certain nombre d’adversaires (…) on peut les atteindre, même s’ils organisent leur insolvabilité ! ». On remarquera qu’il parle « d’adversaires » et non de personnes tenant des propos racistes ! Il se vante d’avoir effectué 38 saisines auprès de différents parquets qui se sont empressés d’engager des poursuites. Il se félicite des résultats de la lutte contre la haine sur internet, soit 26 000 signalements via la plateforme Pharos, mise en place par la direction centrale de la police judiciaire.

C’est que M. Clavreul est persuadé qu’il appartient au camp du Bien, comme d’ailleurs ses compères de la gauche libérale, intellectuelle, parisienne et bourgeoise, passés par la célèbre École alsacienne, si décriée par Juan Branco, dans son ouvrage choc «  Crépuscule » édité Au Diable Vert/Massot Éditions. Clavreul n’hésite pas à réclamer à Pierre Cassen, en réparation du préjudice moral pour injure publique envers un fonctionnaire, la coquette somme de 10 000 €. Et si l’on ajoute les autres prétentions du préfet sans poste, à savoir les frais de parution du jugement, l’amende pour omission des mentions légales d’identification du site RL, la répétition des frais d’avocats de l’article 475-1, on arrive à la folle somme de 40 000 € !

   

Monsieur Clavreul aimerait-il l’argent ?

Comme si ses émoluments de préfet ne lui suffisait pas, Clavreul monte sa boîte de consultant et se fait rémunérer par la mairie d’Argenteuil, à hauteur de 82 000 euros pour évaluer la radicalisation islamiste et le « péril » de l’extrême droite ! Et ironie du sort, c’est Philippe Doucet, conseiller municipal socialiste d’Argenteuil et ancien maire, qui demande des comptes sur cette folle dépense, au maire (LR) Georges Mothron !

https://ripostelaique.com/gilles-clavreul-un-prefet-de-goche-qui-gagne-1-500-euros-par-jour-grace-a-lantiracisme.html

En première instance, Pierre Cassen est condamné par le tribunal versaillais et un appel infructueux confirme la sentence et aggrave même les pénalités financières. Deux verdicts ahurissants, qui paraissent davantage motivés par des raisons idéologiques que par le droit. Donc, conseillé par son avocat, maître Pichon, Pierre porte l’affaire devant la Cour de Cassation. Et, coup de tonnerre, celle-ci casse l’arrêt de la cour d’appel  au motif que Pierre Cassen ne saurait être considéré comme directeur de publication. C’était d’ailleurs la seconde fois que la Cour de Cassation statuait en ce sens à propos de Pierre Cassen. L’affaire fut donc renvoyée devant la cour d’appel de Versailles mais avec une autre composition. L’audience était fixée au 22 juin 2020. C’est alors que tout bascule : Clavreul et son avocat Christophe Bigot décident d’abandonner la poursuite. Il faut dire que les attendus de la Cour de Cassation ne laissaient que peu d’espoirs aux plaignants. C’est une victoire pour maître Pichon qui avait largement contribué à la défense de Pierre Cassen.

https://ripostelaique.com/clavreul-contre-cassen-la-cour-de-cassation-desavoue-versailles-et-relaxe-pierre.html

 

L’arroseur arrosé ?

Il est vrai que la justice n’a pas toujours été du côté du préfet sans poste : en 2015, alors qu’il présidait la Dilcrah, il avait qualifié le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) de « raciste » et « d’antisémite ». Poursuivi devant la XVIe chambre, il est relaxé en première instance, mais condamné pour diffamation par la cour d’appel de Paris, pour ses propos relayés par les réseaux sociaux. On ne gagne pas toujours à pratiquer le double jeu ! La lune de miel entre le Printemps républicain et le CCIF n’aura été que de courte durée !

http://www.islamophobie.net/2020/03/26/les-quatre-erreurs-du-prefet-gilles-clavreul/

https://ripostelaique.com/le-delateur-gilles-clavreul-condamne-par-la-justice-eclat-de-rire.html

Les frictions avec les associations islamistes avaient rebondi à propos du débat sur le port du voile par les accompagnatrices scolaires. Plus récemment, Gilles Clavreul, dans un entretien accordé le 3 mars 2020 au magazine l’Express, avait manifesté son inquiétude face à la prolifération de candidatures de femmes voilées aux élections municipales.

Gilles Clavreul : Sans être très nombreuses, les candidatures de femmes voilées lors des scrutins locaux ont tendance à se multiplier depuis celle d’une jeune femme présentée sur la liste NPA aux régionales de 2010 ; c’était là aussi en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Par définition, concourir à des élections, c’est porter un message, et le faire en affichant sa foi en est un. Mais ce message est ambigu : affirmation identitaire ? Signe encourageant d’intégration des minorités de confession musulmane ? Entrisme islamiste ? Ou alors n’est-ce qu’un signe vestimentaire dépourvu de toute signification autre que personnelle, comme certains le prétendent ? Il n’y a pas de réponse univoque, tout comme il y a différents voiles et différentes raisons de le porter. Il est certes souvent, de plus en plus souvent même, le marqueur d’une foi affirmée et d’une adhésion à des préceptes rigoristes, se rattachant à l’un des courants de l’islam wahhabite. Mais les exceptions, quoique minoritaires, sont assez nombreuses pour qu’on s’interdise de généraliser, sinon pour souligner le paradoxe qu’il y a à afficher ostensiblement sa foi tout en s’autorisant de la “pudeur”, a fortiori dans le cadre d’une compétition électorale ou dans toute autre forme de représentation, qu’elle soit syndicale, associative ou médiatique. Là est l’équivoque du voile, qui sert à “montrer tout ce qu’on veut cacher (…)

Le chantre de la laïcité finira-t-il par rejoindre un jour Riposte Laïque ?

Hector Poupon

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Notifiez de
yvank

La loi de 1905 ne prévoyait pas l’invasion musulmane sous la tutelle de Macron. Pas plus que la facilité d’infiltration de la secte islam dans les institutions de la république. En conséquence la république cour le grave danger de finir islamisée quand elle s’est protégée du catholicisme. C’est ce que démontre la multitudes de mosquées qui couvrent le sol français et ses colonies d’imams prêchant la haine de la France en guise de culte. C’est l’époque des multi cartes nationales d’identité un ghosn à trois nationalités. Un Macron, président de la république mondialise la France afin de pouvoir mieux répartir le culte de sa personne. Et en ce moment la France se meurt d’être devenue le trou du culte du communautarisme.

R2D25

Une belle ordure ce clavreul

Rems

” Petit kapo de la toile.”. c’est trop beau !encore un sale type qui veut nous restreindre et nous laminer.

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