De quoi Macron est-il le nom ? Bilderberg, Trilatérale, Cac 40, Bercy…

Publié le 3 mai 2017 - par - 3 commentaires - 1 929 vues
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A l’heure où les décideurs globaux s’interrogent sur le niveau élevé de la confrontation politique et militaire de la deuxième guerre froide  et donc de la paix et de la guerre dans le monde, le débat présidentiel français plonge la France dans un abîme d’irresponsabilité et de décrochage stratégique. En Europe centrale et orientale, ainsi qu’en Eurasie il est question de dangers et  de conflits ;  ici, de décomposition  du système des partis et d’ingouvernabilité politique,comme s’il s’agissait du rejet  des castes et de  » l’esprit sans culottes  » de la Révolution dans un pays d’Ancien  Régime. En déphasage total avec la situation internationale, certains analystes parlent d’un retour à la Quatrième République, à son système proportionnel, à ses coalitions électorales, à sa fin inglorieuse et à la guerre d’Algérie,  pendant qu’aux deux rivages d’un  processus de changements d’ère, le peuple musulman  de l’hexagone observe la vieille France, au milieu du guet, pour mieux l’abattre. En effet il y a bien deux peuples en guerre, pour déposséder la France de ses lois et de ses défenses, puisque  l’ennemi  existentiel est déjà là.
Pour un sociologue de la nomenclature universitaire et socialiste, l’issue de cette campagne sera l’émergence d’une culture de compromis.. En  bon interprète de la « Ruse  de l’Histoire », il administre  une bonne dose de morphine sur les plaies de la haine qui s’accumulent  et de  la crise internationale  qui approche. Ce retour à l’analogie historique nous cache que la « Ligne Maginot »des partis politiques a été contournée et que le front de la mondialisation embarque chaotiquement  à Dunkerque, vers le Brexit, la « Perfide Albion »  et le grand large. Ainsi, selon ces scénarios, une partie de la France irait au delà de la Manche, vers la liberté du commerce ,la théorie du progrès et la  politique de la « Balance » du XIX siècle et  l’autre partie, malade d’apostasie républicaine,  resterait sur le continent, prisonnière d’un vichyssisme virulent et de toutes les aberrations des dérives nationalistes. Ainsi, les perdants de la droite, du  centre, et de la  gauche s’alignent  sans vergogne sur le gagnant virtuel, dans l’espoir d’un salut  patriotique impossible. La masse des fuyards, des couards, des borgnes, des renégats,des opportunistes, des rescapés et  des aveugles se révèle de loin supérieure aux capacités d’emport des Titanic accostés. Les mangeurs d’hommes sont là pour dévorer les innocents et les coupables, au nom d’un salut idéologique sans fondement. La recherche d’une issue avec Macron- Président se révélerait  à moyen terme illusoire, voire dangereuse, car maquillée d’une qualité improbable, la vertu. La vertu  spartiate et antique d’Athènes, de Rome et des grands Empires.

LA GRANDE QUESTION

Or, une  grande question se pose.
De quoi Macron, est il le nom ?
L’homme neuf de la « rupture » messianique et de l’idéologie multiculturaliste,  post- nationale et « progressiste », est éloigné du peuple, de la Nation et de sa culture et ne peut réconcilier la France, dont il ignore la civilisation et l’histoire.

Pur produit de Bildelberg, de la Trilatérale , du CAC 40 et de Bercy, il passera à la mémoire comme  le chantre de l’éruption violente du pays. En homme qui vit dans l’événementiel, il incarne une vision  du monde contemporain, la  globalisation, en  opposition  aux conceptions et aux héritages souverainistes français . Sa proclamation de refonte des institutions en dehors du système représentatif est une chimère. Ainsi, privé de ses racines, Macron mesure son espoir de réussite à la capacité d’endiguement d’un « front républicain » ébréché et à des arrangements d’appareils, qu’il a lui même torpillés pour sauver le vieux monde socialiste en déroute.

Dans le cadre d’un transformisme sans principes, la « démocratie » n’est plus que la façade d’un pouvoir au rabais, car ce qui compte pour l’apostolat d’un  modernisme de façade,  c’est que « tout change pour que tout reste le même ».  En jeune tocquevillien et au nom de la « société ouverte », l’homme d’un votant sur quatre, veut faire barrage à tous ceux qui s’opposent à sa perversion égalitariste, « les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes  et autres ».

Une « rupture de société »est annoncée, optimiste , empreinte de bonheur  et effet de miroir entre le « corps » du candidat-gagnant et le « corps social » de la France infirme. Or le « modèle  » de militant  du mouvement « En marche », qui la supporte,  l’acclame, et le pousse vers l’avant, aurait-il une constitution composite, un mixage des genres. une capacité de produire « une alternance profonde ».

LE MODELE DE MILITANT  » D’EN MARCHE »

« Prenez un jeune bling-bling de « science- po » et panachez- le avec un élu de troisième rang de l’Assemblée Nationale, ou un  ancien membre du gouvernement de Manuel Valls. Rajoutez des journalistes des médias et rehaussez le tout de plusieurs vénérables de Loges. Puis, anoblissez la mixture d’intellectuels mondialistes et de révolutionnaires de salon, corrigez le goût avec des vieilles dames poudrées de parfum et améliorez la formule avec des battantes de la communication, en libre service érotique sur les »réseaux du sexe ». Agitez le cocktail dans une réunion politique mondaine, un café de Montparnasse ou une  Disco du « Paris by Night  » et vous obtiendrez un bon militant d’En Marche! »
Il s’agit là des gros bataillons du nouveau « roman national ».

Le Stratège, en jeune chef désireux de rebâtir une « Troisième Force », comme il en exista entre 1947 et 1958, sera  destiné à dépendre,  aux législatives, de coalitions difficiles à réunir, à cause de la décomposition des partis traditionnels et de la séduction faite aux tactiques individuelles de personnalités forcément opportunistes. qui se succèdent devant un théâtre d’ombres, de plus en plus vide.

Plus encore que les vieux caciques désavoués, Sarko,  Hollande, Juppé, Fillon et Valls, Macron demeure le parfait produit du marketing médiatique, mais est il incapable de faire émerger un destin collectif dans l’horizon d’une économie du libre-échange et dans le dépassement des clivages et des blocages, qui entravent le renouvellement  profond de la France.

C’est la raison pour laquelle il persiste dans une contradiction de fond et dans deux idées fallacieuses :
– faire travailler moins, en produisant logiquement moins
– et prendre en charge plus de migrants, pour compenser une démographie de souche déclinante, en tirant ainsi  le pays vers un équilibre budgétaire moins calamiteux

LA FRANCE, L’EUROPE  ET  LE MONDE

Or « la volonté de rassemblement de Macron, le désir de réconciliation, l’espérance en l’avenir du monde » (Jean d’Ormesson), suffiront-ils à rehausser la France malade, à gouverner une Europe en détresse, à naviguer dans un monde en bourrasque ? Ce jeune enfant gâté et immature, disposera-t-il de la stature d’un Chef d’Etat-Stratège, Chef des Armées en paix et en guerre, regardant loin, par des temps difficiles, définissant à la fois le rôle de la France et de l’Allemagne au sein de l’Europe et la place de l’Europe dans la compétition des mondes et dans l’horizon qui tracera le destin du siècle ?

Saura-t-il faire face aux Etats-Unis d’Amérique et à ses ambitions démesurées ? L’histoire nous enseigne que la première fonction de la puissance est de protéger les citoyens et de garantir la sécurité de ses sujets. Elle nous dit également que peut être défini comme souverain, le pouvoir qui désigne son ennemi et fait face à sa menace. Or, ces deux impératifs ne peuvent être délégués à un Pays-Tiers, car cette désignation anéantit le concept de souveraineté, lui  posant  une limite et lui assignant  une dépendance. Il s’agit  bien de la limite à la liberté de conception et d’action. en politique étrangère. Macron sera-t-il en mesure d’aider la France à reformer l’Europe, en assurant sa liberté d’action, en dehors de l’OTAN ?
Échappera-t-il à la tentation de se soumettre à un pouvoir supérieur écrasant ? Sa relation aux Etats-Unis sera-t-elle de soumission ou de frein, dans la recherche de la paix ou de la guerre dans le monde ?
Une Europe Unie faisant bloc derrière les Etats-Unis pour des objectifs historiques qui ne sont pas les siens, pourrait être menée à sa perte. Les finalités institutionnelles d’un projet européen remodelé sont-elles encore compatibles avec les buts du projet des Pères Fondateurs, ou n’impliquent-elles pas plutôt leur renversement et leur adaptation ? Un grand paradoxe de l’histoire de notre tempsnous contraint à rechercher les buts de la paix par d’autres moyens.

Macron saura-t-il saisir ce grand changement de la perspective historique, pour protéger et sauvegarder la France, l’Allemagne et les peuples du continent, tranchant sur le dilemme crucial de notre conjoncture, soumission globale à Hégémon, ou, en revanche, souveraineté  de chaque Etat-membre, sacrifiant l’unité du tout à la souveraineté de chacun, dans l’imminence d’une confrontation grave et réversible.

Face au retournement de la scène internationale, Macron ne semble pas l’homme de cette indépendance, ni de ce choix bouleversement au nom du salut de la France et de l’Europe et pour la sauvegarde d’une paix d’équilibre entre la Russie et l’Amérique ; sera-t-il capable d’ébaucher une nouvelle forme de coexistence, envisageant une deuxième « Conférence d’Helsinki » et en rétablissant la distinction gaullienne entre l’Alliance Atlantique et le Bloc militaire ?

In fine qu’en sera-t-il de ce candidat-président confronté à une guerre civile interne et à une guerre étatique sur la scène internationale ? Qui aura gagné en France à l’occasion des présidentielles entre la rébellion des hommes et l’insurrection des urnes ? L’esprit anti-système ou la logique des « Coups d’Etats » et des « Cabinets Noirs » ?

Irnerio Seminatore

 

 

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Notifiez de
Adriana

Translated the article for non-French speakers and they are thoroughly confused by the aggressive approach

Anne Lauwaert

J’ai commencé à lire “The road to ruin” de James Rickards = « la route vers la ruine, le plan secret des élites mondiales pour la prochaine crise financière » avec à la clé « une monnaie, un monde, un ordre » , même une « taxation mondiale » et « le bail-in de Chypre, est le modèle pour la prochaine crise financière mondiale », etc… N’y a-t-il personne pour expliquer d’urgence aux Français que Macron = mondialisme = Nouvel Ordre Mondial= crise financière mondiale « imminente » avec « bail-in » ce qui signifie que « les épargnants découvrent que leur argent en banque n’est pas de l’argent et qu’il ne leur appartient pas »… etc Il faut lire ce livre pour mesurer ce qui nous attend

daniel champy

macron fait aussi parti des YOUNG LEADERS,formes par ce reseau inconnu,forme,selectionne et sponsorise par la banque lazard americaine,ce reseau a ete creer en 1976 par les presidents ford et giscard,leur but prendre le pouvoir dans tout les domaines,politiques,journalistes, cac 40, mediats ect…le meme affolement pourrait on ecrire envers celle marine le pen qui pourrait remettre ne cause ce partage inegal du gateau dans notre pays ,voila des noms des youg leaders( allez sur wikipedia youg leaders) henri de castra axa,emmanuel macron,juppe,hollande,chain journaliste,colombani,fekl,joffrin,nkm,lauvergeon areva,leotard,bruno leroux,alain minc,montebourg,aquinilo morelle,moscovici,ockrent,olivienne europe1,pecresse,toubon,belkacem,cote americain bill et hilary clinton ect. il