De Waterloo à l'invasion migratoire, le crépuscule d'une Nation

Waterloo21815-2015, de Waterloo à Waterloo… Morne plaine, décidément, et sombre 18 juin ; une défaite, qui n’en était pas une, venait mettre fin à l’épopée de l’Aigle. Une défaite dont bien des peuples auraient voulu pour victoire. Les Anglais, objectivement vaincus ce jour-là, sauvés de la déroute par l’arrivée des troupes fraîches de Blücher, la célèbrent d’ailleurs comme telle depuis deux siècles ! Les Prussiens, terrassés deux jours plus tôt, avaient reconstitué leurs forces et fondaient sur des troupes héroïques mais harassées ; les vieux lions fatigués cédaient enfin sous l’assaut des loups, la Garde rompait mais ne pliait pas ; la mort n’éblouit pas les yeux des grenadiers et ces hommes-là préféraient périr comme des chênes que vivre en roseaux… Grande Armée, en vérité, et incomparable défaite dont elle n’eut jamais à rougir.
Le maréchal Ney chargeait furieusement à la tête de sa cavalerie, clamant pour l’Histoire, pour la postérité : « Venez voir comment meurt un maréchal de France ! ». Il ne trouva pas, ce jour-là, la mort glorieuse qu’il cherchait. Il fut fusillé, après la chute de l’Empereur, dans les fossés de Vincennes mais demanda – et obtint – de commander lui-même le peloton d’exécution : le brave des braves mérita son nom jusqu’à l’ultime seconde de son existence…
Et Grouchy ne vint pas.
L’Empereur quittait la scène de l’Histoire où il avait tenu, vingt ans durant, le premier rôle. Il lui restait à entrer dans la légende, en un lieu dont il avait écrit le nom, autrefois, sur un cahier d’écolier : « Sainte-Hélène, petite île »…
1815-2015, de Waterloo à Waterloo… Mornes matins de bouche amère pour un peuple qui s’éveille, chaque jour un peu plus, dans la douleur de l’exil. Point n’est besoin pour cela de le chasser de son sol natal, pas d’embarquement à bord d’un quelconque Bellérophon ou Northumberland, pas d’Exodus pour ce peuple-là ; c’est Sainte-Hélène qui vient à lui, qui vient à nous, sur d’autres bateaux remplis, à en déborder, de nos conquérants, de nos colonisateurs, de nos envahisseurs ; une marée noire, menaçante, hostile, mortelle. Je songe à un film, vu pendant mon enfance : « Quand la marabunta gronde »…
La terre où nous sommes nés n’a pas changé de nom, mais ce n’est plus le même pays. La submersion migratoire nous fera vivre bientôt – nous fait vivre déjà – en terre étrangère.
Les nouveaux arrivants, forts de leur nombre et de leur impunité, ne font même plus mine de tendre la main, comme de vulgaires Roumains de carrefour ; ils arrivent poings serrés, ombrageux, prompts à vociférer – à l’africaine – au moindre retard mis à déférer à leurs désirs.
« We must pass ! », scandent-ils d’un ton sans réplique ! Et ils ne trouvent personne pour leur gueuler à la face : « No pasarán ! ».
Les faiseurs de mots, grands architectes de la novlangue, les ont affublés du joli nom de migrants. Pourquoi pas migrateurs tant qu’ils y sont !
Afro-migrateurs, arabo-migrateurs, islamo-migrateurs, sombres hirondelles, en vérité, dont le printemps est notre hiver…
Ce n’est pas la peine d’attendre Grouchy, il est retenu à Bruxelles par la Commission européenne ; Blücher s’est installé à Matignon et Wellington occupe l’Élysée.
En 1940, un autre 18 juin, un général encore inconnu, un officier d’élite, sûr de lui et dominateur, lançait sur les ondes d’Albion, de perfide devenue alliée, un appel vibrant : « La France a perdu une bataille, mais elle n’a pas perdu la guerre ».
Trois quarts de siècle plus tard, le temps d’un souffle pour l’Histoire, la France a perdu la guerre sans même avoir livré bataille ; une guerre asymétrique, ô combien, une guerre de conquête et de colonisation dans laquelle seuls les conquérants étaient autorisés à combattre.
Jamais, au cours de l’Histoire, des dirigeants ne s’étaient employés avec tant d’obstination, tant de haine mauvaise pour leur propre peuple, à le faire disparaître dans la nuit de l’oubli. Quarante ans de trahisons perpétrées par des gouvernants félons et leurs complices médiatiques, quatre petites décennies venant après deux mille ans d’une lente construction, faite de fracas, de batailles et de gloire, et une race entière, la race française comme on le disait encore au siècle dernier, patiemment assemblée et unie par quarante rois (et un empereur), s’apprête à s’évanouir, à se fondre dans la masse informe et innombrable venue la submerger.
Comble de la perversité, le peuple condamné est tenu de marcher joyeux vers le supplice, de sourire à sa propre disparition. Les indigènes sont sommés d’accueillir leurs remplaçants à bras ouverts, de leur offrir sans barguigner leurs maigres possessions (ainsi que leurs filles) et de se faire tout petits pour ne pas indisposer les nouveaux venus, sourcilleux à l’extrême et peu enclins à supporter longtemps encore ces négligeables autochtones.
Les intrus se font de plus en plus visibles, chaque jour plus arrogants et omniprésents. Il s’agit de montrer aux indiens que nous sommes qu’ils sont ici chez eux, que nous devons nous faire oublier, laisser la place, baisser la voix, avant de disparaître tout à fait du paysage.
Cela s’appelle un génocide, un ethnocide et ceux qui le subissent ont le droit de détester ceux qui le perpètrent. Les Tibétains ont le droit de haïr les Chinois venus les submerger. Les Français ont le droit d’exécrer les cohortes étrangères, à jamais étrangères, venues se substituer à eux.
Mais cela même nous est interdit. La police de la pensée et des sentiments veille au grain et nous impose la présence – et l’amour – de l’ivraie…
Mots interdits, sentiments interdits, jusqu’à nos pensées les plus intimes doivent être refoulés au plus profond, quitte à nous ronger de l’intérieur, à nous consumer, à nous faire imploser à force de colère rentrée, de rage étouffée.
Après la dernière guerre, on a pu dire des Allemands qu’ils avaient tous – ou presque – levé le bras.
Dans quelques décennies, pourra-t-on dire des Français (pourra-t-on dire de nous) qu’ils ont (que nous avons) tous – ou presque – baissé les bras ?
Les Français n’ont plus de bras ; ils n’ont même plus la nostalgie de leurs bras !
La paix est devenue l’aspiration indépassable, l’idéal suprême ; la paix à n’importe quel prix, même à celui de l’esclavage, même à celui de la mort. Nous voulons bien mourir – car c’est ce qui nous attend, au bout du compte – mais à condition de ne pas nous battre !
Les autres pays européens ont, eux aussi, baissé les bras devant l’invasion, mais j’avais la faiblesse de croire que nous n’étions pas un peuple comme les autres, que nous étions – ou avions été – la Grande Nation. Nous étions un peuple fier et ombrageux, prompt à ruer dans les brancards et à dresser des barricades. Nous avons su renverser des rois et conquérir l’Europe avec nos pieds, poitrines offertes à la mitraille. Nous nous sommes levés comme un seul homme chaque fois que la Patrie était en danger…
Nous n’osons même plus réclamer le retour du Rasoir national pour les Ghlam, Fofana, Salhi et autres Nemmouche qui versent notre sang avec la gourmandise des vampires !
Nous sommes devenus des odalisques alanguies, offertes au désir courroucé et méprisant de nos nouveaux maîtres.
« La France, on va la niquer jusqu’à ce qu’elle nous aime ! », a-t-on pu lire naguère sur un de nos murs, sous la bombe (je ne puis dire sous la plume) d’un de nos moricauds d’importation et d’occupation. Et nous continuons à les laisser entrer, toujours plus nombreux, bras ouverts et cuisses écartées… Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment consentons-nous collectivement à une telle soumission masochiste ?
Le désespoir et la honte, la rage aussi, d’autant plus violente qu’elle se sent impuissante, me minent physiquement et moralement. Je souffre de ma patrie perdue, de la douleur du pays fantôme. On m’a volé la France de mes vingt ans, des vingt ans de tous ceux qui m’avaient précédé, tandis que j’avais le dos tourné, que je pensais à autre chose, certain que rien ne pouvait nous arriver. Je ne me pardonne pas de n’avoir pas plus tôt, dans ma jeunesse, prêté l’oreille à ceux qui – déjà – criaient dans le désert pour nous mettre en garde contre le péril mortel qui nous menaçait.
Il est sans doute déjà trop tard et je vais vivre en exil le reste de mon âge, un exil intérieur, sur la terre même de mes glorieux ancêtres, que je n’ai jamais songé à quitter mais que je n’ai pas su défendre, au royaume de France qui n’est déjà plus qu’un souvenir en allé…
Si nous ne mettons pas fin à cette drôle de guerre pour entrer dans la vraie, si nous ne livrons pas bataille pour en finir avec l’Occupation, pour commencer la Reconquête, si nous persistons à vouloir aimer à tout prix ceux qui nous tuent, et nous méprisent, et nous haïssent, alors nous serons morts bientôt, ou esclaves ce qui revient au même. Nous serons morts en tant que Nation, que Peuple, que Race, que Français
D’autres avant nous se sont battus, dos au mur, avec l’énergie du désespoir, quand tout était perdu fors l’honneur. C’était à Waterloo, à Camerone, à Diên Biên Phu…
À vouloir éviter la guerre au prix du déshonneur, nous aurons la défaite, et l’esclavage, et le déshonneur ! Songez à ce que diront de nous nos descendants, s’il en reste, parqués au fond de leurs réserves…
Alors, à quand le sursaut national ? À quand la nouvelle campagne de France ? À quand le soleil d’Austerlitz ?
Aux armes, citoyens !…
Vive la Nation ! Vive la France ! Vive l’Empereur !
Raphaël Delahaut

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20 Commentaires

  1. Le Front National n’arrivera pas au pouvoir, ou si par extraordinaire, il y parvient, il ne s’y maintiendra pas, ou il ne changera rien ou encore il tentera en vain de redresser une France devenue un champ de ruines.
    Nous devons créer des réseaux de résistance et des commandos […]en premier lieu contre les gauchistes qui ne gouvernent plus que pour planifier et organiser le grand remplacement migratoire et la déconstruction de la société française, et contre les immigrés ensuite.
    Si nous ne le faisons pas, si nous n’en sommes pas capables, c’est clair que la France aura cessé d’exister avant la fin de ce siècle.
    Moi, je suis prêt.
    J’invite ceux qui se sentent prêts à prendre contact avec moi en MP par l’intermédiaire du site.

  2. Texte magnifique !
    Voilà une lueur d’espérance. La France est encore vivante dans cet amour que nous lui portons.
    Alors oui, pour l’Honneur et la Mémoire, « Aux armes citoyens !… ».

  3. Je dirai à ce bonapartiste: Les Rois ont fait la France,elle se défait sans Roi ! … Mais je le comprends et son article est très beau.
    Bravo!

  4. Sincèrement je ne pense pas que c’est par la voie électorale, que nous chasserons les islamistes, mais par la guérilla urbaine, prenons exemple ,sur l’ oas, mais cette fois ci allons jusqu’au bout!!. Je suis optimiste, nous gagnerons, mais j’ ai un très gros défaut, je suis rancunier. JE PISSERAI BIEN SUR LA TOMBE DE LA GRANDE ZORA

  5. C’est sans doute l’un des plus beaux textes que j’aie lus sur RL. Il met des mots magnifiques sur des sentiments que nous sommes nombreux à ressentir. Oui nous pleurons en dedans, de tristesse et de rage. Comment ne pas penser à la scène d’un documentaire souvent rediffusé, montrant l’entrée des troupes allemandes à Paris le 14 juin 1940 : dans la foule qui les regarde, un homme anonyme pleure à chaudes larmes sans retenue. Mais la libération est venue. Pensons-y.

    • Janus: « Il met des mots magnifiques sur des sentiments que nous sommes nombreux à ressentir. » Même si je suis du Canada, j’ai tout ressentie. De plus, moi je pleure pour la Fille Ainée de l’Église.

  6. Pourquoi s’acharner à vouloir pourrir la France sous prétexte de venir en aide à la misère du monde ! On commence à savoir que le prétexte est faux ! Il y a 3 milliards de « migrants » potentiels sur la planète. Absorber quelques milliers de miséreux et même quelques millions … et seulement en Occident … ne changera strictement rien à leur sort ! Par contre, ce sera pire pour eux car l’Occident, à terme, ne pourra même plus les aider ! Nos dirigeants le savent … Alors pourquoi ? Et pourquoi ceux qui connaissent la réponse n’osent pas la dénoncer ?

  7. Jésus Marie qu’elle décadence,quelque chose est pourrie dans le royaume de France. Mais , qui pour rassembler, et reprendre l’étendard contre la mascarade , la censure , la démo…..(médiocratie ) de la bande de totalitaire au pouvoir ?

  8. On a rien vu venir. Sortant de la guerre d’ algérie et croyant que ceux-ci accédants à l’indépendance boumédieniste, organiseraient au mieux l’avenir de ce pays que les Français avaient construits. Que neni ! Croyant bêtement que l’islam « était » une religion comme les autres. De faiblesse en laxisme on a, « ils ont tout laissé filé ». Oui on n’a pas vu le mauvais temps venir !

  9. Très beau texte. Je vous rejoins. A noter que le maréchal Ney a été fusillé place de l’Observatoire à Paris, où une statue est présente pour marquer l’endroit. Mais soyez sûr que vous n’êtes pas seul en résistance. Nous sommes des millions de voix silencieuses. Pour ma part je suis persuadé qu’il y aura un formidable sursaut national, même si aujourd’hui je ne sais pas dire ce qu’en sera sa forme. Je vous laisse méditer cette phrase de l’empereur : « l’aigle avec les couleurs nationales volera de clocher en clocher, jusqu’aux tours de Notre-Dame. »
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6954504v

    • Merci d’avoir rectifié mon erreur. Les fossés de Vincennes, c’était le duc d’Enghien, un mauvais souvenir refoulé (et pour cause) et remonté à la surface par inadvertance…
      Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa !

  10. Quarante rois et un empereur ? Deux empereurs me paraîtraient plus juste; quoi qu’en ait dit Victor Hugo, sans égaler bien évidemment son illustre oncle, je ne crois pas que Napoléon III soit à placer dans les poubelles de l’Histoire, car on lui doit le développement industriel de la France, la transformation de Paris, un renouveau de la vie artistique et culturelle. Et l’homme ne manquait pas de courage.
    Par ailleurs très beau texte, merci. J’ose croire que tout n’est pas encore perdu, les Régionales seront un bon test…

    • Tout à fait d’accord. Nap III est l’un des grands constructeurs de la France, dans un autre registre que son oncle. Et n’oublions pas entre autres qu’il a donné au pays ses frontières définitives, avec l’annexion (consentie) de Nice et la Savoie.

    • Vous avez raison de rendre justice à cet autre Napoléon, si mal aimé de la postérité, pour beaucoup à cause du fameux « Napoléon le Petit » du père Hugo. Et ayons une pensée pour son fils, le Prince impérial, cet autre Aiglon, tué (sous l’uniforme britannique) par les Zoulous. Déjà…

  11. Quel texte magnifique. D’une grande beauté et d’une extrême tristesse, parce que criant de vérité. Regardez l’état de la France aujourd’hui. Comparez avec la France libre, heureuse, et insouciante d’il y a 30 ou 40 ans, qui n’aurait même jamais imaginé être menacée un jour dans son existence même. Les criminels qui nous gouvernent ont organisé l’invasion du pays par les hordes barbares étrangères islamisées, nous en payons le prix, y compris dans notre vie quotidienne, et demain encore plus. Quelle douleur atroce de voir la France occupée et salie, et les français agressés et trahis par la vermine qui nous gouverne. Mais cette douleur est aussi le moteur d’une combativité sans bornes, et elle doit le devenir pour tout français digne de ce nom.
    Amen.

  12. C’est bien ce que j’ai ressenti il y a 2 ans, a mon dernier voyage en France. Bloque dans le periph pour aller a Charles de Gaule, j’ai vu les pauvres Francais malheureux dans leur bagnoles, aller travailler, comme des moutons a l’abattoir (ou l’ecarissage comme aurait dit Boris Vian!). Parallelement, des hordes d’individus qui n’ont rien a faire en Europe peuplent les banlieues nord de Paris; on les voit meme trainer a l’aeroport, magnifique cadeau de bienvenu aux touristes qui arrivent.
    Il y a deux ans j’ai compris le desastre Francais lorsque j’ai vu quels medecins etrangers l’Etat faisait venir dans l’hexagone. Ce que j’ai vu et entendu m’a choque profondement, et je realise, au travers de ce que je connais maintenant, qu’en effet, l’etat Francais procede a un bouleversement des populations, en placant de plus en plus de nord-Africains comme medecins, de facon a bien preparer l’avenir et couvrir les besoins de leurs populations croissantes.
    Partout, les Francais doivent se taire, la fermer devant le mensonge et la couardise. J’ai rencontre de nombreux Francais qui partaient aussi, pour de bon, car ils ne voulaient plus rester dans un pays don’t les politiciens sont des traitres, des fieleux et des laches.
    Si les allies, en 1945, avaient imagine un instant que la France deviendraient une sale de priere islamiste, jamais, ils n’auraient envoye leurs troupes reconquerir le pays. Franchement, ca aura servi a quoi de passer des Nazis aux islamistes, avec un court interlude pendant lequel les gens votaient communiste et socialiste?

    • nous n’avons que faire de votre fausse compassion. Qu’en est-il de votre pays?

      • Alceste je trouve votre réaction incompréhensible. Ce lecteur est visiblement des nôtres, alors pourquoi parler de « fausse compassion » ?

        • Je ne crois pas. D’ailleurs, ce n’est pas un problème français et il y a des chances pour que le pays de ce monsieur soit dans le même état que le nôtre. Et en profiter pour nous rappelons notre défaite de 40, oui, j’appelle ça de la fausse compassion.
          Et je n’ai que faire de ceux qui viennent faire l’oraison funèbre de mon pays.

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