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Debout la France, sournoisement attaqué par le RN, est en difficulté

La vie politique est faite de combats entre ceux qui veulent obtenir les voix des électeurs. Mais même si cela est bien normal, il y a toutefois des pratiques qui manquent singulièrement de classe. Ce qui est en train de se jouer entre le RN et DLF est nettement de cet ordre.

Mais reprenons les choses depuis le début. Il y a une quinzaine de jours, Jean-Philippe Tanguy et Alexandre Loubet, salariés depuis des années par Nicolas Dupont-Aignan, malgré leur absence d’expérience politique, claquent la porte en indiquant qu’ils soutiennent désormais Marine Le Pen. C’est leur droit… mais les conditions de ce départ sont plus qu’incorrectes. L’attaché parlementaire et le directeur de la communication avaient déjà été pris « la main dans le sac » au moment des européennes en insultant NDA qui, bon prince, avait, à tort, pardonné.

Mais le manque de fidélité et le double jeu, baignant dans une ambiance parfois glauque de communautarisme homosexuel, allait faire définitivement tomber les masques. Voici donc nos duettistes Tanguy-Loubet, non par convictions, mais par l’obsession d’avoir des mandats électifs, préparant, avec l’aide et les conseils de leur « copain » Sébastien Chenu, une véritable entreprise de trahison et de destruction, alimentée par de belles promesses dont nous verrons bien si elles seront tenues.

Les deux compères, en possession du fichier de DLF, quittent donc le parti en s’étalant dans la presse (c’est leur droit) mais en fournissant au RN, selon toute vraisemblance, ledit fichier et les cadres de Debout la France. On a alors vu pleuvoir sur des dizaines de cadres, ébahis, par téléphone, des promesses d’investitures et donc de mandats pour les Régionales et les Départementales… La voix de ces sirènes et le bruit tintant de leurs poignées d’or font effet sur quelques-uns, pas tous, heureusement, et une trentaine de cadres quittent DLF et expliquent tous, avec un faux prétexte, leur décision aux journalistes. Toujours le même prétexte et avec les mêmes mots. Les « éléments de langage » ont bien été appris par cœur.

Ne reculant devant aucune bassesse, les transfuges vont jusqu’à faire pression et à menacer, de manière sordide, certains cadres de DLF. Ce qui pourrait exposer les maîtres-chanteurs à un retour de bâton ravageur.

Le combat politique est cruel, et toujours une histoire de rapport de forces. Mais ce qui se produit actuellement au sein du seul parti qui avait soutenu Marine Le Pen lors des présidentielles, dépasse de loin les limites du combat politique, et montre qu’avec la direction nationale du RN, il n’y a pas de reconnaissance à attendre. Mais Jean-Marie Le Pen, Florian Philippot, Marion ou Jean Messiha pourraient sans doute en parler mieux que moi.

Pourtant, le candidat du camp patriote qui voudra gagner en 2022 devra d’abord être capable de rassembler son camp, avant d’élargir son audience. Or, ce n’est pas en faisant perdre délibérément Valérie Laupies à Tarascon, en imposant un ballotage à Jacques Bompard à Orange, et en essayant de tuer définitivement Nicolas Dupont-Aignan et Debout la France que Marine Le Pen et ses petits camarades créeront les meilleures conditions de l’union des patriotes.

C’est Emmanuel Macron et ses complices qui doivent bien rigoler.

Roselyne Martin