1

Débranchons mai 68 : la vedette, c’est Marion !

33% des Français souhaitent le retour de Marion en politique. ( Ifop )

Et même 83% chez les électeurs du Front National et 44% chez les électeurs LR.

La plus jeune “retraitée” de la politique française se fait désirer.

A la Palmeraie de Paris, où le gratin de la droite conservatrice s’est donné rendez-vous jeudi soir, les 1000 places ont été prises d’assaut. ( source Figaro )

Certes, on pouvait y voir Chantal Delsol, Charles Beibeder, Emmanuelle Ménard ou Jean-Frédéric Poisson, mais c’est Marion, l’étoile montante et invitée phare de la soirée que le public venait voir.

Thème de la soirée : “Débranchons Mai 68”.

Marion a pu présenter son Académie politique lyonnaise, l’Isseps.

Depuis son discours très remarqué, lors du Congrès rassemblant les conservateurs américains à Washington, les signes d’un éventuel retour de la Belle sont scrutés à la loupe.

“Si un jour je sens que je peux être vraiment utile, que j’ai la légitimité pour repartir, je referai peut-être des choses.”

Marion sait très bien qu’en politique, il n’existe aucune cure de désintoxication.
Tôt ou tard, c’est la rechute.

La légitimité, elle l’aurait au sein du FN si Marine s’effaçait, ce qui n’est pas le cas.

Prendre la tête d’un grand rassemblement patriote ? Elle n’ira jamais contre sa tante.

De son côté, Marine répète qu’en 2022 elle s’effacera devant la personnalité la mieux placée au FN, où Marion a sa place si elle souhaite y revenir. C’est flou.

Ce jeudi, Marine vient d’écrire à Nicolas Dupont-Aignan pour faire liste commune pour les élections européennes de 2019. Réponse attendue…

Pour elle, FN et DLF sont les acteurs incontournables d’une recomposition autour du véritable clivage mondialistes-nationaux.

Mais en attendant, c’est l’eurodéputé Bernard Monot, la tête pensante économique du FN, qui quitte le parti pour rejoindre Debout la France.

“Ce n’est pas une grande perte”, balaie Marine.

Peut-être, mais ce nouveau départ illustre à une fois de plus l’extrême difficulté pour la présidente du FN à se refaire une santé après l’échec de la présidentielle et surtout à assurer la cohésion de son parti.

Car sur les 7 têtes de listes régionales désignées par le FN pour les européennes de 2014,   4 ont quitté le FN.

Il est clair que le FN a besoin de sang neuf.

Bref, Marion grimpe tranquillement dans les sondages mesurant sa popularité.
On peut s’attendre à la voir de plus en plus souvent dans médias.

Jusqu’au jour où une grande droite conservatrice décomplexée l’appellera pour prendre la tête de la reconquête. Le plus tôt sera le mieux.

Jacques Guillemain.