Décadence : comment abandonner ses libertés sans s’en rendre compte

Il est de plus en plus clair que nous assistons aujourd’hui, éberlués, à la mise sous séquestre de nos libertés fondamentales. Nos libertés sont confisquées, soumises à un chantage sanitaire. Nos biens, notre droit de propriété, seront demain saisi sous couvert de la dette. Tout ce que nos ancêtres avaient acquis, au prix de sacrifices, nous est retiré, sans que nous semblions en mesure de réagir.

Mais tout cela entre dans l’ordre des choses. Les techniques évoluent, les lois qui régissent la vie humaine restent. La liberté ne tient que pour des peuples responsables, qui assument leurs actes, suffisamment éduqués pour savoir ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Quand des idéologies fumeuses sèment la confusion dans les esprits, plus rien ne tient. Quand le vulgaire vient railler le noble, quand le laid prétend valoir autant que le beau, quand la fainéantise obtient des droits sur les fruits de ceux qui travaillent, quand le narcissisme est érigé en valeur suprême, quand la lâcheté l’emporte toujours sur le courage, quand le vice se pose en vertu, le peuple ne sait plus ce qui est bon, et ce qui ne l’est pas.

Dans le chaos et la confusion qui règnent, les gens se réfugient dans une quête effrénée de plaisirs et loisirs futiles, et oublient tout cela dans des addictions en tous genres. Puisque plus rien ne tient debout, puisque l’avenir est bouché, puisque la société est atomisée, autant vivre pour soi, et dans l’instant présent. Puisque tout est permis, on se permet de faire tout et n’importe quoi. Et quand on se retrouve le nez dans le mur, l’assistanat est là pour nous sauver de nos propres turpitudes : ceux qui, malgré tout, s’efforcent de bien faire se retrouvent ainsi convoqués pour venir au secours de ceux qui se perdent dans des libertés factices et illusoires.

C’est cet homme postmoderne blasé, athée, sans idéal ni valeurs cardinales, perdu dans un océan de relativisme, qui ne sait plus ce qu’il doit faire. Et qui ne fait plus rien, même lorsqu’on lui enlève l’essentiel. Est-il d’ailleurs en mesure de comprendre ce qui est essentiel, et ce qui ne l’est pas ? Se rend-il vraiment compte de ce qui se passe, ou se berce-t-il dans le confort d’illusions qui voudraient que la fête décadente reprendra de plus belle en temps voulu ?

Y a-t-il encore assez de gens réalistes, responsables, déterminés, pour pouvoir arrêter ce désastre ? Telle est la grande question qu’il faut désormais se poser, dont la réponse conditionnera la survie de notre civilisation.

Olivier Piacentini

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17 Commentaires

  1. Olivier
    Pour ce qui est de la crise sanitaire, plus vite nous serons vaccinés et plus vite nous en sortirons.
    Pour sortir des autres crises , alors là il nous faudra des dirigeants politiques plus éclairés , créatifs et courageux.
    Y aura-t-il une équipe politique de ce calibre candidate à la prochaine présidentielle et la population l’élra-t-elle ?
    Voilà la question.

    • Pour ce médecin polonais qui se moquait des gens qui ne voulaient pas servir de cobayes en se faisant injecter ces produits expérimentaux de thérapies géniques et qui est mort deux semaines après l’injection de la seconde dose du « vaccin », ensuite, bien entendu, les autorités ont nié la responsabilité du produit expérimental par rapport à sa mort. Les décès et les effets secondaires dont graves sur le court terme (car sur le moyen long terme, ils ne sont encore pas connus) sont forcément extrêmement minimisés publiquement (les autorités les connaissent mais rien ne les oblige à les divulguer donc elles ne le font pas, elles minimisent énormément). Ici, on a su que ce médecin était mort juste après parce qu’il avait été médiatisé sur les réseaux sociaux, sinon, personne n’en aurait rien su.

    • Personne n’en aurait rien su publiquement, médiatiquement, hormis les proches de ce médecin.
      Les décès et les effets secondaires dont graves dus aux soi-disant « vaccins », juste après les injections, sont très largement sous-estimés car cachés, niés puisque les autorités disent à chaque fois qu’il y a des décès ou des effets secondaires graves, que ça n’a rien à voir avec les soi-disant « vaccins », elles les minimisent, elles ne disent que ce qu’elles veulent. Et ne parlons même pas des effets secondaires graves et décès dus aux « vaccins » et qui seront plus éloignés dans le temps entre l’injection et ces effets, les autorités n’en parleront jamais publiquement.

  2. Je ne sais pas d’où vient la photo illustrant ce texte, mais je la trouve immonde!

  3. SUITE : Quant à l’Histoire, c’est une mémoire indispensable pour le peuple. Elle relate les hauts et les bas d’une nation, se répète, nous éduque sur la manière de faire face à la situation contemporaine (suivre ou pas les expériences passées),
    En relation avec le coronavirus, le gouvernement en place a fait preuve d’incompétences notoires, de contradictions multiples, désordonnées, jusqu’à présent. Et cela continue en période de vaccinations (quel vaccin, quelle fréquence, objectifs ciblés et datés etc.). Il faudra bien se souvenir de cette période, très peu élogieuse, pour ne pas la répéter. Et, même si enfin l’éradication est atteinte, elle n’effacera pas forcément les épisodes précédents.
    Conseils : oui pour les tests en tous genres; en attente pour la vaccination.

  4. Arrêtons enfin de faire des amalgames trompeurs et nocifs. Inadmissible d’écrire que nos libertés fondamentales sont confisquées, soumises un chantage sanitaire. « Nous sommes en guerre » avait déclaré le chef de l’Etat. Et notre ennemi du moment est bien le coronavirus qui est encore fortement présent et en expansion, dangereusement évolutif et agressif. Il faut absolument lui barrer la route. Pour cela, confinement et état d’urgence, malgré leurs dures conséquences, sont indispensables. Certes cela réduit nos déplacements, porte préjudice à l’économie du pays change nos modes de vie, mais de là, à évoquer une dictature totalitaire, le pas n’est pas à franchir. Nous devons l’admettre car la santé est partout prioritaire. (A suivre).

  5. Quand les gens vont se rendre compte que tout leur cirque : 3ème vague, variant breton, variant zoulous, variant martien, chiffres manipulés et toutes leurs annonces à pigeons, ne sont là que pour gagner du temps. Ils ont besoin de temps car il est trop tôt pour le bouquet final. Ce n’est que l’affaire d’un mois ou deux pour qu’il abatte son jeu. Il a déjà annoncé devoir prendre des mesures « dures ». Attendons la suite, nous n’allons pas être déçus, probablement avant l’été. Une modeste consolation, je n’ai jamais voté pour ces guignols

  6. Sans s’en rendre compte ? ou sans la moindre possibilité de réagir ? c’est tout autre chose… mais viendra bien un jour…

  7. Le peuple est tétanisé par le regard du serpent qui va lui infliger la morsure mortelle quand il ne voit pas qu’il va servir de cobaye pour les vaccins qu’on va lui imposer, quand il n’entend pas que les pleins pouvoirs sanitaires vont être reporter à septembre, que le confinement est présenté comme une solution meilleure à la création de lits d’hôpitaux et à la promotion des médicaments qui soignent, quand il refuse d’exiger des preuves, si ce n’est scientifiques, au moins rationnelles quant aux décisions qu’on lui édicte comme des oukases, quand la seule solution sera in fine le recours au rivotril et, quand il se tait face à la catastrophe économique, sociale et financière qui l’attend, et qu’il peut parfaitement entrevoir ;

    • et pour prendre un dernier exemple hautement significatif : quand il laisse une association de patriotes être dissoute alors qu’en même temps un syndicat national se permet, sans aucune sanction, de proposer à ses membres des réunions racialistes, excluant les blancs, et que sa propre responsable ose soutenir sans vergogne ce type d’initiative sur un grand média télévisé, à caractère national (interview reprise d’ailleurs par d’autres médias « mainstream »)…

  8. Comme on l’a déjà vu dans le cours de l’Histoire, il suffit d’une minorité agissante, organisée, déterminée, pour changer le cours des choses. La masse suivra.

    • « L’Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ait élaboré. Ses propriétés sont bien connues. Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. »

      Paul VALÉRY (1871-1945), Discours de l’histoire (1932)

    • « …il suffit d’une minorité agissante, organisée, déterminée, pour changer le cours des choses. La masse suivra. »
      ####
      Donç comme la masse ne suit pas Riposte Laïque que doit-on en conclure ?

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