Décapitations islamiques : On a vu Maxime, à quand Maxence ?

Publié le 21 novembre 2014 - par - 2 316 vues
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butteyCe ne fut au début qu’un soupçon. Un Français semblait avoir été reconnu parmi les égorgeurs de l’Etat islamique dans la vidéo diffusée le 16 novembre montrant la décapitation du travailleur humanitaire Peter Kassiq et de soldats syriens. Mais avant même que les Français n’aient eu le temps de tomber des nues (ou faire semblant de), on leur annonçait qu’un second compatriote figurait dans la sélection des égorgeurs de l’Etat islamique.

L’Etat islamique se rappelait au monde en grande fanfare. On n’en avait plus de nouvelles depuis un bon moment. Bizarrement, tout contact a cessé juste après la première frappe de l’aviation française. Depuis, c’est le black-out total. On ne parle plus de la fameuse coalition internationale. On ne parle plus de Koubane. Il n’y en avait que pour Nabilla. On commençait à s’inquiéter. On se demandait si l’Etat islamique, cher à des millions de musulmans, existait toujours. S’il n’avait pas été rasé par les redoutables bombardiers français et américains. La réponse fut cinglante.

La mise en scène de cette nouvelle série de décapitations théâtrales est inspirée du football. Les égorgeurs sont alignés tels des joueurs avec une fière allure comme l’équipe de France au moment de La Marseillaise, quand Benzema et Ribéry ne sont pas là. Comme pour le football, il y a une rangée pour les joueurs et une rangée pour les jeunes enfants qui les accompagnent lorsqu’ils montent sur le terrain. Sauf que là, la rangée des enfants est occupée par des prisonniers syriens habillés de combinaisons bleues et mis à genoux. Et que les balles vont être remplacées par des têtes humaines…

L’Etat islamique a fait comme tous les pays : il a eu recours aux joueurs évoluant à l’étranger (On se rappelle que l’équipe algérienne au dernier Mondial de football n’était composée que de joueurs Français). Il avait raison de faire appel aux joueurs d’Europe. Comme aurait dit Willy Sagnol, ce sont des joueurs professionnels combatifs, puissants mais qui manquent de neurones (comme Zidane).

Dans la sélection, on reconnut donc tout de suite le converti Maxime Hauchard, un gars fort sympathique de Bosc-Roger, puis Michael Dos Santos, originaire du Portugal et qui s’est converti à l’islam au moment même de sa naturalisation (comme si les deux choses vont ensemble…). Ce sont ainsi deux convertis qui deviennent des égorgeurs. C’est tout à fait logique. Quand un musulman se convertit au christianisme, il se rend coupable d’apostasie et est décapité, mais quand un chrétien se convertit à l’islam, il devient égorgeur de chrétiens et des mauvais musulmans à l’occasion (Abou Abdallah Hauchard Al-Faransi qui égorge Abdul-Rahman Kassig Al Mericani…).

Les deux convertis ont bien fait leur travail. Ils ont dû beaucoup s’entraîner pour cela…

Maxime et Michael ne sont pas les seuls à se battre pour l’islam. Ils sont des centaines de Français sur le banc de touche et dans les vestiaires qui attendent de passer à l’action. Ce n’est un secret pour personne et personne ne s’est ému de cette présence française massive dans les troupes du calife Abou Bakr Al Baghdadi. On ne comprend pas pourquoi les autorités et les media semblent, aujourd’hui, si surpris de voir ces jeunes gens accomplir le devoir suprême de tout musulman : égorger des mécréants.

Il y a encore de nombreux autres candidats impatients de les rejoindre. C’est un beau métier, l’égorgeur islamique. L’ascension y est rapide. Maxime est devenu égorgeur attitré avec voiture et logement de service en moins d’un an. Et Michael en encore moins de temps. Il est parti en Syrie il y a « un petit moment », signalent les enquêteurs qui, affirment-ils, l’avaient à l’œil (un œil de verre, sans doute…). Leurs noms seront bientôt scandés dans le monde musulman, comme l’est le nom de Merah, et seront imprimés sur des maillots et des tee-shirts comme le sont ceux de Messi et de Ronaldo. Et si jamais ils décident de rentrer au pays, ils auront le même accueil que celui qui fut réservé à la Mannschaft après le mondial du Brésil. Ils seront faits imams auprès de Dalil Boubakeur ou procureurs de la République auprès de Taubira…

En cette heureuse circonstance, on ne peut s’empêcher de penser au jeune militant du FN, Maxence Buttey. Il a le même profit que Maxime Huchaud. Le même profit que Michael Dos Santos. Verra-t-on prochainement Maxence aligné dans la sélection nationale de l’Etat islamique ? Verra-t-on le digne représentant du FN aider l’Etat islamique à nettoyer la terre de la mécréance pourrie qui la ronge ? On peut lui faire confiance. Il est venu à l’islam en vantant son aspect visionnaire. Il ne s’est pas trompé. L’islam a bien un aspect visionnaire. Du moins sur Youtube… Nul doute que Maxence fera bien son boulot. Et que Marine en sera fière.

On a également reconnu, parmi les égorgeurs, un Anglais de Cardiff et les Belges semblaient avoir aussi reconnu un des leurs. Il s’avéra que c’était une simple ressemblance. « Il n’y a aucun Belge dans cette vidéo », hennit joyeusement un porte-parole du Parquet fédéral belge en charge des affaires de terrorisme.

L’islam de Belgique ainsi blanchi et innocenté, la Ligue mondiale islamique (dirigée par l’Arabie saoudite) a aussitôt décidé d’organiser un colloque international sur le thème « L’islam, société de paix ». Au programme du colloque plusieurs débats dont : « L’islam et le rejet de la violence » et « La jeunesse musulmane : éthique, modernité et citoyenneté ».

Tout ceci est véridique ! Le colloque aura lieu ce samedi au Centre culturel et islamique de Belgique, situé au 14 Parc du Cinquantenaire, à Bruxelles.

Que je sois décapité si je mens !

Messin’Issa

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