Décembre jaune : 31 jours qui ébranlèrent Macron

Publié le 31 décembre 2018 - par - 7 commentaires - 679 vues
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En cette fin d’année 2018, la stature d’Emmanuel Macron tangue de plus en plus. Et voilà que surgit l’affaire Benalla au moment où le président allait réveillonner avec les soldats français du Tchad, histoire de s’affirmer comme chef des armées à défaut de l’être comme chef des Français.

Marqué par plusieurs manifestations, un attentat et diverses tentatives de récupération, décembre 2018 qui a ébranlé la France rappelle à quel point le pays est fracturé, une grande partie de la population ne faisant plus confiance à Macron en dépit de ses tentatives de séduction et de ses promesses. Si après la manif du 1er décembre qui avait mis le feu aux poudres, celle du 8 avait été encadrée par des forces de police démesurées (90000 hommes sur le territoire national dont 8000 à Paris avec engins blindés), c’était dans le but d’intimider les Gilets jaunes dont bon nombre manifestaient pour la première fois. Les interpellations massives de gens pacifiques n’ayant aucun casier judiciaire visaient au même résultat. Mais l’amalgame Gilets jaunes/casseurs fit chou blanc comme le parallèle avec les chemises brunes. Castaner, militant chevronné du PS, passé avec armes et bagages chez Macron, ne refit pas l’erreur d’abandonner l’Arc de Triomphe et les beaux quartiers aux casseurs et aux pillards comme cela avait été patent lors de la manifestation du 1er décembre où les Gilets jaunes avaient été fouillés et contrôlés alors que les voyous, dont la plupart étaient connus des services de police, avaient pu venir armés au cœur de Paris. Des scènes destinées à générer la peur et à renforcer le pouvoir mais les Français avaient éventé le piège.

Le 10 décembre, à 20h, le président qui, jusque-là, se terrait à l’Élysée, s’adresse à son peuple. 23 millions de Français seront au rendez-vous pour entendre celui par qui le soulèvement populaire arrive. Déception sur toute la ligne : la France attendait des réponses sur des questions fondamentales touchant à la fiscalité, à la justice sociale (suppression de l’ISF, fin de l’embrouillamini entre taxes mobilières et taxes immobilières visant à favoriser les plus riches), à la démocratie, à la diminution des dépenses publiques inutiles, à la proposition de référendum d’initiative populaire comme cela se fait en Suisse, pour mettre à nu les problèmes dont souffre le pays et qu’ignore un pouvoir au service des multinationales et n’écoutant pas les souffrances et l’exaspération d’une France méprisée, abandonnée, vouée à la liquidation.

À la place, quelques mesures économiques annoncées à la hâte pour répondre à la colère populaire. Réformes d’ailleurs difficiles à mettre en musique et à appliquer, et qui contournent les problèmes plutôt que de les traiter. Réformes, de plus, qui vont coûter 10 milliards d’euros dont Macron n’a rien dit quant au financement : c’est le montant de l’aide apportée aux migrants tant clandestins que régularisés. Alors va-t-on creuser encore un peu plus la dette ou préparer, en douce, des impôts pour demain?

L’impression d’un cafouillage et d’une incompétence masqués par les sourires. Pourtant Macron avait mis le paquet, jouant son mea-culpa, visage grave, voix brisée, affirmant même son amour du pays, lui qui dans un passé proche accusait la France de crimes contre l’humanité, décrétait qu’elle n’avait pas de culture et traitait les couches populaires de « Gaulois réfractaires », sans doute réfractaires au progrès selon Macron, donc coupables.

Duplicité suprême : le jour même où le président cherchait à nous dorer la pilule, il faisait signer par un factotum dépêché à Marrakech le « Pacte mondial sur l’immigration », bombe à retardement pour la France et les autres pays signataires. Or, signer ce pacte qui s’inscrit dans le droit fil des visées mondialistes (liquidation des États-Nations, de leur population, leur histoire, leurs racines), c’est favoriser l’immigration, c’est-à-dire la main-d’œuvre bon marché et accroître les bénéfices. Macron montre ici qu’il poursuit la politique de ceux qui l’ont mis au pouvoir pour conforter leur empire.

Ce pacte refusé par bon nombre de démocraties occidentales échaudées par le flux migratoire : États-Unis, Australie, Israël, Italie, Suisse, Pologne, Hongrie, Bulgarie, Slovaquie, République tchèque, Autriche, Lituanie, Estonie…, va constituer un fantastique moyen de pression sur les États. Mais le pacte est présenté comme « non contraignant », slogan répété en boucle par les tenants du pouvoir et les médias aux ordres, alors que les recommandations de l’ONU seront fort utiles pour réduire les oppositions, comme on l’a vu lors de la loi sur le voile, certains avocats favorables à l’islam en ayant appelé à l’Onu qui avait affirmé le droit à se voiler.

Ce pacte qui, d’entrée de jeu, déclare que « les immigrations font partie intégrante de la mondialisation », ajoute qu’elles « sont facteurs de prospérité, d’innovations et de développement durable » alors qu’elles déstabilisent les pays envahis, fragilisent leur sécurité, déséquilibrent leur économie et engendrent de nombreux bouleversements sociaux. On comprend mieux de tels slogans quand on sait que l’Onu est tenue par les pays du Sud à la natalité galopante qui rêvent d’exporter leur surpopulation vers l’Occident, terre d’asile et de pactole, accompagnées pour certains de leur idéologie conquérante.

Si le pacte revendique pour les migrants « les mêmes droits à la sécurité sociale et aux services sociaux », ce qui est déjà  institué dans notre pays, il propose de « priver de subventions ou d’aides matérielles tous les médias qui promeuvent des formes de discrimination à l’égard des migrants. » Mieux encore, le pacte qui refuse toute “perception négative des migrants” invite à la “promotion des cultes, traditions et coutumes des populations des migrants” et “l’acceptation de la diversité”. On le voit, il s’agit d’accueillir à bras ouverts tous ceux qui réclament le droit à s’installer dans les pays de leur choix : en fait, un droit à l’immigration sans contrôle, la priorité donnée à l’étranger sur l’autochtone, au communautarisme sur l’intégration. Si nombre de pays s’inquiètent d’une pareille bombe qui, disent les Suisses, va devenir “un point de référence pour les années à venir”, Emmanuel Macron, lui, le juge “conforme aux valeurs et aux intérêts de la France et de l’Europe” ! Et ce à un moment où la pression islamique s’intensifie, où une minorité en expansion démographique affirme son hostilité à nos lois, à notre histoire, notre culture, nos croyances, et risque demain de nous recouvrir.

Digne représentant d’une oligarchie insatiable (confer Carlos Ghosn) et sans principes, Emmanuel Macron, qui feint de s’interroger sur le problème de l’islam, ouvre la porte au flux exponentiel alors que nous supportons de plus en plus mal la pression existante et que près de 80 % des Français estiment, tous partis confondus, qu’il y a trop de musulmans en France et qu’il est urgent d’arrêter l’immigration. Mais sans consulter ni le peuple ni le Parlement (pourtant croupion), Emmanuel Macron tout seul décide d’engager le pays sur une pente infernale.

L’actualité, soudain, est venue lui rappeler que notre pays était un lieu où prospère un islam radical, où des territoires entiers échappent au contrôle de la République et sont devenus peu ou prou des embryons de républiques islamiques où règne la charia. Mardi 19 décembre, alors qu’enflait la polémique sur le « pacte de l’immigration », un islamiste (on saura plus tard qu’il avait prêté allégeance à Daesh) ouvre le feu à Strasbourg sur la foule rassemblée pour le marché de Noël, date symbolique. Bilan : 4 morts et de nombreux blessés. Lamentations, marches blanches, dépôts de gerbes, assistance psychologique sont au rendez-vous, mais on aurait préféré plus de fermeté en amont, car le tueur, Cherif Chekatt, 29 ans, offrait un profil édifiant : 27 condamnations, 5 ans de prison en France et en Allemagne, repéré dès 2013 comme radicalisé, puis comme prosélyte violent placé sous surveillance, fiché en 2016 et classé S, donc hyper dangereux et… en liberté !

Mais ayant purgé sa peine et bien que sous surveillance, l’individu ne pouvait être incarcéré préventivement, cela eût été contraire aux droits de l’individu et insupportable pour la bien-pensance. Il a donc eu le temps de se préparer, à preuve les armes découvertes à son domicile qu’on aurait pu perquisitionner avant et non après le massacre.

On retrouve ici le profil classique des futurs islamistes qui, après une jeunesse de petite délinquance, glissent à la grande délinquance avant de se radicaliser souvent en prison. C’est ensuite le passage à l’acte, tantôt de façon spontanée, tantôt par un émir surveillant ses taupes. De Mohammed Merah aux frères Kouachi, de Coulibaly à Cherif Chekatt, en passant par Radouane Lakdim, ils sont 18 qui, de 2012 à 2018, ont ensanglanté la France. Tous ont le même profil, tous classés S et tous libres comme poissons dans l’eau.

On savait pourtant que Strasbourg et sa banlieue abritaient un vivier musulman où, sous l’influence des salafistes, les radicaux prolifèrent : plus de 1000 individus repérés, autant qu’en Seine-Saint-Denis. Combien faudra-t-il donc de morts pour que monsieur Macron sorte de son déni et que l’ordre soit donné d’intervenir durablement et que la justice ne libère pas ceux que la police interpelle. Mais il ne faut surtout pas discriminer les banlieues ou choquer les bobos droits-de-l’hommistes, quand ils ne vont pas quelquefois jusqu’à comprendre les terroristes.

Pourquoi tolérer l’islamisation de quartiers entiers où se recrutent les terroristes, où les prédicateurs sèment la haine de la France au lieu de se livrer à des manœuvres d’intimidation contre les gilets jaunes et à leurs arrestations ? Pourquoi ne pas viser le vrai danger ? il faut choisir entre ceux qui incarnent la France écrasée et qui veulent changer les règles pour aller vers plus de justice, plus d’égalité et, à l’opposé, ceux qui rêvent de la détruire. Et ne pas systématiquement ostraciser ceux qui dénoncent laxisme et complicité. Dénoncer à cor et à cri la « lèpre populiste », sans évoquer jamais la lèpre islamique.

Au terme d’une période qui a fragilisé le pouvoir pendant laquelle celui-ci à usé de tous les stratagèmes possibles pour venir à bout des gilets jaunes, son seul véritable ennemi : mépris, images complaisante des désordres afin de frapper l’opinion publique, menaces, démonstration de force, chantage économique, appel à la raison, union sacrée… le curseur n’a cessé de changer. Dernière trouvaille : l’organisation d’un débat national se proposant de traiter de cinq grands thèmes censés résumer les problèmes du pays et les attentes des gilets jaunes.

Placé sous la houlette de Chantal Jouanno, sarkozyste émérite passé chez Macron, la Commission nationale de débat public(CNDP) est cette énième usine à gaz destinée à produire du vent pour les gogos. Cinq thèmes au départ : l’inévitable transition écologique(pour plaire aux écolos); la fiscalité (pour laisser croire qu’on va s’attaquer aux injustices); l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques (pour suggérer qu’on va dégraisser l’administration) ; le débat démocratique et la citoyenneté (vaste débat) ; l’immigration (tout de même). Un vaste fourre-tout où l’on allait débattre de tout et de rien.

Mais on découvrit tout à coup que l’immigration dont Macron disait : « Je veux que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter », passait soudain à la trappe pour être intégrée à la sauvette au volet « Démocratie et citoyenneté ». Cynisme du pouvoir qui, d’un côté, à travers le Pacte de Marrakech, ouvre un boulevard à l’immigration au moment où un terroriste endeuille Strasbourg, d’autre part feint d’aborder enfin un problème majeur de notre époque pour aussitôt l’écarter. Parallèlement, les mesures lancées par Macron pour aider les classes défavorisées étaient revues à la baisse.

Dernière annonce au pied levé : le président dit oui au référendum d’initiative populaire (RIC) inlassablement réclamé par les gilets jaunes pour que les citoyens puissent peser sur une politique qui les ignore. Mais il s’agit seulement d’en débattre, non de l’organiser, comme l’a bien précisé Edouard Philippe : occuper les Français avec un miroir aux alouettes qui durera jusqu’aux Européennes. Et plutôt que de répondre aux revendications, essayer d’utiliser les Gilets jaunes pour diviser les Français et permettre à Macron d’être en tête aux Européennes. Mais ceux-ci ne se laisseront pas payer plus longtemps en monnaie de singe, eux qui, en quelques semaines ont tout compris, réinventé la solidarité, dénoncé les vraies profiteurs. La stratégie du pourrissement qui spéculait sur la lassitude, les fêtes, le froid, a-t-elle des chances de l’emporter ? Les Gilets jaunes semblent, au contraire, bien décidés à continuer le combat et à le gagner. À preuve leur présence à Paris samedi 29 et leur intention de venir sur les Champs-Élysées le 31 fêter l’année nouvelle comme les 300000 touristes et Parisiens qui s’y presseront. Pourquoi, en effet, ceux qui n’ont parfois pas les moyens d’offrir des cadeaux de Noël seraient-ils interdits de déambuler ? Mais qu’on n’aille pas mardi 1er janvier les accuser d’avoir incendié des voitures : voilà des années que la nuit du 31 voit des milliers de véhicules s’embraser à travers les cités.

2019 est là et intacte la détermination des Gilets jaunes qui, s’ils ne sont pas le peuple, l’incarnent. Le soutien massif des Français montre clairement que ceux-ci se reconnaissent dans leurs revendications. Qu’on ne s’attendent donc pas à une lente érosion du mouvement et à sa disparition, comme le serinent les médias à partir des chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur. Et ce ne sont pas non plus les vœux du président dont on doute qu’il puisse nous surprendre, qui changeront quelque chose au mal dont souffre la France et qu’il n’a fait qu’accentuer. Car au-delà des réveillons qui, sur les ronds-points, fêteront le passage à 2019, de nouvelles actions vont très vite voir le jour.

2019, année de tous les dangers ?…

Bonne année tout de même !

Max Chaleil

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7 réponses à “Décembre jaune : 31 jours qui ébranlèrent Macron”

  1. BOURGOIN dit :

    10 milliards pour tous ces envahisseurs c’est pour moins d’un mois ! ! ! Les factures annuelles c’est lève environ et au moins et encore les dégâts dus aux casseurs ne sont peut-être pas comptabilisé dedans, 140 milliards d’euros par an, soit le montant de l’augmentation de notre dette chaque année ! ! !
    Ces gens-là bénéficient de toutes les aides et de tous les soins gratuits ce qui n’est pas le cas des pauvres de chez nous et dont je fais partie bien que je ne sois pas parmi les plus pauvres comme les agriculteurs par exemple, puisque je touche avec mes 2 retraites(SÉCU +complémentaire) 833 € par mois nets!……. ce que touchent aussi tous ces bestiaux y compris les clandestins et fichés S dès qu’ils arrivent à l’âge prévu pour les Français dignes de ce nom d’ y accéder !!!!!!!

  2. andrej dit :

    Max,
    Si, justement, il faut aller le chercher puisqu’il nous l’a proposé. Mais, pour le sortir de l’Elysée, par la peau des fesses, il faudra braver le barrage des CRS, ce qui sera des risques physiques et autres, sur les intervenants citoyens honnètes.
    On n’a rien sans rien : nos poilus ont donné leur vie pour notre liberté! Au passage, je rapelle que, estimant qu’il n’y avait pas suffisemment de sacrifice parmi nos soldats, des généraux ont jugé utile de fusiller des « récalcitrants » lucides POUR L’EXEMPLE (????). (d’ou l’expression limogeage : on mutait des généraux incompétents à Limoge).
    Si nous voulons ce que nous exigeont, il faudra des sacrifices parmi nous.
    Cordialement.

  3. patphil dit :

    réponse des urnes en mai prochain!
    encore quelques mois à attendre, les foules haineuses devront camper sur les rondpoints

  4. jeannot dit :

    Un grand bravo et un immense merci à vous tous, gilets jaunes ! Vous méritez autant que les héros de 732, de Vienne, de Lépante, de Valmy, de la Marne, de Verdun ! Vous êtes des héros ! Mes amitiés à tous !
    et j’ai pas bu !
    :-)

  5. mimo dit :

    merci et bonne et heureuse année 2019…1789..les années en 9 vive l an neuf ! et Macron va nous écrire pour nous faire comprendre ce qu’il veut et ne peut !

    • andrej dit :

      mimo,
      Puisqu’il nous l’a proposé, on va le sortir de l’Elysée par la peau des fesses :une bonne leçon pour un ado sorti de l’ENA. Mais c’est très urgent!
      Il nous a fait subir, à son tour maintenant. Bien sur, ça demandera des sacrifices mais je suis partant malgré mes 77 ans.
      Cordialement.