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Décès d’André Dufour : je le pleure, et pourtant, tant de choses nous séparaient…

La lecture de Riposte laïque m’apprend dans sa livraison vespérale le décès d’André DUFOUR de Liberty Vox. Les larmes me viennent aux yeux.

Je n’ai pas eu la chance de rencontrer André mais que d’intéressants et agréables échanges cyberépistolaires avons-nous eus à la grande époque de Liberty Vox et du Pilori ! A priori, comme avec Pierre CASSEN, qui a été l’annonciateur de sa tragique disparition, nous étions censés n’avoir rien à nous dire et tout pour nous étriper gaillardement. Contre toute attente, malgré nos nombreux désaccords profonds, nos défenses fermes, nos ripostes cinglantes et acharnées, comme avec Pierre, nous nous sommes toujours respectés et, pour ma part, je l’admirais, et c’est toujours le cas, pour son combat aux heures les plus sombres de notre Histoire : celui qui me manque, comme le signale pour beaucoup d’autres aussi Pierre, dans ce billet de tristesse et d’hommage sur Riposte laïque.

De nos échanges, seuls quelques rares ont été publiés alors sur Liberty Vox et sur Le Pilori ; davantage ont été partagés avec Liberty Vox, voire quelques rares privilégiés. Cependant, avec Liberty Vox et André, j’ai eu mon premier soutien sans faille et énergique, à la suite de ma garde à vue et de ma mise en geôle de la gueuse en juillet 2008, et Liberty Vox a spontanément publié ma narration de ce passage par la case geôle uniquement dû à des propos aussi rigoureusement exacts que politiquement incorrects sur Le Pilori de juin et juillet 2008. Cela me fit chaud au cœur et m’encouragea à poursuivre alors de plus belle… et cela dure encore aujourd’hui, malgré la mise en sommeil du Pilori. Peu après, Gaia publiait la même narration sur le site International Free Speech en la doublant d’une traduction anglaise d’excellente facture dont je n’aurais plus été capable alors.

Communion improbable entre André et moi, que bien des choses opposaient l’un à l’autre, tandis que quelques autres nous rapprochaient, comme la France et la nécessité de nous engager au service des Français. Finalement, il y a la même similitude entre Pierre et moi… non susceptibles de seulement faire la paire et, pourtant, avec l’essentiel aux tripes, au cœur et à l’âme ! André révélait la réalité, y compris celle dissimulée ou non apparente.

Hélas, Liberty Vox réduisit ses publications et je devinai que l’âge d’André et son état de santé, dont Liberty Vox m’avait fait part, n’y étaient pas étrangers, tant il en était la cheville ouvrière, vraiment irremplaçable. Malgré tout, je n’étais guère préparé à sa disparition, tant André incarnait l’homme de combat, de conviction et d’honneur intemporel, éternel. J’ai perdu un frère d’armes, un ami sincère et rare. Preux chevalier, au service et à la défense de la France et des Français, André est désormais une légende qui nous montre le chemin à suivre. André brille désormais pour l’éternité.

Requiescat in Pace.

Fernand Cortes de Conquilla