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Décidément, Zelensky la veut, sa guerre Otan/Russie !

On se demande à quoi a servi le sommet des 27 au château de Versailles.

Un décor somptueux et un séjour fastueux aux frais du contribuable, pour un sommet qui n’aura servi strictement à rien.

À l’heure du tout numérique, déplacer tous les chefs d’État européens pour un sommet de 48 h à Versailles, cela relève d’un minable exercice de communication à la veille des élections. Une folie des grandeurs qui devrait rentrer dans les comptes de campagne du candidat ! Ça le calmerait.

Pour faire bonne mesure, il fallait convier Biden, Johnson et Trudeau. À 30, c’est un chiffre rond et plus on est de fous…

On apprend que face à Poutine, qui regarde tout cela de loin et d’un air goguenard, toutes les options sont sur la table. Un scoop !

Options économiques s’entend, car pas question de faire les marioles et d’énerver l’ours russe avec ses 6 000 têtes nucléaires prêtes à l’emploi. Nul besoin d’agiter l’arme nucléaire, d’ailleurs, un missile hypersonique est si vite arrivé…

Bilan de cette intense activité qui a mobilisé 27 chefs d’État et toute une armée de supplétifs en tous genres :

– On apprend que l’UE et l’Ukraine ont des destins  liés !

– Une rallonge de 500 millions est débloquée pour une aide militaire accrue

– Un 4e train de sanctions est dans les tuyaux

Tant d’agitation pour un si maigre résultat, cela laisse pantois. Mais ils ont tous passé un bon moment, avec repas gastronomiques et vins fins, pendant que soldats russes et ukrainiens font la guerre.

Il est vrai qu’à Versailles, on sait se souvenir des traditions royales. La réputation française est sauve. Nous savons recevoir.

Il ne faut donc pas s’étonner que Zelensky trouve le bilan des 27 un peu léger et réclame une fois de plus de taper dur. Il veut vraiment embraser l’Europe !

Il revient à la charge avec une vidéo choc, réclamant à nouveau une zone d’exclusion aérienne.

C’est le parlement ukrainien qui prévient :

« Vous pensez que vous n’êtes pas concernés ? Aujourd’hui c’est l’Ukraine, demain ça sera toute l’Europe »

Verkhovna Rada of Ukraine@ua_parliament

Would the famous Eiffel Tower in Paris or the Brandenburg Gate in Berlin remain standing under endless bombing of Russian troops? Do you think that does not concern you? Today it’s Ukraine, tomorrow it will be the whole of Europe. Russia will stop at nothing.

« La célèbre tour Eiffel à Paris ou la porte de Brandebourg à Berlin resteraient-elles debout sous les bombardements sans fin des troupes russes ? Pensez-vous que cela ne vous concerne pas ? Aujourd’hui c’est l’Ukraine, demain ce sera toute l’Europe. La Russie ne reculera devant rien. »

https://twitter.com/i/status/1502402021386858504

Cessons donc d’armer l’Ukraine. Avec Zelensky, que l’Occident a transformé à tort en héros alors qu’il est dangereux, aussi longtemps que l’Otan ne se lancera pas dans une guerre suicidaire avec Poutine, rien n’aura été fait pour sauver l’Ukraine.

Ce va-t-en-guerre n’a plus toute sa tête et il serait temps de le calmer sans en faire le David qui va terrasser Goliath. Il doit négocier et ne pas se bercer d’illusions.

Il serait temps de lui dire que l’Ukraine ne vaut pas une troisième guerre mondiale.

En attendant, Poutine accuse les forces ukrainiennes de « violations flagrantes » du droit humanitaire

Lors d’un appel téléphonique avec Emmanuel Macron et Olaf Scholz, il a évoqué des « assassinats extrajudiciaires d’opposants », des « prises d’otages de civils » et leur « utilisation comme boucliers humains », ainsi que le « déploiement d’armes lourdes dans des zones résidentielles, à proximité d’hôpitaux, d’écoles et de jardins d’enfants », selon un communiqué du Kremlin.

L’Ukraine ayant un régime mafieux et corrompu, et les unités Azov n’étant pas des enfants de chœur, tout cela est fort probable.

Mais à l’oreille de Macron, seule la parole de Zelensky est parole d’Évangile.

Il est grand temps pour Zelensky de négocier au lieu de parier encore sur un engagement de l’Otan.

C’est son peuple qui souffre, pas lui, loin du fracas des bombes. Combien va-t-il encore sacrifier de femmes et d’enfants, victimes collatérales de son obstination ?

Jacques Guillemain