« Le Point » n’en finit pas de faire fuir ses lecteurs !

Publié le 21 mars 2011 - par - 994 vues
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Ce 14 mars, c’est au tour d’un autre lecteur de Riposte Laïque de faire part de son désabonnement pour des raisons similaires aux miennes. Dans mon entourage, plusieurs personnes – sans pour autant se manifester auprès de cette publication – ont fait le même constat et pris la même décision de résilier leur abonnement par lassitude de constater l’éternel déni des réalités, de journalistes et soi-disant spécialistes tellement déconnectés de la réalité que l’on se demande dans quel monde vivent ces « imbéciles heureux » !!

Mais ce n’est pas tout. Je suis abonnée depuis plusieurs années à un petit bulletin trimestriel « Le Nénuphar » (Pour la sauvegarde des nénuphars et des oignons) dont l’unique objectif est la défense de la langue française. En première de couverture de chaque numéro figure le mot du président qui, ce mois-ci, a particulièrement retenu mon attention, au point de ne pas résister au plaisir de vous le faire partager, en espérant que vous y prendrez autant de plaisir que j’en ai pris moi-même, et que je vous livre in extenso.

Le Mot du Président

Nous l’avons déjà regretté à plusieurs reprises (selon certains il s’agit de combats rétrogrades !) notamment en notre numéro 43, le français, cette langue dont « chacun des mots est naturellement nimbé d’un halo de sève et de sang » (Senghor), cette langue qui a rayonné sur le monde pendant des siècles, cette langue de la culture, n’est plus la bienvenue dans les échanges entre les hommes. Pas seulement entre les hommes du monde, mais entre les hommes de France, entre les français eux-mêmes. Il paraît même que, pour exister, les Français doivent, coûte que coûte, parler anglais et se détacher « de cette France scrogneugneuse et rance de cette France riquiqui […] de cet esprit étroit de la petite France […] une France crispée et rétrécie […] (à la) langue fossilisée » (Frédéric Martel, attaché culturel, dans Le Point, qui considère, en outre, que parler français est « consternant »).

On a connu des philosophes du néant, mais rarement des hommes qui rejettent avec tant de hargne la culture de leur pays. Un pas de plus a d’ailleurs été franchi en fin d’année dernière. Déjà, des maires s’étaient opposés à ce que la réfection des églises de leur ville fût effectuée sur des fonds publics. Ils ne voyaient en elles que la religion et ignoraient qu’elles pussent être des biens culturels. Ce sont les crèches qui, depuis le dernier Noël, sont maintenant dans le collimateur de ceux qui nient la culture et réclament que table rase soit faite des traditions et de tout ce qui peut rappeler une France « ringarde ». Bientôt, à n’en pas douter, il faudra abattre ces édifices trop empreints de symboles (parce que l’on n’aura pas compris le sens de l’esprit laïc), raser tous les châteaux de la Loire et d’ailleurs, et le château de Versailles, tous ces vestiges d’un ancien régime aboli. Puis viendront les monuments, les statues…Quand la bêtise est en marche on ne peut l’arrêter.

« La vérité, écrit encore le rédacteur de cet article du Point, c’est que nous manquons de mots. » Si, si, je vous assure qu’il l’a écrit ! Au reste, il a raison : on manque de mots pour qualifier ce travail de démolition.
« Les mots français rayonnent de mille feux comme des fusées qui éclairent notre nuit » (Senghor).
C’est avec ces mots-là, et d’autres que le français peut accueillir sans se désavouer, que je vous souhaite une bonne lecture.

Georges BODEREAU (Mars 2011)

La biographie de ce triste sire, qui a pour nom Frédéric Martel, nous apprend qu’il est écrivain, journaliste, docteur en sociologie (Ah ! les sociologues !) et qu’il a été attaché culturel aux Etats Unis de 2001 à 2005. Rétrospectivement, je frémis en pensant à la culture française qu’il a bien pu véhiculer durant tout ce temps…Son nom ne mérite d’être retenu que pour l’envoyer rejoindre les Melenchon et Hubert Sage et autres adeptes de l’autodestruction.

Josette Clery

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